Malgré le renforcement de la surveillance des côtes sénégalaises et la multiplication des opérations contre l'émigration irrégulière, les départs vers l'Europe se poursuivent. Entre le 5 et le 24 octobre 2026, pas moins de 1 332 migrants partis du Sénégal ont été secourus au large des îles Canaries, en Espagne. Ces chiffres, révélés par le site d'information i-Sahel, concernent onze embarcations signalées en seulement trois semaines.
La route migratoire reliant les côtes sénégalaises aux îles Canaries reste particulièrement empruntée. Selon un décompte réalisé par i-Sahel à partir des publications d'Helena Maleno Garzón, responsable de l'organisation Caminando Fronteras, onze embarcations parties du Sénégal ont été recensées entre le 5 et le 24 octobre 2026.
Au total, 1 332 personnes ont été secourues puis transférées vers les îles espagnoles d'El Hierro et de Tenerife. Parmi elles figurent au moins 59 femmes et 86 mineurs.
Une forte augmentation des arrivées en quelques jours
La période du 19 au 24 octobre a été particulièrement marquée par les arrivées. En six jours seulement, 777 migrants ont été signalés, soit plus de la moitié du total recensé sur les trois semaines.
Le vendredi 23 octobre, trois embarcations transportant respectivement 41, 170 et 166 personnes sont arrivées à El Hierro. Au total, 377 migrants ont ainsi été pris en charge en une seule journée.
La veille et les jours précédents, d'autres embarcations avaient également été secourues, notamment une pirogue transportant 177 personnes le 19 octobre et une autre avec 145 passagers le lendemain.
Durant la première partie du mois, entre le 5 et le 12 octobre, 555 personnes avaient déjà été recensées à bord de plusieurs embarcations.
Les départs persistent malgré les opérations de surveillance
Ces chiffres interviennent alors que les autorités sénégalaises multiplient les opérations de lutte contre l'émigration irrégulière.
Selon les informations rapportées par i-Sahel, la gendarmerie nationale a annoncé, le 24 octobre, l'interpellation de 378 candidats à l'émigration lors de trois opérations menées dans la région de Fatick, les 20, 21 et 22 octobre.
Ces interventions ont également permis la saisie de trois pirogues et de 5 800 litres de carburant.
Pourtant, malgré ces dispositifs, les départs se poursuivent. Le renforcement des contrôles aurait notamment contribué à une modification des itinéraires migratoires, certains candidats privilégiant désormais la Gambie, la Guinée ou la Mauritanie comme points de départ.
Le chômage et le manque de perspectives en question
Au-delà des chiffres, la persistance de ces traversées remet au premier plan les difficultés économiques et sociales qui poussent de nombreux jeunes à prendre la mer.
Le chômage, la précarité, le manque de perspectives professionnelles et les inégalités figurent parmi les facteurs régulièrement évoqués par les spécialistes des migrations.
Ces nouvelles arrivées aux Canaries rappellent également les risques considérables encourus par les candidats à l'émigration, qui effectuent des traversées de plusieurs jours dans des embarcations souvent surchargées.
Le bilan de 1 332 migrants reste toutefois un décompte non officiel, établi à partir des signalements de Caminando Fronteras. Il n'a pas encore fait l'objet d'une confirmation consolidée des autorités espagnoles ou sénégalaises.
Mais une réalité demeure : malgré les interceptions et la surveillance renforcée, la route maritime entre le Sénégal et les Canaries continue d'attirer de nombreux candidats au départ.
La route migratoire reliant les côtes sénégalaises aux îles Canaries reste particulièrement empruntée. Selon un décompte réalisé par i-Sahel à partir des publications d'Helena Maleno Garzón, responsable de l'organisation Caminando Fronteras, onze embarcations parties du Sénégal ont été recensées entre le 5 et le 24 octobre 2026.
Au total, 1 332 personnes ont été secourues puis transférées vers les îles espagnoles d'El Hierro et de Tenerife. Parmi elles figurent au moins 59 femmes et 86 mineurs.
Une forte augmentation des arrivées en quelques jours
La période du 19 au 24 octobre a été particulièrement marquée par les arrivées. En six jours seulement, 777 migrants ont été signalés, soit plus de la moitié du total recensé sur les trois semaines.
Le vendredi 23 octobre, trois embarcations transportant respectivement 41, 170 et 166 personnes sont arrivées à El Hierro. Au total, 377 migrants ont ainsi été pris en charge en une seule journée.
La veille et les jours précédents, d'autres embarcations avaient également été secourues, notamment une pirogue transportant 177 personnes le 19 octobre et une autre avec 145 passagers le lendemain.
Durant la première partie du mois, entre le 5 et le 12 octobre, 555 personnes avaient déjà été recensées à bord de plusieurs embarcations.
Les départs persistent malgré les opérations de surveillance
Ces chiffres interviennent alors que les autorités sénégalaises multiplient les opérations de lutte contre l'émigration irrégulière.
Selon les informations rapportées par i-Sahel, la gendarmerie nationale a annoncé, le 24 octobre, l'interpellation de 378 candidats à l'émigration lors de trois opérations menées dans la région de Fatick, les 20, 21 et 22 octobre.
Ces interventions ont également permis la saisie de trois pirogues et de 5 800 litres de carburant.
Pourtant, malgré ces dispositifs, les départs se poursuivent. Le renforcement des contrôles aurait notamment contribué à une modification des itinéraires migratoires, certains candidats privilégiant désormais la Gambie, la Guinée ou la Mauritanie comme points de départ.
Le chômage et le manque de perspectives en question
Au-delà des chiffres, la persistance de ces traversées remet au premier plan les difficultés économiques et sociales qui poussent de nombreux jeunes à prendre la mer.
Le chômage, la précarité, le manque de perspectives professionnelles et les inégalités figurent parmi les facteurs régulièrement évoqués par les spécialistes des migrations.
Ces nouvelles arrivées aux Canaries rappellent également les risques considérables encourus par les candidats à l'émigration, qui effectuent des traversées de plusieurs jours dans des embarcations souvent surchargées.
Le bilan de 1 332 migrants reste toutefois un décompte non officiel, établi à partir des signalements de Caminando Fronteras. Il n'a pas encore fait l'objet d'une confirmation consolidée des autorités espagnoles ou sénégalaises.
Mais une réalité demeure : malgré les interceptions et la surveillance renforcée, la route maritime entre le Sénégal et les Canaries continue d'attirer de nombreux candidats au départ.

