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Guinée-Bissau: les électeurs choisissent leur nouveau président

Dimanche 29 Décembre 2019

Abonnée aux crises politiques depuis son indépendance en 1973, la Guinée-Bissau choisit ce dimanche son nouveau président. Quelque 760 000 électeurs sont appelés aux urnes pour départager deux candidats, Domingos Simões Pereira du PAIGC, parti historique arrivé en tête du premier tour, loin devant Umaro Sissoko Embalo du parti Madem G-15, arrivé en deuxième position.

Le jour à peine levé, à la lueur des lampes de poche, les agent(e)s de la commission électorale avec leurs gilets jaunes se sont installés à leur poste. Une table, deux chaises, une urne en plastique, un isoloir en carton… Tout cela, sur le trottoir. La plupart des bureaux de vote sont à l’extérieur, dans la rue, avec le palais présidentiel décoré pour Noël en toile de fond. Sapin et néons…

Une petite file d’électeurs matinaux s’est formée et on voit au sol des pierres, des gobelets ou des boîtes de conserves, système imparable pour garder sa place dans la queue.

Les électeurs reçoivent un bulletin avec les photos des deux candidats. Il y a une case à cocher. Selon la commission électorale, toutes les conditions sont réunies pour un bon déroulement du scrutin.

Le scrutin s’annonce serré entre deux candidats que tout oppose…

Les jeux sont ouverts. Sur le papier, Domingos Simões Pereira part avec une longueur d’avance, mais le PAIGC a perdu du terrain, notamment dans l’est du pays.

Et de son côté, Umaro Sissoko Embalo, effectivement, a obtenu le ralliement des principaux candidats malheureux du premier tour. Mais les cadres et militants du parti ne suivent pas forcément les consignes de vote.

Il y a donc un choix entre deux personnalités opposées. L’un, Domingos Simões Pereira, 56 ans, ingénieur en Génie civil, avec son éternel chapeau. Discours posé, il se présente comme le candidat de la stabilité.

Et en face, Umaro Sissoko Embalo, 47 ans, visage rond, lunettes, keffieh rouge et blanc autour de la tête… Et dans ses discours volontiers provocateurs, il n’a cessé d’attaquer le bilan du PAIGC, même si lui-même en est issu, avant la création de son parti il y a seulement un an et demi.

►À lire aussi : Présidentielle en Guinée-Bissau: deux candidats aux profils opposés

Donc l’enjeu, ce sera le report des voix et aussi le vote des 25 % d’électeurs qui se sont abstenus au premier tour.

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