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Ayib Daffé sur le refus de la DGE : «C’est un banditisme administratif et une défiance à l’égard des lois »

Vendredi 3 Novembre 2023

Pour la troisième tentative, le mandataire de Ousmane Sonko, Ayib Daffé n’a pas reçu ses fiches de parrainages. Il faut dire que ce jeudi encore, après que la Commission électorale nationale autonome (CENA) a enjoint la Direction générale des élections (DGE) à lui donner les fiches de parrainages, Ayib Daffé est de nouveau rentré bredouille.

Le mandataire national de Ousmane Sonko a certes accédé aux locaux de la DGE, contrairement aux dernières fois, mais Ayib Daffé a été renvoyé au dernier communiqué de Tanor Thiendella Fall, Directeur général des élections. «Le directeur des opérations nous a reçus en nous disant de lire le communiqué qu’il avait publié», renseigne d’entrée le député de Yewwi Askan Wi, à sa sortie ”d’audience”.

De quoi provoquer davantage sa colère : «Ce communiqué dont il parle manque d’arguments. Les motifs invoqués sont légers et ne sont pas juridiques. C’est vous dire que la DGE doit se baser sur le Code électoral et en l’occurrence le code électoral est très clair en son article 47 in fine qui dit qu’on doit prendre en compte immédiatement les décisions de justice en matière de contentieux sur l’inscription sur les listes électorales», estime Ayib Daffé. Avant de poursuivre : «D’ailleurs, la DGE a varié dans son propos. Désormais, elle ne réfugie plus sur le caractère suspensif ou non des pourvois en cassation, mais se réfugie derrière le fait qu’il y a une décision du Président de la Cour Suprême pour dire qu’elle n’a aucun pouvoir d’action sur le fichier électoral. Ce qui est faux ! La DGE est chargée de l’établissement et de la révision des listes électorales en relation avec la Direction de l’autonomisation des fichiers (DAF) et elle est chargée de la tenue des fichiers électoraux».

Embouchant la même trompette, M. Daffé de lancer : «La DGE est en train de faire du dilatoire et c’est dommage. Elle est en train de poser des actes de rébellion, de défiance, de refus d’exécution des décisions de justice. Ce sont des crimes contre la Constitution et qui sont punis par le Code pénal». Et il persiste et signe : «On constate qu’il y a un complot au niveau du Ministère de l’Intérieur. Sidiki Kaba doit prendre ses responsabilités, parce que les services dont on parle dépendent tous de son ministère. On constate que c’est un banditisme administratif, une rébellion, une défiance à l’égard des lois et règlements qui régissent notre pays. Et nous ne saurions tolérer cela».


Toutefois, le mandataire de Sonko promet : «Nous allons continuer le combat politique et le combat judiciaire pour que Ousmane Sonko puisse rentrer dans ses droits et comme tout candidat, il récupère ses fiches de parrainage et dépose sa candidature au Conseil constitutionnel».


Actusen.sn 
congo actu

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