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Casamance : beaucoup d’acteurs de développement, peu de résultats

Jeudi 4 Juin 2020

Casamance : beaucoup d’acteurs de développement, peu de résultats
Les problèmes autour desquels s'organise actuellement le débat sur le développement de la Casamance semblent prouver que le développement est retombé sur nos pieds.
Depuis un certain temps, s'est développé tout un discours qui s'annexe un champ nouveau, circonscrit géographiquement et défini par des critères qui qualifient un phénomène nouveau : la relance économique.


La problématique du développement de la région devient alors d'une simplicité lumineuse. Le problème résiduel restant concerne la coordination des activités de terrain, la combinaison des expériences dans un cadre d’échange continu entre les différentes parties prenantes (Etat-Partenaires au développement-Population) et le niveau de mobilisation des ressources pour accélérer le développement réel.


La relance des activités de la Casamance a toujours été une question centrale dans les politiques de développement étatiques. Cette volonté de développer, par l’Etat, la Casamance rejoint d'ailleurs celle que partage la population. Dans ce sillage, l’Etat a mis des plans-programmes pour atteindre l’objectif. Dans sa politique de relance économique, se trouve mise en place toute une stratégie d'aide au développement qui, non seulement met à la disposition des populations des structures d’encadrement (PPDC, ANRAC), des moyens financiers de développement et aussi les orienter vers la voie la plus rationnelle au développement. Cependant, malgré cet élan, sur le terrain la pauvreté est restée maitresse. Malheureusement, tout tombe de travers malgré la multiplicité des acteurs sur le terrain faute de dynamisme unitaire pour relever le même défi commun : le développement. En cela ne serait-il pas plus sage de mettre au profit tous les moyens scientifiques et techniques pour aider cette partie à se développer ?


 C’est pourquoi donc le devoir de coopérer dans une synergie des actions et des activités sur le terrain est fort recommandé. Il faut des échanges tripartites entre l’Etat par ses agences et programmes, les partenaires techniques et financiers au développement et les citoyens. Pour ce faire, il faut l’avènement du management collaboratif et à la possibilité pour chacun d’avoir accès à l’intelligence collective est sans aucun doute une révolution positive qui saura défier de nombreuses barrières et changer bien des usages.


Au demeurant, dans tout projet, il est essentiel de bien définir dès le début les différents rôles, tâches et interventions des membres de l’équipe impliquée à un moment ou l’autre du processus. Qui fait quoi, quand et comment? La qualité des membres de l’équipe, le processus de développement et la cohésion entre les différents acteurs sont définitivement des facteurs importants à considérer pour la réussite d’un projet.
 
 
 
Par conséquent, de la floraison des programmes de développement en Casamance, il ne reste plus qu'un vague souci de l'équité dans la croissance au niveau des recommandations et des stratégies proposées par des programmes d'ajustement actuellement mis en place pour relancer la croissance en Casamance.


Cela semble confirmer l'opinion généralement admise selon laquelle c'est en temps de crise que la recherche des alternatives est la plus difficile.


En définitive, au cœur de ces programmes de développement se trouve une vision prométhéenne qui inspire toute une politique de l’Etat et de ses partenaires qui ne conçoivent le développement que sous la forme d'une accumulation des plans-programmes.

 
Nicolas Silandibithe BASSENE

 


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