La Gendarmerie nationale a confirmé le démantèlement du siège de l’aile politique du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC), à Ziguinchor. L’opération, menée mardi 27 octobre 2026, a abouti à l’interpellation de 28 personnes, dont neuf femmes, soupçonnées d’appartenir au mouvement indépendantiste. Selon les autorités sécuritaires, les personnes arrêtées s’étaient réunies pour commémorer l’anniversaire de l’assassinat d’Abdou Elinkine Diatta, ancien responsable du MFDC. Les gendarmes ont également saisi 17 téléphones portables, des documents, des drapeaux et plusieurs insignes attribués au mouvement.
La Gendarmerie nationale a livré des précisions sur l’opération menée mardi à Ziguinchor, dans une concession connue pour abriter les activités de l’aile politique du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC).
Dans un communiqué consacré à la lutte contre les atteintes à l’ordre public et à l’intégrité territoriale, la maréchaussée annonce avoir procédé à l’interpellation de 28 individus, parmi lesquels figurent neuf femmes.
L’intervention a été conduite par la Légion de gendarmerie de Ziguinchor dans le secteur de Boucotte, notamment au niveau du site connu sous le nom de « Magoukouro », situé dans la zone de Lyndiane.
Selon les autorités, les personnes arrêtées sont soupçonnées d’appartenir au MFDC, mouvement indépendantiste engagé depuis plusieurs décennies dans le conflit casamançais.
Un rassemblement en mémoire d’Abdou Elinkine Diatta à l’origine de l’intervention
D’après les informations communiquées par la Gendarmerie nationale, les personnes interpellées s’étaient réunies dans la concession pour commémorer l’anniversaire de la mort d’Abdou Elinkine Diatta, ancien porte-parole de l’abbé Augustin Diamacoune Senghor et figure de l’aile politique du MFDC.
L’ancien responsable du mouvement avait été assassiné le 27 octobre 2019 dans son village natal de Mlomp, dans le département de Bignona.
Sept ans jour pour jour après sa disparition, ses partisans auraient organisé une cérémonie à sa mémoire au siège de « Magoukouro ». Selon la version des forces de sécurité, le rassemblement a été marqué par le déploiement du drapeau du MFDC dans l'enceinte de la concession.Un geste que la gendarmerie présente comme un acte de provocation.
Les éléments intervenus sur les lieux ont procédé au retrait du drapeau avant de poursuivre les opérations de contrôle et de fouille. Les perquisitions effectuées dans la concession ont permis aux gendarmes de récupérer plusieurs objets susceptibles d'intéresser les enquêteurs.
Parmi le matériel saisi figurent 17 téléphones portables, dont l'exploitation est actuellement en cours. Les forces de sécurité ont également mis la main sur plusieurs documents qu'elles présentent comme compromettants et liés aux activités du mouvement indépendantiste.
Des drapeaux et divers insignes du MFDC ont aussi été récupérés au cours de l'intervention. L'exploitation de ces objets devrait permettre aux enquêteurs de recueillir d'éventuelles informations sur les activités des personnes interpellées et les circonstances du rassemblement.
À ce stade, le contenu exact des documents saisis et les éléments éventuellement découverts dans les téléphones n'ont pas été rendus publics.
Les 28 personnes remises à la Section de recherches
La Gendarmerie nationale a livré des précisions sur l’opération menée mardi à Ziguinchor, dans une concession connue pour abriter les activités de l’aile politique du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC).
Dans un communiqué consacré à la lutte contre les atteintes à l’ordre public et à l’intégrité territoriale, la maréchaussée annonce avoir procédé à l’interpellation de 28 individus, parmi lesquels figurent neuf femmes.
L’intervention a été conduite par la Légion de gendarmerie de Ziguinchor dans le secteur de Boucotte, notamment au niveau du site connu sous le nom de « Magoukouro », situé dans la zone de Lyndiane.
Selon les autorités, les personnes arrêtées sont soupçonnées d’appartenir au MFDC, mouvement indépendantiste engagé depuis plusieurs décennies dans le conflit casamançais.
Un rassemblement en mémoire d’Abdou Elinkine Diatta à l’origine de l’intervention
D’après les informations communiquées par la Gendarmerie nationale, les personnes interpellées s’étaient réunies dans la concession pour commémorer l’anniversaire de la mort d’Abdou Elinkine Diatta, ancien porte-parole de l’abbé Augustin Diamacoune Senghor et figure de l’aile politique du MFDC.
L’ancien responsable du mouvement avait été assassiné le 27 octobre 2019 dans son village natal de Mlomp, dans le département de Bignona.
Sept ans jour pour jour après sa disparition, ses partisans auraient organisé une cérémonie à sa mémoire au siège de « Magoukouro ». Selon la version des forces de sécurité, le rassemblement a été marqué par le déploiement du drapeau du MFDC dans l'enceinte de la concession.Un geste que la gendarmerie présente comme un acte de provocation.
Les éléments intervenus sur les lieux ont procédé au retrait du drapeau avant de poursuivre les opérations de contrôle et de fouille. Les perquisitions effectuées dans la concession ont permis aux gendarmes de récupérer plusieurs objets susceptibles d'intéresser les enquêteurs.
Parmi le matériel saisi figurent 17 téléphones portables, dont l'exploitation est actuellement en cours. Les forces de sécurité ont également mis la main sur plusieurs documents qu'elles présentent comme compromettants et liés aux activités du mouvement indépendantiste.
Des drapeaux et divers insignes du MFDC ont aussi été récupérés au cours de l'intervention. L'exploitation de ces objets devrait permettre aux enquêteurs de recueillir d'éventuelles informations sur les activités des personnes interpellées et les circonstances du rassemblement.
À ce stade, le contenu exact des documents saisis et les éléments éventuellement découverts dans les téléphones n'ont pas été rendus publics.
Les 28 personnes remises à la Section de recherches
À l'issue de l'opération, les 28 personnes interpellées ont été mises à la disposition de la Section de recherches (SR) de la gendarmerie de Ziguinchor. L'ensemble du matériel saisi a également été transmis aux enquêteurs pour les besoins de la procédure judiciaire.
Les investigations devront notamment permettre d'établir les circonstances précises de la réunion, de vérifier les soupçons d'appartenance au MFDC et de déterminer les éventuelles responsabilités individuelles.
Pour l'heure, les qualifications pénales susceptibles d'être retenues contre les personnes interpellées n'ont pas été précisées.
Un ancien siège chargé d'histoire
Le site visé par l'opération occupait depuis plusieurs années une place particulière dans l'histoire de l'aile politique du MFDC. Sous la direction d'Abdou Elinkine Diatta, il était devenu un lieu de rencontre pour des militants et sympathisants du mouvement. Après l'assassinat de ce dernier en octobre 2019, ses partisans avaient continué à s'y retrouver, notamment à l'occasion de cérémonies de commémoration et de prières en mémoire des responsables disparus.
L'intervention du 27 octobre 2026 marque ainsi une nouvelle étape dans l'histoire de ce site, dont le démantèlement intervient à une date particulièrement symbolique. Aucun élément rendu public ne permet toutefois d'affirmer que le choix du jour de l'intervention est directement lié à cet anniversaire.
La Gendarmerie nationale présente cette opération comme relevant de ses missions de préservation de l'ordre public et de défense de l'intégrité territoriale. Elle réaffirme sa détermination à assurer la sécurité des personnes et des biens sur toute l'étendue du territoire national. L'enquête confiée à la Section de recherches de Ziguinchor devra désormais permettre de préciser les circonstances des faits et de déterminer les suites judiciaires à réserver aux 28 personnes interpellées, qui bénéficient de la présomption d'innocence.
Les investigations devront notamment permettre d'établir les circonstances précises de la réunion, de vérifier les soupçons d'appartenance au MFDC et de déterminer les éventuelles responsabilités individuelles.
Pour l'heure, les qualifications pénales susceptibles d'être retenues contre les personnes interpellées n'ont pas été précisées.
Un ancien siège chargé d'histoire
Le site visé par l'opération occupait depuis plusieurs années une place particulière dans l'histoire de l'aile politique du MFDC. Sous la direction d'Abdou Elinkine Diatta, il était devenu un lieu de rencontre pour des militants et sympathisants du mouvement. Après l'assassinat de ce dernier en octobre 2019, ses partisans avaient continué à s'y retrouver, notamment à l'occasion de cérémonies de commémoration et de prières en mémoire des responsables disparus.
L'intervention du 27 octobre 2026 marque ainsi une nouvelle étape dans l'histoire de ce site, dont le démantèlement intervient à une date particulièrement symbolique. Aucun élément rendu public ne permet toutefois d'affirmer que le choix du jour de l'intervention est directement lié à cet anniversaire.
La Gendarmerie nationale présente cette opération comme relevant de ses missions de préservation de l'ordre public et de défense de l'intégrité territoriale. Elle réaffirme sa détermination à assurer la sécurité des personnes et des biens sur toute l'étendue du territoire national. L'enquête confiée à la Section de recherches de Ziguinchor devra désormais permettre de préciser les circonstances des faits et de déterminer les suites judiciaires à réserver aux 28 personnes interpellées, qui bénéficient de la présomption d'innocence.



