Le député Guy Marius Sagna a annoncé avoir déposé, ce vendredi, une plainte auprès du procureur de la République contre le commissaire Bara Sangharé, quatre autres policiers et X. Il leur reproche des faits qui remonteraient au 23 mars 2022, lors d’une manifestation organisée devant le ministère de l’Intérieur contre le système de parrainage.
Dans une déclaration rendue publique, le parlementaire affirme avoir été interpellé ce jour-là avec une vingtaine d’autres manifestants, avant d’être placé en détention sous les ordres du commissaire Bara Sangharé.
Guy Marius Sagna soutient avoir été « brutalisé » et « humilié » au Commissariat central. Il accuse ensuite le commissaire d’avoir donné à ses hommes des instructions qu’il qualifie d’« ordres manifestement illégaux ».
Selon son récit, quatre policiers et leur chauffeur l’auraient embarqué de force dans un véhicule de police dans la soirée du 23 mars 2022, avant de l’abandonner plusieurs heures plus tard « en pleine brousse entre Thiès et Diamniadio ».
Le député estime que cette situation l’avait volontairement exposé « à un danger grave » pour son intégrité physique et sa sécurité. Il considère les faits dénoncés comme constitutifs de « traitements cruels, inhumains et dégradants » et invoque notamment la Convention des Nations unies contre la torture, ratifiée par le Sénégal.
Dans sa plainte, Guy Marius Sagna demande à la justice sénégalaise d’ouvrir une enquête et d’engager, le cas échéant, des poursuites contre le commissaire Bara Sangharé, les policiers qu’il met en cause ainsi que « toute personne impliquée » dans les faits dénoncés.
Le parlementaire est également revenu sur une conférence de presse organisée le 24 mars 2022, au lendemain des événements. Il affirme y avoir alerté sur le risque de disparitions de citoyens après de tels actes. Il établit, dans sa déclaration, un rapprochement avec les disparitions ultérieures de l’adjudant-chef Didier Badji et du sergent Fulbert Sambou, sans toutefois présenter d’élément établissant un lien entre ces affaires et les faits visés par sa plainte.
Guy Marius Sagna dit vouloir empêcher que d’autres Sénégalais subissent des traitements similaires. Il affirme également que les délais observés dans le traitement d’autres dossiers judiciaires ne l’ont pas dissuadé de saisir la justice.
« L’extrême lenteur d’autres dossiers similaires voire plus graves entre les mains de la justice sénégalaise depuis plusieurs mois, depuis plusieurs années ne me décourage point », déclare-t-il.
Et de conclure : « La balle est dans le camp de la justice. »
Dans une déclaration rendue publique, le parlementaire affirme avoir été interpellé ce jour-là avec une vingtaine d’autres manifestants, avant d’être placé en détention sous les ordres du commissaire Bara Sangharé.
Guy Marius Sagna soutient avoir été « brutalisé » et « humilié » au Commissariat central. Il accuse ensuite le commissaire d’avoir donné à ses hommes des instructions qu’il qualifie d’« ordres manifestement illégaux ».
Selon son récit, quatre policiers et leur chauffeur l’auraient embarqué de force dans un véhicule de police dans la soirée du 23 mars 2022, avant de l’abandonner plusieurs heures plus tard « en pleine brousse entre Thiès et Diamniadio ».
Le député estime que cette situation l’avait volontairement exposé « à un danger grave » pour son intégrité physique et sa sécurité. Il considère les faits dénoncés comme constitutifs de « traitements cruels, inhumains et dégradants » et invoque notamment la Convention des Nations unies contre la torture, ratifiée par le Sénégal.
Dans sa plainte, Guy Marius Sagna demande à la justice sénégalaise d’ouvrir une enquête et d’engager, le cas échéant, des poursuites contre le commissaire Bara Sangharé, les policiers qu’il met en cause ainsi que « toute personne impliquée » dans les faits dénoncés.
Le parlementaire est également revenu sur une conférence de presse organisée le 24 mars 2022, au lendemain des événements. Il affirme y avoir alerté sur le risque de disparitions de citoyens après de tels actes. Il établit, dans sa déclaration, un rapprochement avec les disparitions ultérieures de l’adjudant-chef Didier Badji et du sergent Fulbert Sambou, sans toutefois présenter d’élément établissant un lien entre ces affaires et les faits visés par sa plainte.
Guy Marius Sagna dit vouloir empêcher que d’autres Sénégalais subissent des traitements similaires. Il affirme également que les délais observés dans le traitement d’autres dossiers judiciaires ne l’ont pas dissuadé de saisir la justice.
« L’extrême lenteur d’autres dossiers similaires voire plus graves entre les mains de la justice sénégalaise depuis plusieurs mois, depuis plusieurs années ne me décourage point », déclare-t-il.
Et de conclure : « La balle est dans le camp de la justice. »

