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Cameroun : Marc Brys démissionne… puis revient !

Jeudi 24 Juillet 2025

 L’annonce a surpris tout le monde : le sélectionneur des Lions indomptables, Marc Brys, a adressé une lettre de démission au ministère camerounais des Sports le 21 juillet, invoquant le non-paiement de deux mois de salaires. Mais moins de 48 heures plus tard, le technicien belge fait volte-face. Selon les autorités sportives, il conserve finalement son poste, après que ses arriérés ont été régularisés.

Le ministère des Sports et Marc Brys ont tous deux démenti dans la foulée l’existence d’une démission, pourtant authentifiée par la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), qui a dit « prendre acte » du courrier. Jeune Afrique, qui a eu accès au contrat de l’entraîneur, révèle que cette démarche aurait été utilisée comme levier de pression pour faire avancer le dossier salarial.

Un courrier bien réel… et gênant
Selon des sources proches du dossier, le courrier de démission est bien réel. Il fait suite à quatre relances infructueuses pour non-versement de salaires. L’entourage du ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi, confirme son authenticité et admet qu'une enquête interne a été ouverte après la fuite du document. Ce dernier, destiné à rester confidentiel, a été adressé au ministère avec copie à la Fecafoot.

D’après une source au ministère des Finances, le retard serait d’origine administrative : les virements doivent désormais transiter par plusieurs services et obtenir un aval préalable de la présidence. C’est ce goulot d’étranglement qui aurait provoqué l’incident.

Un contrat révélateur
Signé le 8 avril 2024 entre l’État camerounais et Marc Brys, le contrat de sept pages, que Jeune Afrique a consulté, détaille une mission ambitieuse : qualification à la CAN 2025, quarts de finale minimum au Mondial 2026 et progrès au classement FIFA. Ce document inclut également une clause de rupture unilatérale en cas de non-paiement pendant 60 jours, que Brys a tenté d’activer le 21 juillet.

Outre son salaire de près de 40 millions FCFA brut par mois (environ 60 000 euros), le technicien bénéficie d’une série d’avantages : billets en classe affaires vers la Grèce, logement sécurisé, 4×4 avec chauffeur, et personnel de maison. Le contrat prévoit aussi des primes doublées par rapport aux joueurs en cas de bons résultats, selon l’appréciation du ministère.

 Interdiction d’ingérence
Dans un contexte où les critiques sur l’ingérence de Samuel Eto’o, président de la Fecafoot, se font plus vives, le contrat fixe une clause inhabituelle : l’accès aux vestiaires est exclusivement réservé au staff technique et aux joueurs, toute autre personne devant obtenir l’autorisation écrite du sélectionneur. Une manière de sanctuariser le périmètre sportif, visiblement en réaction à des tensions passées.

En définitive, Marc Brys reste en poste, mais cet épisode met en lumière la fragilité de la gouvernance autour de la sélection nationale, entre tensions institutionnelles, opacité contractuelle et dysfonctionnements administratifs.
 

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