Menu

Tchad : la rébellion est « en débandade », selon le ministre de la Défense

Vendredi 7 Mai 2021

Le ministre tchadien de la Défense a affirmé jeudi que les rebelles qui mènent depuis la mi-avril une offensive sont en « débandade » et que les autorités ne vont pas « dialoguer avec les terroristes ».

Des combats ont opposé l’armée au groupe rebelle du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), dans la région désertique du Kanem, le long de la frontière avec le Niger, à environ 300 km au nord de la capitale N’Djamena.

« Les forces de l’ordre sont en plein ratissage dans la zone d’opération. La plupart de prisonniers sont entre les mains de la gendarmerie et bien traités. L’ennemi est en débandade », a déclaré lors d’une conférence de presse Brahim Daoud Yaya, nommé dimanche ministre de la Défense. « Nous n’allons jamais dialoguer avec des terroristes », a-t-il poursuivi.

Basé depuis sa création en 2016 dans le Sud de la Libye, le FACT et ses colonnes de pick-ups sont d’abord descendus à partir du 11 avril, jour de l’élection présidentielle, vers le sud en franchissant la frontière Libye-Tchad, puis sont passés par le Niger, avant de revenir au Tchad dans le Kanem.

« La Libye est le fief de terroristes », a estimé le ministre de la Défense, mais « je ne peux pas accuser la Libye de soutenir les terroristes comme il n’y a pas un Etat en Libye ».

C’est dans cette même région du Kanem que le président Idriss Déby Itno, au pouvoir durant trente ans, a été tué sur le front lors de combats contre le FACT.

L’armée avait assuré, la veille de l’annonce de la mort du maréchal Déby, avoir tué 300 rebelles du FACT. Et 246 autres avaient été capturés et déférés au parquet de N’Djamena, selon la justice.

Les combats ont continué dans la zone de Nokou, dans le département du Nord-Kanem. La semaine dernière, un hélicoptère de l’armée tchadienne s’y est écrasé, à la suite d’une « panne technique » a assuré l’armée, le FACT affirmant avoir abattu l’aéronef.

Après l’annonce de la mort du président Déby, son fils Mahamat Idriss Déby a pris les rênes du pays à la tête d’un Conseil militaire de transition (CMT). Entouré de 14 généraux, tous fidèles à son père, il concentre presque tous les pouvoirs. Le nouvel homme fort du pays a promis des élections « libres et démocratiques » d’ici 18 mois.

La junte militaire a nommé dimanche par décret un gouvernement de transition composé de 40 ministres et secrétaires d’Etat. Les postes régaliens sont presque tous aux mains de membres du Mouvement patriotique du salut (MPS), le parti d’Idriss Déby Itno.

 

 

 

 

 

 

 

Le360 Afrique – AFP

Nouveau commentaire :



AUTRES INFOS

Coupe du monde 2026 : les États-Unis assouplissent les règles de visa pour les supporters de plusieurs pays africains

Ligue 1 : le Paris Saint-Germain sacré champion de France 2025-2026

CAF Awards : le Nigeria retrouve l’organisation de la cérémonie après quatre ans au Maroc

Football : le Sénégal veut organiser la Coupe d’Afrique des nations 2032

Barcelone : Lamine Yamal brandit un drapeau palestinien lors des célébrations du titre

Judo africain : le Sénégal repart du Kenya avec deux médailles de bronze

Prix Marc-Vivien Foé 2026: Mamadou Sangaré, premier Malien sacré

Il y a 45 ans disparaissait Bob Marley, icône éternelle du reggae

Clasico : le Barça terrasse le Real Madrid et décroche le titre de champion d’Espagne

Dakar : Magistrats et forces de sécurité réunis pour une marche symbolique dans le Plateau