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Iran : le renseignement américain dément Trump sur la reprise du programme nucléaire

Jeudi 19 Mars 2026

Le renseignement américain a conclu, mercredi 18 mars, que l'Iran n'avait pas essayé de relancer ses activités d'enrichissement nucléaire détruites dans des frappes américano-israéliennes en juin 2025, contredisant ainsi le président Donald Trump sur l'un des objectifs clés de la guerre en cours contre Téhéran.


L'administration Trump continue d'envoyer des messages contradictoires autour de la guerre au Moyen-Orient, ajoutant à l'impression de confusion qui émane du gouvernement américain qui peine à justifier la guerre contre l'Iran, qui est entrée dans sa troisième semaine.

Tulsi Gabbard, alliée du président américain et directrice du renseignement national, a contredit, dans un témoignage écrit fourni dans le cadre d'une audition parlementaire sur les menaces posées aux États-Unis dans le monde, la position du milliardaire conservateur – elle n'a toutefois pas réitéré son propos au prononcé.

« À la suite de l'opération ''Midnight Hammer'' (''Marteau de minuit'', c'est-à-dire les frappes menées par Washington sur le territoire iranien la nuit du 21 au 22 juin 2025, NDLR), le programme d'enrichissement nucléaire iranien a été anéanti », affirme ainsi Tulsi Gabbard dans cette déclaration écrite soumise à la commission du renseignement du Sénat.

« Depuis lors, aucun effort n'a été entrepris pour tenter de rétablir leurs capacités d'enrichissement », ajoute-t-elle, soulignant que « les entrées des installations souterraines qui ont été bombardées ont été recouvertes de terre et bouchées avec du ciment. »


L'opposition démocrate égratigne Tulsi Gabbard
Le président américain Donald Trump a pourtant répété à plusieurs reprises avoir ordonné l'attaque contre l'Iran le 28 février en raison d'une « menace nucléaire imminente » posée par l'Iran. Interrogée sur la raison pour laquelle elle n'avait pas lu ces paragraphes lors de son audition, Tulsi Gabbard a argué d'une question de temps, sans remettre en cause l'évaluation. Le sénateur démocrate Mark Warner l'a aussitôt épinglée en l'accusant d'avoir « omis à l'oral les parties qui contredisent le président ».

Les États-Unis s'étaient joints à Israël, en juin 2025, pour bombarder des installations militaires iraniennes et son programme nucléaire. Donald Trump affirmait alors que ce programme avait été « oblitéré » dans les bombardements.

L'audition de Tulsi Gabbard et du directeur de la CIA, John Ratcliffe, intervient au lendemain de la démission fracassante d'un haut responsable américain de la lutte contre le terrorisme. Selon Joseph Kent, la République islamique « ne représentait aucune menace imminente » pour les États-Unis. Sur le réseau social X, Tulsi Gabbard, qui est la responsable hiérarchique de Joseph Kent, avait assuré que seul le président était « responsable d'évaluer ce qui est ou non une menace imminente ». Elle a répété cette phrase mercredi.


Plus globalement, le renseignement américain estime que le gouvernement iranien a subi de lourds revers dans les frappes américano-israéliennes en cours, mais il reste « intact » et reconstruira son armée et son programme de missiles s'il survit. Interrogé sur les négociations avec l'Iran avant la guerre, John Ratcliffe a déclaré : « Il était très clair que l'Iran, tout en participant aux discussions, n'avait aucunement l'intention de les voir menées à terme. »   

Parlant de la guerre en Ukraine, Tulsi Gabbard a par ailleurs prédit que la Russie continuerait à mener son invasion, qui dure depuis quatre ans. Les services de renseignement américains « estiment que la Russie a conservé l'avantage dans la guerre contre l'Ukraine », a-t-elle déclaré. Selon Tulsi Gabbard, « tant qu'un accord n'aura pas été conclu, Moscou devrait continuer à mener une guerre de longue haleine ».

La Chine, elle, modernise « à marche forcée » son armée, dans le but de pouvoir s'emparer de Taïwan, démocratie autonome revendiquée par Pékin, a fait valoir la responsable. Cependant, les services de renseignement américains « ​​​​​​​estiment que la Chine préfère probablement créer les conditions d'une éventuelle réunification pacifique avec Taïwan sans recourir au conflit ». Donald Trump prévoit de se rendre en Chine dans les semaines à venir, mais a reporté un voyage qu'il avait prévu début avril en raison de la guerre en Iran.

Le renseignement américain estime que « ​​​​​​​la Russie, la Chine, la Corée du Nord, l'Iran et le Pakistan mènent des travaux de recherche et de développement sur toute une gamme de vecteurs de missiles, qu'ils soient innovants, avancés ou traditionnels, à usage nucléaire ou conventionnel, qui placent notre territoire national à portée de tir ». Ainsi, les menaces pesant sur le territoire national passeront globalement de plus de 3 000 missiles, selon les estimations actuelles, « ​​​​​​​à plus de 16 000 missiles d'ici 2035 ».

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