Aucune date précise n'est annoncée, mais l'on sait que les Mirage viennent dans le cadre d'un exercice auquel participent la Côte d'Ivoire et le Gabon, du 8 au 30 novembre, avec une trentaine de militaires. Ce retour découle de la rencontre à l'Élysée des présidents tchadien et français il y a tout juste deux semaines, rencontre au cours de laquelle a été signée une déclaration d'intention.
Pour officialiser la reprise de leur coopération militaire et tourner la page ouverte en novembre 2024, lorsque le Tchad a brutalement dénoncé ses accords de défense avec Paris, on comprend désormais qu'il s'agissait en fait plus d'une remise à plat que d'une véritable rupture. Le Tchad a besoin d'appui pour surveiller ses frontières où des rebelles opèrent, alors que ses relations ne cessent de se dégrader avec ses voisins soudanais, centrafricains et tout récemment nigériens.
Quant à la France, il s'agit pour elle de reprendre pied dans un Sahel qui lui est devenu particulièrement hostile ces dernières années. À Paris, l'état-major choisit ses mots. Il évoque la reprise de la coopération « dans le respect de la souveraineté du Tchad ». Le terme n'est pas anodin : c'est au nom de sa souveraineté que Ndjamena avait rompu l'accord de défense en novembre 2024.
« Il n’y a jamais eu de rupture »
Côté tchadien, une source gouvernementale explique que les escales des avions de chasse au Tchad découlent d'« une feuille de route » fixée le 29 janvier 2026 par les deux présidents et négociée directement entre l’Élysée et le palais Toumaï, sans passer par les Affaires étrangères, rapporte notre correspondante à Ndjamena, Nadia Ben Mahfoudh.
« Il n’y a jamais eu de rupture », assure une source tchadienne proche des négociations. Selon elle, la fermeture des bases visait à « instaurer une nouvelle dynamique » et les formations n'ont jamais cessé, précise-t-elle.
Une source gouvernementale tchadienne va plus loin. En cas de besoin, l'armée française pourrait se redéployer au Tchad, avec l'accord préalable de Ndjamena. Pour l'heure, aucune demande n'a été formulée. « Mais si la France le demandait, nous l'accepterions », précise cette source.
Ndjamena revendique toutefois la diversification de ses partenaires. Le pays continuera à coopérer avec la Russie, la Turquie et la Chine.
Pour officialiser la reprise de leur coopération militaire et tourner la page ouverte en novembre 2024, lorsque le Tchad a brutalement dénoncé ses accords de défense avec Paris, on comprend désormais qu'il s'agissait en fait plus d'une remise à plat que d'une véritable rupture. Le Tchad a besoin d'appui pour surveiller ses frontières où des rebelles opèrent, alors que ses relations ne cessent de se dégrader avec ses voisins soudanais, centrafricains et tout récemment nigériens.
Quant à la France, il s'agit pour elle de reprendre pied dans un Sahel qui lui est devenu particulièrement hostile ces dernières années. À Paris, l'état-major choisit ses mots. Il évoque la reprise de la coopération « dans le respect de la souveraineté du Tchad ». Le terme n'est pas anodin : c'est au nom de sa souveraineté que Ndjamena avait rompu l'accord de défense en novembre 2024.
« Il n’y a jamais eu de rupture »
Côté tchadien, une source gouvernementale explique que les escales des avions de chasse au Tchad découlent d'« une feuille de route » fixée le 29 janvier 2026 par les deux présidents et négociée directement entre l’Élysée et le palais Toumaï, sans passer par les Affaires étrangères, rapporte notre correspondante à Ndjamena, Nadia Ben Mahfoudh.
« Il n’y a jamais eu de rupture », assure une source tchadienne proche des négociations. Selon elle, la fermeture des bases visait à « instaurer une nouvelle dynamique » et les formations n'ont jamais cessé, précise-t-elle.
Une source gouvernementale tchadienne va plus loin. En cas de besoin, l'armée française pourrait se redéployer au Tchad, avec l'accord préalable de Ndjamena. Pour l'heure, aucune demande n'a été formulée. « Mais si la France le demandait, nous l'accepterions », précise cette source.
Ndjamena revendique toutefois la diversification de ses partenaires. Le pays continuera à coopérer avec la Russie, la Turquie et la Chine.

