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Procès Sarkozy: pour la première fois, de la prison ferme requise contre un ancien président français

Mercredi 9 Décembre 2020

À l'époque du procès des emplois fictifs de la mairie de Paris, le parquet avait requis la relaxe à l'encontre du président de la République mis en cause, Jacques Chirac.


Ce mardi, le parquet national financier (PNF) a requis quatre ans de prison, dont deux avec sursis, à l'encontre de l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy. Ce dernier comparaît devant le tribunal judiciaire de Paris pour "corruption" et "trafic d'influence" dans l'affaire dite des "écoutes". C'est la première fois que la justice requiert de la prison ferme à l'encontre d'un ancien chef d'État sous la Ve République.

Garder la "grandeur de la charge qui fut la sienne"
Le PNF a adopté le même régime pour les trois prévenus, requérant également 4 ans avec sursis pour l'avocat Thierry Herzog (assortis de 5 ans d'interdiction professionnelle) et pour le magistrat Gilbert Azibert.



C'est la première fois qu'un procureur requiert de la prison ferme contre un président de la République. Lors du procès en 2011 de Jacques Chirac pour "détournement de fonds publics" et "abus de confiance" dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris, le parquet avait requis la relaxe à l'encontre du chef d'État.

Durant son réquisitoire, les procureurs du PNF ont dénoncé les agissements de Nicolas Sarkozy qui ont "abîmé l'image présidentielle", Thierry Herzog celle des avocats et Gilbert Azibert celle des magistrats, ajoutant que cette affaire avait "froissé le tissu institutionnel."

"Les faits ne se seraient pas produits si un ancien président, avocat par ailleurs, avait gardé présent à l'esprit la grandeur, la responsabilité, et les devoirs de la charge qui fut la sienne", a lancé le procureur, soulignant qu'il avait été en tant que chef de l'Etat "le gardien de l'indépendance de l'autorité judiciaire".
"Le parquet a deserté l'accusation"


Alors que l'audience était levée, Nicolas Sarkozy a quitté la salle sans faire de déclaration, laissant ce soin à son avocate Jacqueline Laffont. La défense de l'ancien président est apparue sereine:

"Nous sommes en pleine confiance, après des débats qui nous portent à cette confiance. (...) Tout le monde a été témoin du fait que les réquisitions sont aussi disproportionnées par rapport à l'absence de ce parquet tout au cours de ces débats. Le parquet a deserté l'accusation", a affirmé Me Jacqueline Laffont, avocate de Nicolas Sarkozy, l'issue du réquisitoire.


Le procès se poursuit mercredi, avec la plaidoirie de la pénaliste, suivie de celle de son confrère Me José Allegrini. Jeudi, Me Hervé Temime et Me Paul-Albert Iwens plaideront, avant un jugement, également attendu jeudi.

BFMTV

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