La communauté camerounaise de Dakar est sous le choc après la mort de Dorothée Temou Eboa, plus connue sous le nom de Dora Eboa. Ancienne journaliste de Balafon Radio, Spectrum Television (STV) puis BBC Afrique, elle a été retrouvée sans vie dans son logement à la Médina, à Dakar. Son corps, découvert le 31 août 2026 dans un état de décomposition avancée, serait resté plusieurs jours dans la chambre où elle vivait recluse. Une fin tragique pour une professionnelle des médias qui avait progressivement disparu de la vie publique et rompu les contacts avec une grande partie de son entourage.
Dora Eboa avait autrefois été un visage bien connu du paysage audiovisuel camerounais. Journaliste et présentatrice, elle avait travaillé à Balafon Radio avant de rejoindre Spectrum Television (STV), où elle s'était notamment illustrée à travers des émissions comme « 7 Hebdo » et « Entretien avec… ». En 2015, elle avait accédé à la direction de l’information de STV, avant de quitter la chaîne quelques mois plus tard, selon des confrères camerounais. Sa carrière l'avait ensuite conduite au Sénégal, où elle avait rejoint BBC Afrique comme journaliste-présentatrice.
Mais à Dakar, la trajectoire professionnelle de Dora Eboa avait progressivement laissé place à une vie beaucoup plus discrète.
Des années sans nouvelles
Sa disparition des radars avait fini par inquiéter sa famille. Selon les informations rapportées par ses proches, Dora Eboa ne donnait pratiquement plus de nouvelles depuis plusieurs années.
En août 2021, son frère avait lancé un avis de recherche. En novembre 2024, sa mère avait à son tour lancé un appel afin de retrouver sa fille. Les recherches avaient alors été relayées sur les réseaux sociaux et auprès de différentes autorités.
Un dénouement heureux semblait finalement se dessiner en mars 2025 : Dora Eboa avait été retrouvée vivante à Dakar.
Sa mère s'était alors rendue au Sénégal dans l'espoir de renouer avec elle et de la convaincre de retourner au Cameroun. La tentative n'avait toutefois pas abouti et Dora Eboa était restée à Dakar.
Retrouvée morte dans son logement à la Médina
Un peu plus d'un an après ces retrouvailles, le destin de la journaliste a basculé. Le 31 août 2026, son corps sans vie a été découvert dans une chambre d'un appartement situé à la Médina.
D'après les éléments communiqués, la dépouille se trouvait déjà dans un état de décomposition avancée, laissant penser que le décès remontait à plusieurs jours.
La journaliste vivait particulièrement isolée et ne recevait quasiment aucune visite, ce qui pourrait expliquer que son décès n'ait pas été constaté immédiatement.
Dora Eboa a finalement été inhumée à Dakar, loin de son Cameroun natal.
Le mystère de la personne qui payait son loyer
Un élément intrigue toutefois dans le récit des dernières années de sa vie. Alors que Dora Eboa ne travaillait plus et vivait dans un grand isolement, une personne aurait continué à prendre régulièrement en charge son loyer.
L'identité de ce soutien reste, selon les informations disponibles, inconnue. Il faudra donc distinguer ce qui pourra être établi des nombreuses interrogations suscitées par les circonstances de sa vie à Dakar.
Pour sa famille, et particulièrement pour sa mère, cette disparition est d'autant plus douloureuse qu'elle intervient après de longues années de séparation et après l'espoir suscité par les retrouvailles de 2025.
Les raisons pour lesquelles Dora Eboa avait choisi de s'isoler et de couper largement les ponts avec son entourage demeurent, elles aussi, inconnues. En l'absence d'éléments médicaux ou de témoignages établis, il serait hasardeux d'attribuer son retrait social à une maladie ou à une souffrance particulière.
De l'ancienne figure de la télévision camerounaise à cette existence solitaire dans une chambre de la Médina, le parcours de Dora Eboa s'achève ainsi dans des circonstances tragiques, laissant derrière lui une famille endeuillée et de nombreuses questions encore sans réponse.
Dora Eboa avait autrefois été un visage bien connu du paysage audiovisuel camerounais. Journaliste et présentatrice, elle avait travaillé à Balafon Radio avant de rejoindre Spectrum Television (STV), où elle s'était notamment illustrée à travers des émissions comme « 7 Hebdo » et « Entretien avec… ». En 2015, elle avait accédé à la direction de l’information de STV, avant de quitter la chaîne quelques mois plus tard, selon des confrères camerounais. Sa carrière l'avait ensuite conduite au Sénégal, où elle avait rejoint BBC Afrique comme journaliste-présentatrice.
Mais à Dakar, la trajectoire professionnelle de Dora Eboa avait progressivement laissé place à une vie beaucoup plus discrète.
Des années sans nouvelles
Sa disparition des radars avait fini par inquiéter sa famille. Selon les informations rapportées par ses proches, Dora Eboa ne donnait pratiquement plus de nouvelles depuis plusieurs années.
En août 2021, son frère avait lancé un avis de recherche. En novembre 2024, sa mère avait à son tour lancé un appel afin de retrouver sa fille. Les recherches avaient alors été relayées sur les réseaux sociaux et auprès de différentes autorités.
Un dénouement heureux semblait finalement se dessiner en mars 2025 : Dora Eboa avait été retrouvée vivante à Dakar.
Sa mère s'était alors rendue au Sénégal dans l'espoir de renouer avec elle et de la convaincre de retourner au Cameroun. La tentative n'avait toutefois pas abouti et Dora Eboa était restée à Dakar.
Retrouvée morte dans son logement à la Médina
Un peu plus d'un an après ces retrouvailles, le destin de la journaliste a basculé. Le 31 août 2026, son corps sans vie a été découvert dans une chambre d'un appartement situé à la Médina.
D'après les éléments communiqués, la dépouille se trouvait déjà dans un état de décomposition avancée, laissant penser que le décès remontait à plusieurs jours.
La journaliste vivait particulièrement isolée et ne recevait quasiment aucune visite, ce qui pourrait expliquer que son décès n'ait pas été constaté immédiatement.
Dora Eboa a finalement été inhumée à Dakar, loin de son Cameroun natal.
Le mystère de la personne qui payait son loyer
Un élément intrigue toutefois dans le récit des dernières années de sa vie. Alors que Dora Eboa ne travaillait plus et vivait dans un grand isolement, une personne aurait continué à prendre régulièrement en charge son loyer.
L'identité de ce soutien reste, selon les informations disponibles, inconnue. Il faudra donc distinguer ce qui pourra être établi des nombreuses interrogations suscitées par les circonstances de sa vie à Dakar.
Pour sa famille, et particulièrement pour sa mère, cette disparition est d'autant plus douloureuse qu'elle intervient après de longues années de séparation et après l'espoir suscité par les retrouvailles de 2025.
Les raisons pour lesquelles Dora Eboa avait choisi de s'isoler et de couper largement les ponts avec son entourage demeurent, elles aussi, inconnues. En l'absence d'éléments médicaux ou de témoignages établis, il serait hasardeux d'attribuer son retrait social à une maladie ou à une souffrance particulière.
De l'ancienne figure de la télévision camerounaise à cette existence solitaire dans une chambre de la Médina, le parcours de Dora Eboa s'achève ainsi dans des circonstances tragiques, laissant derrière lui une famille endeuillée et de nombreuses questions encore sans réponse.

