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Moussa Tine : «On ne gère pas un État sous le réflexe de la fiscalité»

Lundi 11 Août 2025

Moussa Tine : «On ne gère pas un État sous le réflexe de la fiscalité»
Moussa Tine met en garde contre les risques d’une rupture au sommet de l’Etat. Le président du parti Alliance démocratique «Pencco» plaide pour une gestion économique plus équilibrée, axée sur la réduction des prix du carburant, afin de stimuler l’économie, après avoir passé au peigne fin le Plan de redressement économique et social (Pres) et s’être offusqué de la fiscalité sur laquelle ce plan s’appuie. 

 Le président du parti Alliance démocratique «Pencco», Moussa Tine, alerte sur les conséquences que pourrait provoquer la rupture entre Ousmane Sonko, Premier ministre, et Bassirou Diomaye Faye, le président de la République. S’exprimant sur cette question hier en tant qu’invité de «Face au Jury» sur PressAfrikTvhd, M. Tine estime qu’un tel divorce politique pourrait entraîner de graves troubles au Sénégal. Rappelant ainsi la crise institutionnelle de 1962 entre Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia pour étayer ses propos, Moussa Tine la considère comme un épisode marquant de l’histoire politique contemporaine du pays. C’est depuis cette crise, souligne-t-il, que le Sénégal n’a cessé de renforcer les pouvoirs du président de la République, afin d’éviter toute confusion au sommet de l’Etat. Poursuivant sa pensée, l’expert en Droit et en science politique affirme que le Président demeure la clé de voûte des institutions, et que toute velléité de dualité de pouvoir est vouée à l’échec, car, selon ses termes, «le Président est l’homme fort qui gagne toujours». Abordant la question relative au Plan de redressement économique et social (Pres) lancé tout dernièrement par le Pm Ousmane Sonko, M. Tine soutient que l’Etat ne peut fonctionner sous le prisme de la fiscalité. «On ne gère pas un Etat sous le réflexe de la fiscalité», martèle-t-il.

Selon l’ancien député, «les entreprises asphyxiées par une pression fiscale excessive verront leur capacité d’investissement et de recrutement baisser», ce qui pourrait entraîner des licenciements massifs. Cela aurait des répercussions directes sur le pouvoir d’achat des consommateurs, en particulier les couches les plus vulnérables de la société, à l’en croire. «Le pouvoir d’achat va diminuer, les produits des entreprises ne trouveront pas preneur, et l’Etat verra ses recettes fiscales chuter drastiquement», a-t-il averti, avant d’ajouter : «L’économie est une chaîne et l’austérité n’est pas une solution». M. Tine ne milite pas pour l’austérité qui, selon lui, mène à un cul-de-sac. Une réduction du prix du carburant est également ce que prône Moussa Tine comme solution pour sortir de la crise, estimant que le Sénégal fait désormais partie des pays producteurs de pétrole. Le président du parti Alliance démocratique «Pen-cco» est d’avis qu’une baisse du prix du carburant entraînera automatiquement une diminution du coût de l’électricité, du transport, ainsi que des prix des denrées de première nécessité. «Il est inadmissible de continuer à payer le carburant au même prix qu’avant le début de l’exploitation de notre pétrole», déplore-t-il.

Le Quotidien
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