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Sénégal, des alternances politiques sans alternance (Par Nicolas Bassène)

Jeudi 19 Mars 2026

19 mars 2000, les Sénégalais ont mis fin à plusieurs décennies de règne du parti socialiste. Cette date historique, point de départ de nos alternances politiques, porteuse d’espoir d’un « SOPI » (Changement, rupture) a été l’égout menant à la fosse du désespoir et du désenchantement du peuple. Les alternances politiques au Sénégal sont sans alternance, elles sont simplement risibles.

Le pays a connu trois alternances majeures en politique : en 2000 (Abdoulaye Wade), en 2012 (Macky Sall) et en 2024 (Bassirou Diomaye Diakhar Faye). Ces alternances, fruits de durs labeurs perlés de sueur et du sang versés, de résilience et d’espoir au changement et/ou à la rupture du peuple, n’ont été que des voleurs d’espoirs de tout un peuple. 
En fait, au Sénégal les alternances politiques qui se sont produites depuis l’an 2000 ne sont pas des alternances mais plutôt des remplacements de têtes à la fonction de président de la République.


En effet, 26 ans après la première alternance, les mêmes failles d’un système politique où hyper-présidentialisme, politisation à outrance de la haute administration, enrichissement vertigineux des élites au pouvoir, affairisme et prédation foncière, instrumentalisation de la justice, violence croissante du maintien de l’ordre et des manifestations, déloyauté, trahison, transhumance, alliance contre nature, élimination d’adversaires potentiels, perpétuelle campagne électorale…bref.
Si certains cris de ralliement tels que « sopi », « dekkal ngor » ou « jub-jubbal-jubanti », ont été utilisé dans la marche pour la conquête du pouvoir, dans la réalité de l’exercice de celui-ci, ils ont été sciemment et banalement rangés pour devenir des avalis trahissant du coup les espoirs de la population.


Ainsi, le fameux « sopi » de Wade fortement attendu était devenu une usine de recyclage des déchets politiques, le « dekkal ngor » de Macky s’était bonnement transformé en bamboula syncopée, et le tonitruant « jub-jubbal-jubanti » est en moins de deux (02) ans d’existence lui est devenu un mélimélo et un fourre-tout. 


En somme, toutes ces alternances ont un point commun : poignarder le peuple par le dos. La reddition des comptes, les réformes profondes de la justice, de la santé, de l’éducation, la bonne gouvernance, le changement systémiques…ne sont que des vains mots galvaudés. Donc, ces alternances ne sont que des apparences trompeuses, des artifices, des manœuvres visant à éblouir, à impressionner et à masquer la réalité pour tromper la bonne foi du peuple et se faire élire.

Nicolas Silandibithe Bassène

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