L’imam Assane Seck, de la mosquée de la cité Baobab à Grand Mbao, a dirigé la prière de l’Aïd el-Fitr dans un édifice encore en construction, pris d’assaut dès les premières heures de la matinée par de nombreux fidèles.
Dans son sermon, il a abordé plusieurs questions sociales, notamment le phénomène de l’homosexualité, qu’il considère comme une dérive préoccupante pour la société.
« L’homosexualité constitue, selon moi, une malédiction divine qui entraîne une métamorphose psychologique et comportementale chez l’individu, qui adopte des manières et des comportements féminins et ne peut assouvir ses désirs que par cette voie », a déclaré l’imam, se référant aux propos de Ali Ibn Abi Talib. « Cette transformation est une conséquence de la désobéissance à la volonté divine. C’est une forme de métamorphose imposée par la malédiction. »
Poursuivant son propos, l’imam a ajouté : « D’autres péchés peuvent également provoquer des transformations. Allah, selon certains hadiths, a parfois transformé des êtres humains en animaux tels que des singes ou des porcs. C’est dans cette logique que je parle de ces situations dans mon sermon : les individus affectés par cette malédiction adoptent des manières féminines et ne peuvent plus trouver satisfaction auprès de leur épouse. Qu’Allah nous en préserve. »
Évoquant l’actualité nationale, il a indiqué qu’entre janvier et mars, plus d’une quarantaine de personnes ont été interpellées au Sénégal pour des faits liés à l’homosexualité. Il a également souligné les risques sanitaires et les comportements à risque, appelant à une plus grande responsabilité individuelle.
Au Sénégal, entre les mois de janvier et mars, plus d’une quarantaine de personnes ont été arrêtées pour des faits liés à l’homosexualité dont certains sont porteurs du virus. « Comment peut-on être atteint d’une maladie aussi grave que le sida et se permettre de contaminer d’autres personnes ? Parmi ces personnes arrêtées, l’un a déclaré être adepte de boissons alcoolisées et que, sous leur effet, il commet des actes contre nature. Des actes mauvais que même les chiens et les ânes ne font pas. Est-ce qu’une personne normale peut faire cela ? », s’est interrogé l’imam Seck.
L’imam Assane Seck a par ailleurs exhorté les fidèles à renforcer leur foi et à cultiver la crainte de Dieu : « Tout individu doit faire de la piété une priorité afin d’améliorer son comportement. Le croyant doit éviter le péché, même le plus petit, car ses conséquences peuvent être lourdes. »
Abordant la question des valeurs religieuses, il a estimé que « le péché le plus grave, après la négation de Dieu, reste celui qui consiste à transgresser les prescriptions divines en matière de relations humaines », mettant en garde contre toute banalisation de pratiques qu’il juge contraires à l’islam.
Enfin, il a insisté sur le rôle des parents dans l’éducation des enfants : « Les parents doivent être vigilants et assurer un encadrement rigoureux. L’éducation religieuse et morale reste essentielle pour préserver les valeurs de la société. »
L’imam a également dénoncé certains comportements qu’il considère comme contraires aux normes religieuses, notamment des styles vestimentaires et des attitudes qu’il juge incompatibles avec les valeurs islamiques.
