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Naturalisation de Blaise Compaoré/ Grosse colère au Burkina : Ce que son parti demande

Samedi 27 Février 2016

L’ex-président burkinabé Blaise Compaoré est officiellement Ivoirien. Sa naturalisation a été révélée mardi 23 février dernier.

«M. Compaoré Blaise, né le 3 février 1951 à Ouagadougou (...) est naturalisé ivoirien», établit le décret numéro 2014-701 publié dans le journal officiel ivoirien le 18 janvier 2016, mais qui vient d’être dévoilé par les médias. Ce décret, signé par le président Alassane Ouattara, est daté du 17 novembre 2014, soit plus de deux semaines après la chute de M. Compaoré le 31 octobre 2014 sous la pression populaire. François Compaoré, le frère cadet de Blaise, a également demandé et obtenu la naturalisation ivoirienne, selon le journal officiel. L’ex-président burkinabè devrait donc pouvoir échapper à la justice du pays qu’il a dirigé pendant de longues années, et qui a lancé un mandat d’arrêt contre lui. Si les solides liens d’amitié entre Blaise Compaoré et Alassane Ouattara, rendaient peu probable une extradition de l’ancien homme fort du Faso, cette naturalisation la rend plus difficile. Au pays des Hommes intègres, la nouvelle n’a pas manqué de faire réagir les concitoyens de Compaoré. On peut même parler de grosse colère pour certains qui pensent que cette mesure est honteuse parce que l’ancien dirigeant fait l’objet de poursuites dans son ex-pays, quand d’autres estiment qu’elle est tout a fait légale. «En un mot comme en mille, c’est tout simplement lamentable. Il l’a fait pour échapper à la justice de son pays, parce qu’il sait que la Côte d’Ivoire n’extrade pas ses ressortissants. Mais ceci est terriblement honteux. Il jette l’opprobre sur lui-même et sur tous ceux qui sont liés à lui», a notamment déploré, sur Rfi, Ismaël Diallo, coordonnateur du Front de renforcement de la citoyenneté (Frc). A moins de renoncer à la nationalité burkinabè, poursuit Ismaël Diallo, Blaise Compaoré «n’échappera pas éternellement à la justice de son pays». «C’est sans nul doute pour échapper à la justice de son pays», selon Alidou Tapsoa, militant du parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (Mpp), que Compaoré a opté pour la nationalité ivoirienne, a-t-il fait savoir à Apa. Pour Pascal Zaida, secrétaire exécutif du Mouvement populaire des jeunes, un mouvement qui avait soutenu le projet de référendum défendu par les partisans de l’ancien président, il sera difficile pour Blaise Compaoré de se présenter devant une justice à deux vitesses. «Nous estimons que d’un point de vue légal, c’est normal, il peut avoir la nationalité, ce n’est pas interdit. Maintenant, vous savez que nous sommes dans un pays où sous la transition, il y avait la justice des vainqueurs, et c’est cette même justice qui prévaut aujourd’hui. ... suite de l'article sur L’Inter

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