Responsable de l’Alliance pour la République et ancien ministre sous le régime de Macky Sall, Thérèse Faye Diouf, députée-maire de Diarrère, revient dans cet entretien avec L’Observateur sur le fonctionnement de l’Apr, la décision du Groupe parlementaire Takku Wallu de surseoir à son recours, entre autres.
"Ça pose problème. L’Apr a des ressources humaines très jeunes, partout dans les communes. Partout dans les communes, vous avez une jeunesse politique, qui a de l’expérience administrative et politique, mais aujourd’hui, qui a même des opportunités pour servir ailleurs dans le parti. Et du coup, beaucoup de gros sont restés dans leur base. Ils ne font plus rien. Ça, c’est une perte. Et si ces personnes restent dans leur base, elles ne font plus rien. Mais aujourd’hui, il y a pas mal de personnes qui, si elles ne se voient plus dans l’Apr, vont envoyer de l’air ailleurs ou lancer la politique définitivement. C’est une réalité. Je le réitère bien" a t-elle soutenu au cours de l'entretien.
Selon la députée-maire de Diarrère, l’APR traverse une crise profonde de management et d’orientation politique. « Ce n’est pas avec le management actuel, cette opposition de salon que l’APR va reconquérir le pouvoir. Nous ne sommes pas un parti d’élite qui se suffit à des conférences et communiqués de presse », affirme-t-elle, dénonçant une déconnexion entre la direction du parti et sa base militante.
Thérèse Faye Diouf pointe notamment la mise à l’écart de nombreuses compétences internes, particulièrement parmi les jeunes cadres et responsables locaux, qu’elle juge sous-exploités malgré leur expérience politique et administrative. À ses yeux, l’APR ne pourra rebondir qu’à travers une profonde restructuration, un renouvellement du leadership et un retour au terrain.

