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Lamine Camara, Moussa Niakhaté et Mamadou Sangaré finalistes du Prix Marc-Vivien Foé

Mardi 5 Mai 2026

Les trois finalistes du Prix Marc-Vivien Foé RFI-France 24 sont connus : les Sénégalais Lamine Camara et Moussa Niakhaté ainsi que le Malien Mamadou Sangaré sont les derniers à briguer la succession du Marocain Achraf Hakimi. Verdit le 11 mai prochain.


Qui sera cette année le meilleur joueur africain de la saison 2025-2026 ? Une certitude : ce sera une grande première, car jamais un Sénégalais, ni un Malien n’a été sacré depuis la création du Prix en 2009. Le vainqueur sera annoncé sur les ondes de RFI et sur les sites internet rfi.fr et france24.com. En attendant, petite présentation par ordre alphabétique des trois finalistes.

Lamine Camara, milieu de terrain (AS Monaco/Sénégal)
À 22 ans, Lamine Camara n’est plus une promesse : c’est la clé de voûte du milieu monégasque pour sa troisième troisième saison en Ligue 1. Son profil colle parfaitement à l’ADN du Prix Foé : régulier, décisif dans l’ombre, au cœur du jeu, il casse les lignes à la passe, donne du rythme, sécurise la relance.

Formé à Génération Foot comme son idole Sadio Mané, passé par Metz, il s’est installé parmi les milieux qui comptent en Ligue 1, encore davantage depuis l’arrivée de Sébastien Pocognoli sur le banc de Monaco. International confirmé, finaliste de la CAN, il arrive à maturité au meilleur moment pour marquer l’histoire du Prix. « En particulier depuis son retour de la CAN, je trouve qu'il est monté en puissance. Il continue à être un joueur qui a l'œil et qui fait de bonnes passes, qui arrive à trouver les bons espaces, à bien lancer ses attaquants. Donc oui, c’est une confirmation, mais je n'avais aucun doute », observe Patrick Julliard, consultant de Radio Foot International.



Moussa Niakhaté, défenseur (O. Lyonnais/Sénégal)
À Lyon, le décor est simple : le boss, c’est Moussa Niakhaté. Trente ans, défenseur central, vice-capitaine, transfert le plus cher de l’histoire de l’OL. Il a stabilisé la deuxième meilleure défense de Ligue 1, imposé une culture de rigueur et de leadership, tout en enchaînant les matches malgré une CAN au milieu.

Dans une saison où l’on parle beaucoup des artistes offensifs, il rappelle que ce trophée peut aussi couronner un défenseur, comme l’année dernière avec Achraf Hakimi. Lyon sur le podium, en route vers la Ligue des champions, c’est d’abord sa solidité à lui. Niakhaté n’est pas seulement un stoppeur : il guide la ligne, oriente la relance, et élève le niveau de ceux qui l’entourent.

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« C'est lui, dans le vestiaire, qui donne le ton. Il a été énorme tout au long de la saison. Je crois que Lyon est troisième de Ligue 1 grâce à ses performances aujourd'hui. C'est vraiment un des tauliers de Lyon et un des tauliers de la sélection sénégalaise », juge Yoro Mangara, consultant de Radio Foot Internationale, qui ajoute : « Dans la lecture de la profondeur, le jeu de tête, l'anticipation, la lecture du jeu. Pour moi, aujourd'hui, c'est tout simplement le meilleur défenseur de Ligue 1. »

Mamadou Sangaré, milieu de terrain (RC Lens/Mali)
Son nom a mis quelques semaines à s’installer, puis Bollaert-Delelis s’est mis à le scander : « Sangaré, Sangaré, Sangaré » !  À 23 ans, le milieu malien du RC Lens apparaît comme la carte fraîcheur, la surprise qui bouscule les lignes du vote. Arrivé en Europe à 18 ans, passé par Salzbourg puis Vienne, Sangaré a très vite changé le visage du milieu lensois : récupération agressive, percussion balle au pied, projections tranchantes.

Et dans ce coin du Nord de la France, le numéro 8 malien ravive le souvenir de Seydou Keita, élégant milieu gauche malien. Cette filiation, Mamadou Sangaré ne la fuit pas : il veut même la dépasser. Un podium en Ligue 1 et une Coupe de France encore en ligne de mire peuvent donner à sa saison la dimension nécessaire pour aller chercher le trophée.

« Je n'imaginais pas du tout voir un joueur de ce niveau-là. Tout de suite, il a impacté, il a pris sa place, il est devenu un des éléments clés, si ce n'est l'élément clé. Il a été capable tout de suite de montrer que c'était un joueur à part. D'ailleurs, ce qui est assez drôle, c'est que ses coéquipiers ont vu tout de suite qu'il avait quelque chose d'autre », confie Hervé Penot, consultant Radio Foot.

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