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Transport Routier : Retrait définitif des Cars rapides et Ndiaga Ndiaye avant fin 2021

Mardi 17 Août 2021

Transport Routier :  Retrait définitif des Cars rapides et Ndiaga Ndiaye avant fin 2021
Bientôt la fin d’une époque à Dakar. Thierno Birahim Aw, le directeur du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud), a annoncé le «retrait définitif» des cars rapides et des cars Ndiaga Ndiaye de la circulation  d’ici la fin de l’année 2021. Thierno Birahim Aw a fait l’annonce, au cours d’une réunion de renouvellement des instances d’un groupement d’intérêt économique (Gie) de l’Association de financement des transports urbains (Aftu), à la chambre de Commerce de Dakar.

Cependant, il faudra voir pour le croire. En effet, ce n’est pas la première fois que l’Etat annonce le retrait de ces voitures de transports considérés par beaucoup comme des «cercueils roulants». Déjà au mois de mars 2020, le président Macky Sall s’était engagé à les retirer de la circulation. «Un véhicule qui a plus de 40 ans ne doit plus transporter des personnes», avait-il déclaré. Macky Sall qui s’exprimait, lors d’un conseil présidentiel consacré à l’environnement, expliquait que la modernisation du transport urbain ne s’accommode pas avec ces voitures d’un autre âge. Ce retrait devrait en principe coïncider avec la mise en circulation du Train express régional (Ter).


 
Toutefois, ce projet n’est pas du goût des transporteurs qui redoutent des milliers de pertes d’emplois. «Nous sommes sceptiques. L’Etat qui dit s’investir dans la promotion de l’emploi, risque de créer d’autres chômeurs. Car dans les lieux où sont établis les ‘cars rapides’ et les cars ‘Ndiaga Ndiaye’, il y a des emplois directs et indirects», se défend Abdourahmane Fall, responsable d’un syndicat de transport routier.

De plus, poursuit-il, il y a des préalables que l’Etat devrait respecter. Il affirme que le pouvoir devrait d’abord évaluer le projet de renouvellement du trafic urbain parce que le cahier de charges n’a jamais été respecté. A l’en croire, les chauffeurs et receveurs perçoivent des salaires dérisoires, ils ne bénéficient pas de contrats de travail et sont sans couverture maladie. D’après lui, c’est en contradiction avec ce que les transporteurs avaient arrêté avec la Banque mondiale. Abdourahmane Fall indique qu’il y a également un problème de dialogue social. Mor Ba, un autre transporteur espère que ce changement ne se fera pas au «prix de la compromission».

Quoi qu’il en soit, les acteurs du transport routier préconisent un dialogue qui implique tous les acteurs sous la supervision de l’Etat et des bailleurs garants du projet en vue de lister tous les problèmes et d’apporter des correctifs. «Un pays ne peut pas se construire sans dialogue. Les transporteurs de l’Aftu doivent s’assoir et discuter avec leurs employés» conseille El Hadji Aw.

Walfnet


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