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Cybersécurité : un trafic de produits médicaux illégaux démantelé à Dakar

Lundi 14 Juillet 2025

C’est une affaire aussi inquiétante que révélatrice d’un marché parallèle en pleine expansion. La Division spéciale de cybersécurité (Dsc) a récemment mis la main sur un trafic aussi insolite que dangereux, impliquant la vente illégale de produits médicaux promettant des miracles… mais mettant surtout des vies en danger.

 

Selon les révélations du quotidien Libération, tout est parti d’une enquête en ligne menée par les limiers de la Dsc. Ils ont intercepté une série de publicités suggestives sur les réseaux sociaux et des messageries instantanées. Les annonces faisaient la promotion de produits prétendument capables de « grossir le pénis », de « retarder l’éjaculation », de « donner du tonus » ou encore d’« éviter la perte de cheveux ». Le tout accompagné de contenus pour adultes, d’un ton racoleur, et toujours d’un numéro de téléphone servant de lien avec le vendeur.

 

Un trafic bien huilé, un entrepôt bien caché

 

L’analyse de ce numéro a permis aux enquêteurs d’entrer en contact avec un présumé vendeur, qui n’a pas hésité à proposer une livraison dans la journée. Un piège a alors été tendu. Une opération d’achat test a été organisée à Fass Delorme, non loin de l’Université Amadou Hampâté Bâ. Le livreur a guidé les enquêteurs jusqu’à un vaste entrepôt au cœur du quartier huppé du Point-E.

 

À l’intérieur, c’est la stupéfaction : des étagères remplies de produits non homologués, supposés booster la virilité, freiner la calvitie, stimuler l’endurance ou encore lubrifier les parties intimes. Mais plus surprenant encore, les agents découvrent un centre d’appel de plus de 25 télévendeurs chargés de répondre aux commandes des clients aguichés par les publicités. Un véritable business de l’ombre, parfaitement structuré.

 

Deux têtes tombent : Crépin Badagbon et Madina Amélia Ndour

 

La Dsc a immédiatement placé en garde à vue le ressortissant togolais Crépin Badagbon, responsable des livraisons à la société Cod in Africa, et la Tchadienne Madina Amélia Ndour, responsable des agents de confirmation. Tous deux sont poursuivis pour mise en danger de la vie d’autrui, trafic illicite de produits médicaux et exercice illégal de la profession de pharmacien.

 

Lors de leurs auditions, ils ont reconnu vendre ces produits sans aucune autorisation légale, affirmant que les marchandises provenaient du Maroc, où résiderait le mystérieux propriétaire de la boutique. Aucun document d’importation, aucune homologation, rien n’était en règle.

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