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Foot : Les deux raisons cachées du report du Chan 2024

Mercredi 15 Janvier 2025

Reporté en août prochain dans des conditions dantesques, le CHAN 2024 est une nouvelle fois repoussé. Officiellement, l'objectif est de laisser le temps aux trois pays-hôtes, le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie, d'achever les travaux relatifs aux infrastructures.


Désigné pour coorganiser ce CHAN mais en retard dans les travaux, le Kenya est officieusement le principal responsable du report. Malgré son statut de nation phare d'Afrique de l'Est sur le plan culturel, et son contexte attractif pour les visiteurs, le pays traîne un lourd passif d'échecs. Déjà en 2018, il avait été écarté au profit du Maroc à la dernière minute pour l’organisation de la compétition, faute de disposer des installations requises. Les leçons de l'échec de l'organisation de la CAN 1996, déjà perdue au profit de l’Afrique du Sud, ne semblent toujours pas retenues, bientôt 30 ans après. 

Aujourd’hui encore, les retards accumulés mettent à mal sa crédibilité, malgré les promesses du gouvernement. Les stades de Nairobi et d’autres villes sont loin des standards exigés par la CAF, ce qui a conduit l'instance à reporter le CHAN de quelques mois, mardi. Cette situation pourrait également influencer l’attribution de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2027, confiée à ce même trio.

La controverse autour des repêchages
Mais ce n'est pas tout. Dans le but de rendre la compétition plus attrayante et de combler les deux places laissées vacantes suite aux forfaits en série en Zone Afrique du Nord (UNAF), la CAF a décidé d'augmenter la prime promise au vainqueur et a tenté d'attirer des équipes prestigieuses, comme l’Égypte, qui n’a jamais participé au CHAN. Cette stratégie, qui a réussi, a cependant suscité la colère de nombreuses fédérations, notamment celle du Togo, d'après SportNewsAfrica.

Les Eperviers ont exigé des éclaircissements, soulevant une question fondamentale : est-il équitable que des équipes ayant investi des ressources pour se qualifier soient exclues des repêchages, au profit d’autres n’ayant pas participé aux qualifications ? D'où l'officialisation ce mercredi par la CAF de “qualifications supplémentaires” à venir selon des modalités à définir.

Le cas du Rwanda, qualifié sur le terrain, avait déjà provoqué des tensions. La CAF avait en effet décidé, sans consultation, de créer une place supplémentaire pour la zone CECAFA (Afrique de l'Est). Grâce à la règle du but à l’extérieur, les Amavubi avaient rejoint le Soudan et les trois pays hôtes dans la compétition. Mais cette situation a fait grincer quelques dents et remis en cause la présence du Rwanda, qui n'est aujourd'hui plus présent dans la liste des équipes qualifiés reconnues par la CAF.

Le calendrier, l'autre raison

En ajoutant à cela un calendrier encombré par les matchs de Ligue des champions africaine et de Coupe de la CAF, le report de la compétition semblait inévitable. Le CHAN 2024 devrait enfin pouvoir se jouer cet été, à condition que tous ces problèmes soient réglés.

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