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Guerre en Ukraine: à l'ONU, les pays africains s'abstiennent de tout soutien à l'invasion russe

Jeudi 3 Mars 2022

Si certains ministères des Affaires étrangères ont publiquement condamné l'invasion russe en Ukraine, d'autres ont voulu maintenir une certaine distance, tout en exhortant les belligérants à la négociation. Les pressions diplomatiques, de l'Union européenne comme de la Russie, se sont multipliées depuis le premier jour pour qu'ils expriment leur point de vue sur la guerre.


Si certains ministères des Affaires étrangères ont publiquement condamné l'invasion russe en Ukraine, d'autres ont voulu maintenir une certaine distance, tout en exhortant les belligérants à la négociation. Les pressions diplomatiques, de l'Union européenne comme de la Russie, se sont multipliées depuis le premier jour pour qu'ils expriment leur point de vue sur la guerre. 

Dans un discours très remarqué, c'est le Kenya à l'ONU, le premier, qui a condamné l'usage de la force par la Russie et le mépris de la diplomatie. À sa suite, le Ghana, membre du Conseil lui aussi, a dit son soutien à « l'intégrité territoriale de l'Ukraine », comme le Gabon, troisième membre africain, qui a, lui aussi, a voté la résolution condamnant « l'agression » russe et appelé à un cessez-le-feu immédiat.

Après quoi, la Cédéao, ainsi que le président sénégalais Macky Sall et celui de la Commission de l'Union africaine Moussa Faki Mahamat, ont, eux aussi, « condamné […] l'invasion militaire » et « exhorté » les deux parties à « un cessez-le-feu » et à des « négociations sans délai », de même que le Niger, le Maroc, la Côte d'Ivoire et l'Afrique du Sud, pourtant alliée de la Russie au sein des Brics, ou encore le Nigeria.

14 abstentions de pays africains, une vingtaine de votes pour
14 abstentions sur 35 viennent des pays africains, avec entre autres le Congo-Brazzaville, Madagascar, le Mali, le Sénégal, le Soudan, l'Algérie, l'Éthiopie ou encore l'Afrique du Sud qui se sont abstenus. Ce qui confirme l'embarras d'une partie de continent vis-à-vis de ce conflit. Certains sont des alliés de longue date de Moscou, comme Alger, d'autres sont en train de se rapprocher des Russes, comme le Mali, en pleine transition.

Les Sud-Africains, par exemple, ont rappelé leur profonde inquiétude, le besoin de respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale des États. Mais Pretoria a aussi estimé que la résolution ne créait pas d'environnement constructif pour les négociations. Le pays aurait souhaité un texte plus centré sur le rapprochement, sur « la construction de ponts » entre Russie et Ukraine. « Il faut que les parties s'engagent à trouver un compromis, à construire la confiance. Mais ce texte ne permet pas cela », a expliqué la représentante sud-africaine.

Attention toutefois, plus d'une vingtaine de pays du continent ont quand même approuvé ce texte, comme le Bénin, la RDC ou encore le Rwanda. Kigali a rappelé que la souveraineté, l'indépendance de tout pays devaient être respectées. « L'escalade militaire doit cesser immédiatement », a demandé le pays. Dans une déclaration mesurée, son représentant a plusieurs fois appelé au dialogue, à un cessez-le-feu, rappelant que seule la négociation permettrait une sortie de crise. Un seul pays africain a voté contre cette résolution, sans surprise, il s'agit de l'Érythrée.

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