Lauréat du prix Socrates, l'ailier d'Arsenal Bukayo Saka a été récompensé lundi soir lors de la cérémonie du Ballon d'Or 2026 pour les divers engagements solidaires qu'il a pris ces dernières années, souvent en lien avec ses racines.
Comme ses aînés Marcus Rashford (28 ans, Manchester United) et Raheem Sterling (31 ans, sans club), Bukayo Saka (25 ans, Arsenal) fait partie d'une génération d'internationaux anglais très conscients des inégalités fragmentant nos sociétés contemporaines, et qui s'investissent pour tenter de les réduire. Sans doute parce qu'ils en ont été les témoins dès leur enfance, et parce qu'ils ont été occasionnellement confrontés, au cours de leur carrière, à un racisme rance.
Ainsi, dans les jours qui suivant son tir au but raté en finale de l'Euro 2021, Saka avait été victime d'une campagne d'injures en ligne liées à sa couleur de peau (comme Rashford d'ailleurs, et pour la même raison). « Une triste réalité » qu'il avait dénoncée sur le moment : « Je ne veux pas que des enfants ou des adultes puissent recevoir des messages aussi haineux blessants (....). Instagram, Twitter et Facebook (...) ne font pas assez pour arrêter ces messages ».
Ce lundi soir, ce souvenir semblait bien lointain, car c'est avec un sourire rayonnant que le Gunner est venu chercher sur la scène du London Palladium le prix Socrates, qui distingue les joueurs et joueuses engagé(e) s dans des projets sociétaux ou caritatifs. Une récompense qui s'explique par les diverses initiatives solidaires prises par Saka, avec une conscience aiguë de ses racines, proches et lointaines.
Des actions à Londres au Nigeria
En effet, l'an dernier, il a fait distribuer plus de mille uniformes scolaires à des familles démunies vivant dans le quartier d'Ealing, situé dans l'Ouest de Londres, dont le joueur d'Arsenal est lui-même originaire. Auparavant, entre 2022 et 2024, il avait financé au Nigeria, le pays d'origine de ses parents, 120 opérations chirurgicales ayant permis de soigner des enfants qui nécessitaient de soins d'urgence, en lien avec l'association BigShoe (qui collabore aussi avec Didier Drogba, Oleksandr Zintchenko ou Antonio Rüdiger).
C'est également en s'appuyant sur cette organisation humanitaire à but non lucratif, fondée à l'occasion du Mondial 2006, que Saka est venu en aide aux victimes de tremblements de terre qui ont frappé le Maroc et la Turquie en 2023, en offrant des conteneurs qui ont permis de loger des centaines de personnes privées de toits. La même année, l'ailier avait lancé avec la société Fiverr un programme destiné à soutenir de néo-entrepreneurs anglais issus des minorités ethniques. L'objectif ? « Aider des jeunes à se lancer, pour qu'ils aient un impact positif sur leurs communautés », expliquait Saka à l'époque. En l'observant soulever le trophée Socrates, ce lundi soir, on se disait que c'est exactement ce qu'il est parvenu à faire.
Lequipe.fr
Comme ses aînés Marcus Rashford (28 ans, Manchester United) et Raheem Sterling (31 ans, sans club), Bukayo Saka (25 ans, Arsenal) fait partie d'une génération d'internationaux anglais très conscients des inégalités fragmentant nos sociétés contemporaines, et qui s'investissent pour tenter de les réduire. Sans doute parce qu'ils en ont été les témoins dès leur enfance, et parce qu'ils ont été occasionnellement confrontés, au cours de leur carrière, à un racisme rance.
Ainsi, dans les jours qui suivant son tir au but raté en finale de l'Euro 2021, Saka avait été victime d'une campagne d'injures en ligne liées à sa couleur de peau (comme Rashford d'ailleurs, et pour la même raison). « Une triste réalité » qu'il avait dénoncée sur le moment : « Je ne veux pas que des enfants ou des adultes puissent recevoir des messages aussi haineux blessants (....). Instagram, Twitter et Facebook (...) ne font pas assez pour arrêter ces messages ».
Ce lundi soir, ce souvenir semblait bien lointain, car c'est avec un sourire rayonnant que le Gunner est venu chercher sur la scène du London Palladium le prix Socrates, qui distingue les joueurs et joueuses engagé(e) s dans des projets sociétaux ou caritatifs. Une récompense qui s'explique par les diverses initiatives solidaires prises par Saka, avec une conscience aiguë de ses racines, proches et lointaines.
Des actions à Londres au Nigeria
En effet, l'an dernier, il a fait distribuer plus de mille uniformes scolaires à des familles démunies vivant dans le quartier d'Ealing, situé dans l'Ouest de Londres, dont le joueur d'Arsenal est lui-même originaire. Auparavant, entre 2022 et 2024, il avait financé au Nigeria, le pays d'origine de ses parents, 120 opérations chirurgicales ayant permis de soigner des enfants qui nécessitaient de soins d'urgence, en lien avec l'association BigShoe (qui collabore aussi avec Didier Drogba, Oleksandr Zintchenko ou Antonio Rüdiger).
C'est également en s'appuyant sur cette organisation humanitaire à but non lucratif, fondée à l'occasion du Mondial 2006, que Saka est venu en aide aux victimes de tremblements de terre qui ont frappé le Maroc et la Turquie en 2023, en offrant des conteneurs qui ont permis de loger des centaines de personnes privées de toits. La même année, l'ailier avait lancé avec la société Fiverr un programme destiné à soutenir de néo-entrepreneurs anglais issus des minorités ethniques. L'objectif ? « Aider des jeunes à se lancer, pour qu'ils aient un impact positif sur leurs communautés », expliquait Saka à l'époque. En l'observant soulever le trophée Socrates, ce lundi soir, on se disait que c'est exactement ce qu'il est parvenu à faire.
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