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Moundiaye Cissé : «Il faut dépassionner la réaction de Sonko, ne pas la dramatiser...»

Mardi 23 Novembre 2021

Moundiaye Cissé n’en démord pas. Le président de l’ONG 3D reste persuadé qu’il ne faut pas se focaliser sur la brutalité du refus annoncé de Ousmane Sonko de signer la charte de la non-violence initiée par la société civile. «Essayons de le comprendre pour mieux agir, pour mieux arriver à nos fins», suggère-t-il notamment à ses collègues porteurs de l’initiative qu’il appelle à rester motivés.


«C’est une charte pour la nonviolence, un engagement que nous voulons faire prendre les acteurs politiques avec la caution des chefs religieux et coutumiers. Mais, je dis que pour lutter contre la violence, la première charte à respecter, c’est le Code électoral, au-delà de la Constitution. Ça, je le dis vraiment avec insistance», tient d’emblée à préciser Moundiaye Cissé, soulignant que c’est d’abord à l’Etat de garantir son respect par ses démembrements. «Il faut que les préfets, les autorités administratives jouent la carte de la transparence, que la justice, également, fasse preuve d’impartialité et ne donne pas l’impression de prendre parti. Cela est vraiment très important.»

Et, pour que le processus électoral soit abouti, le Cadre unitaire de l'Islam au Sénégal (CUDIS) a initié une charte de la non-violence agrégée dans les conclusions de l’atelier de restitution de l’étude sur les principaux déterminants de la violence au Sénégal organisé, jeudi, par la Plateforme «Jammi Rewmi», composée de 40 organisations de la société civile, avec Afrikajom Center, la Raddho, l’ONG 3D, la Ligue sénégalaise des droits de l’homme, Réseau Siggil Jiggen, COSIDEB etc. «On a pris la charte proposée par les religieux avec le Cadre unitaire de l'Islam au Sénégal, qui était également présente à notre atelier, et fusionner pour aboutir à une et une seule charte», indique M. Cissé, insistant qu’il s’agit d’un moyen additionnel pour aller vers des élections apaisées. «La proposition de charte que nous avons faite, que nous considérons comme complémentaire, trouve sa légitimité dans le fait qu’elle est portée par des religieux, des personnalités neutres», justifie-t-il, donnant ainsi plus de caution à l’initiative.



Pourtant, Ousmane Sonko a dit à qui veut l’entendre qu’il ne signera aucune charte de nonviolence, arguant que la violence n’émane que du camp du pouvoir. La brutalité des propos du leader de PASTEF a refroidi bien des ardeurs dans la société civile. Mais Moundiaye se veut philosophe. «Il faut dépassionner la réaction de Sonko, il ne faut pas dramatiser les propos de Sonko. Quand Sonko a dit je ne vais pas signer cela, il faut essayer de diagnostiquer les raisons pour lesquelles il dit qu’il ne va pas signer», tempère le président de l’ONG 3D, qui ne renonce pas à convaincre Sonko mais aussi d’autres esprits sceptiques. «Il (Sonko) peut dire, dans un premier temps, qu’il ne va pas signer et il donne ses raisons. Et c’est ces raisons-là que nous nous devons de diagnostiquer pour voir comment les transcender. Parce que quand, justement, quelqu’un dit ‘kuma wokk ma xuri leu (quiconque m’effleure je le griffe), il faut faire en sorte que ken duko wokk ba xuri di ci am (personne ne l’effleure jusqu’à en venir aux griffures). Quand on dit je réponds coup pour coup, faisons en sorte qu’il n’y ait pas de coup envers lui.»


Source Vox populi
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