Le pouvoir du général Assimi Goïta traverse l’une des périodes les plus critiques depuis son arrivée à la tête du Mali. Ébranlé par les attaques coordonnées menées le 25 avril dernier par les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) et les rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA), le chef de la transition malienne a choisi de verrouiller davantage l’appareil sécuritaire tout en imposant un resserrement des rangs au sein de la junte.
Selon les révélations de Jeune Afrique, cette offensive d’envergure a profondément fragilisé le régime militaire installé au pouvoir depuis 2021. Le choc a été particulièrement violent pour le sommet de l’État. Le ministre de la Défense, Sadio Camara, figure clé de la junte et proche d’Assimi Goïta, a été tué lors d’une attaque kamikaze ciblant son domicile à Kati, bastion militaire stratégique situé près de Bamako. Dans le même temps, Modibo Koné, directeur de l’Agence nationale de la sécurité de l’État (ANSE) et allié influent du chef de la transition, a été grièvement blessé par balles.
Face à cette situation explosive, Assimi Goïta aurait été rapidement évacué de Kati par des éléments des forces spéciales, unité dont il est lui-même issu. D’après plusieurs témoignages relayés par Jeune Afrique, le président de la transition a été conduit sous haute sécurité vers le Centre national d’aguerrissement de Samanko, situé à la sortie de Bamako en direction de la Guinée.
Des habitants de la zone affirment avoir entendu plusieurs tirs de sommation aux premières heures de l’attaque, signe de la tension extrême qui régnait autour du dispositif de protection du chef de l’État malien.
Pendant près de trois jours, Assimi Goïta est resté invisible et silencieux, alimentant les spéculations sur une possible déstabilisation du régime. Ce n’est que le 28 avril qu’il a finalement réapparu publiquement, aux côtés de responsables russes et de proches du défunt ministre de la Défense, avant de rendre visite aux blessés hospitalisés à Kati.
Dans une allocution diffusée sur la télévision nationale, le général malien a assuré que « la situation d’une extrême gravité » était désormais « maîtrisée ».
Mais derrière cette communication officielle, plusieurs tensions internes seraient apparues au sein du pouvoir militaire. La veille de la prise de parole présidentielle, Malick Diaw, président du Conseil national de transition (CNT), ainsi que le Premier ministre Abdoulaye Maïga, avaient déjà multiplié les déplacements auprès des blessés et des familles des victimes, nourrissant les rumeurs de rivalités au sommet de la junte.
Selon plusieurs sources sécuritaires citées par Jeune Afrique, Malick Diaw aurait exprimé une vive colère contre les services de renseignement maliens, accusés d’avoir sous-estimé les menaces jihadistes malgré plusieurs alertes antérieures.
Conscient du risque d’implosion du régime, Assimi Goïta aurait néanmoins réussi à convaincre les principaux responsables militaires de maintenir l’unité autour de son pouvoir. Dans un contexte sécuritaire extrêmement tendu, la priorité affichée par la junte serait désormais d’éviter toute fracture interne susceptible de profiter à d’éventuels adversaires au sein de l’armée.
Toujours selon Jeune Afrique, cette crise a également permis au chef de la transition de renforcer davantage son emprise sur l’appareil militaire et sécuritaire, dans l’attente d’une éventuelle contre-offensive contre les groupes armés qui ont frappé le cœur du pouvoir malien.
Selon les révélations de Jeune Afrique, cette offensive d’envergure a profondément fragilisé le régime militaire installé au pouvoir depuis 2021. Le choc a été particulièrement violent pour le sommet de l’État. Le ministre de la Défense, Sadio Camara, figure clé de la junte et proche d’Assimi Goïta, a été tué lors d’une attaque kamikaze ciblant son domicile à Kati, bastion militaire stratégique situé près de Bamako. Dans le même temps, Modibo Koné, directeur de l’Agence nationale de la sécurité de l’État (ANSE) et allié influent du chef de la transition, a été grièvement blessé par balles.
Face à cette situation explosive, Assimi Goïta aurait été rapidement évacué de Kati par des éléments des forces spéciales, unité dont il est lui-même issu. D’après plusieurs témoignages relayés par Jeune Afrique, le président de la transition a été conduit sous haute sécurité vers le Centre national d’aguerrissement de Samanko, situé à la sortie de Bamako en direction de la Guinée.
Des habitants de la zone affirment avoir entendu plusieurs tirs de sommation aux premières heures de l’attaque, signe de la tension extrême qui régnait autour du dispositif de protection du chef de l’État malien.
Pendant près de trois jours, Assimi Goïta est resté invisible et silencieux, alimentant les spéculations sur une possible déstabilisation du régime. Ce n’est que le 28 avril qu’il a finalement réapparu publiquement, aux côtés de responsables russes et de proches du défunt ministre de la Défense, avant de rendre visite aux blessés hospitalisés à Kati.
Dans une allocution diffusée sur la télévision nationale, le général malien a assuré que « la situation d’une extrême gravité » était désormais « maîtrisée ».
Mais derrière cette communication officielle, plusieurs tensions internes seraient apparues au sein du pouvoir militaire. La veille de la prise de parole présidentielle, Malick Diaw, président du Conseil national de transition (CNT), ainsi que le Premier ministre Abdoulaye Maïga, avaient déjà multiplié les déplacements auprès des blessés et des familles des victimes, nourrissant les rumeurs de rivalités au sommet de la junte.
Selon plusieurs sources sécuritaires citées par Jeune Afrique, Malick Diaw aurait exprimé une vive colère contre les services de renseignement maliens, accusés d’avoir sous-estimé les menaces jihadistes malgré plusieurs alertes antérieures.
Conscient du risque d’implosion du régime, Assimi Goïta aurait néanmoins réussi à convaincre les principaux responsables militaires de maintenir l’unité autour de son pouvoir. Dans un contexte sécuritaire extrêmement tendu, la priorité affichée par la junte serait désormais d’éviter toute fracture interne susceptible de profiter à d’éventuels adversaires au sein de l’armée.
Toujours selon Jeune Afrique, cette crise a également permis au chef de la transition de renforcer davantage son emprise sur l’appareil militaire et sécuritaire, dans l’attente d’une éventuelle contre-offensive contre les groupes armés qui ont frappé le cœur du pouvoir malien.

