L'armée russe immobilisée par les ripostes ukrainiennes contre ses unités logistiques

Vendredi 11 Mars 2022

La Russie peut-elle perdre face à l'Ukraine ? En Occident, certains commentateurs cultivent un fol espoir : et si l'armée russe était déjà immobilisée par les attaques ukrainiennes contre ses unités logistiques ? Le début de l’opération de guerre lancé par Vladimir Poutine est pour l’instant un désastre pour le Kremlin, selon les site français parcourus par exclusif.net.

  
Observant la progression ralentie de la colonne de camions russes au nord de Kiev, un blogueur américain, Trent Telenko, ancien du Pentagone, a publié début mars plusieurs séries de tweets partagées des dizaines de milliers de fois, reprenant des images diffusées principalement par les Ukrainiens, censées démontrer les difficultés de la logistique de l'invasion russe, et l'impact délétère d'une guérilla menée par des forces ukrainiennes pour éliminer des convois de réapprovisionnement en fuel et en nourriture des troupes de premières lignes, rapporte le Magazine français le "Point".


Un autre site français, lvsl.fr, va très loin en dévoilant le plan militaire  de l’armée russe qui entendait briser les forces armées ukrainiennes par deux actions consécutives. La première était un bombardement par missile balistique des infrastructures militaires. Pour le site les Russes, dans les premières heures du conflit, ont visé en majorité les systèmes anti-aériens, les stations radars, les centres de commandement et de communication, les aéroports, les dépôts de munitions et les bases militaires ukrainiennes. Dans un second temps, Moscou entendait envoyer de petites unités pour saisir des points stratégiques (routes, carrefours et aéroports). Cette projection des soldats consistait à donner l’impression d’une avance rapide des forces armées russes tout en évitant des affrontements majeurs avec les forces armées ukrainiennes.

Pour installer un pouvoir politique favorable à Moscou, les Russes entendaient faire tomber la ville de Kiev le plus rapidement possible afin de décapiter le pouvoir politique ukrainien. Pour cela, un assaut majeur a été lancé sur la ville. L’encerclement de la capitale ukrainien devait être complété avec une prise rapide par les Spetsnaz (forces spéciales russes) des différents aéroports à l’extérieur de la ville. Ces derniers auraient permis d’être un point de déploiement pour une arrivée plus importante de troupes parachutistes russes.

Pour ce qui concerne l’opinion publique russe, les forces armées ont voulu limiter au maximum la diffusion d’information sur les réseaux sociaux. Si ce n’est pas confirmé, il est fort probable que les soldats russes aient eu l’interdiction de prendre leur téléphone portable lors du début des opérations. Cela explique le peu, voir l’inexistence, d’images filmées par des soldats russes à l’exception des milices séparatistes du Donbass. Les seules images diffusées par les Russes ne le furent qu’au travers de journalistes accrédités. Pour ce qui est de la communication des autorités en Russie, cette dernière est restée minimale en rendant confuse la proportion et l’étendue de l’opération militaire.

DÉSASTRE MILITAIRE
Les élites russes ont fondé leur pari d’une guerre rapide sur trois hypothèses qui se sont toutes révélées fausses. La première est que l’armée ukrainienne s’écroulerait sur elle-même au début de l’offensive. Les Russes se remémoraient un vieux constat, effectué lors de la guerre de 2014 à 2015 : les forces armées de Kiev étaient mal organisées et corrompues. Ils n’ont pas su comprendre les progrès réalisés par cette dernière grâce à l’aide occidentale. La deuxième hypothèse erronée est la capacité du pouvoir politique ukrainien à garder son sang-froid et à maitriser sa communication pour redonner espoir et montrer l’exemple.


La dernière présomption invalide est que le peuple ukrainien accueillerait favorablement l’intervention, ou à tout le moins ne la combattrait pas activement. L’élite russe pensait que l’intervention d’agitateur politique suffirait à réveiller une large population prorusse qui se soulèverait pour soutenir l’action du Kremlin comme ce qui avait pu s’observer dans les principales villes de l’est de l’Ukraine (Odessa, Slaviansk, Kharkov, etc.) en 2014.

Ces erreurs d’analyse ont eu pour conséquence une entrée en guerre désastreuse. Elles révèlent les limites d’une conception de l’espace d’influence russe teintée de schèmes de pensée soviétiques. Pour la jeunesse russe et ukrainienne, la Russie et l’Ukraine sont bien deux nations différentes. La Russie se retrouve alors dans le pire des scénarios imaginables. De tous les objectifs fixés par le Kremlin, aucun n’est aujourd’hui atteint et tout ce qu’il pouvait craindre s’est produit.

Au niveau de la guerre informationnelle, le silence russe a laissé le champ ouvert aux autorités ukrainiennes. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a su en tirer profit. En plus d’avoir su endosser avec succès les vêtements du chef de guerre, il a réussi à susciter un véritable émoi dans l’opinion publique occidentale. L’armée ukrainienne en a également profité en publiant massivement les vidéos de pertes russes et de véhicules abandonnés. Cette guerre de l’image pourrait laisser croire que l’Ukraine sort vainqueure du conflit – si l’on oubliait que l’armée ukrainienne ne fait que reculer et n’a pas réussi à reprendre un seul territoire tombé aux mains des Russes. La stratégie de communication ukrainienne s’est aussi attaquée à la volonté russe de cacher le conflit à sa population. Les autorités politiques ont lancé pour cela le site « cherche les tiens » (ichi svoikh)1 cherchant à informer les familles russes du décès de leur fils.


 

 

R

Nouveau commentaire :





AUTRES INFOS

Vidéo : Les révélations de Max Mbargane sur le meurtre commis par le jumeau du lutteur Mama Lamine

Tentative d'inhumation à Touba: La dépouille d'un "homosexuel" refoulée

Wakhinane Nimzatt : Macky Sall offre près de 400 baux aux habitants de la cité "Diobene" grâce à Habib Niang

PSG: Le directeur sportif limogé

Gambie : Le Groupe Edk ouvre un restaurant "Djolof Chicken" à Banjul

Les premiers éléments de l’enquête sur l'assassinat de Fatou Kiné Gaye....

Le capitaine Touré a un homonyme !!!

Série de meurtres et d'agressions à Dakar : Antoine DIOME, ministre de l'intérieur indexé


Flux RSS

Inscription à la newsletter