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Martin Fayulu : «Un régime incompétent peut changer la Constitution 100 fois».

Mercredi 1 Janvier 2025

En République démocratique du Congo (RDC), c’est un diagnostic choc concernant la gestion du pays, dressé par Martin Fayulu, dans un message de fin d'année. Infrastructures inexistantes, situation humanitaire dramatique et faible diplomatie : l'opposant accuse le régime de Félix Tshisekedi de mauvaise gestion et de complaisance face à la misère des Congolais, alors que, selon lui, le camp au pouvoir vide les caisses de l’État. Précisions.


« Le bilan est accablant, ce n’est pas une opinion, c’est un constat qui s’impose. » Martin Fayulu est catégorique et appelle la population de RDC à s’indigner face à ceux qu’ils qualifient de voleurs en col blanc, tapis dans les institutions : « La corruption et le vol gangrènent nos institutions. Des milliards de dollars sont détournés à travers des projets fictifs et des contrats léonins. Les ressources du peuple sont dilapidées et les faits de corruption sont tellement légion que beaucoup ne s’en émeuvent plus. Le banditisme d’État d’une minorité prédatrice des institutions et le train de vie surréaliste des institutions doivent interpeller chaque Congolais. »

La sécurité est inexistante dans le pays, l’armée étant abandonnée par le pouvoir, affirme l’opposant. Il donne pour exemple l’occupation de 130 localités par les rebelles du M23. Des exactions des groupes armés s’exacerbent dans l’est de la RDC, le banditisme urbain prospère, les gangs terrorisent les villes, assure également Martin Fayulu : « Le sujet est traité avec une légèreté déconcertante et le champagne coule à flots au sommet d’un État failli et faible. »

Un régime incompétent peut changer la Constitution 100 fois, les mêmes maux produiront les mêmes effets

Celui qui a été candidat malheureux aux élections présidentielles de 2018 et 2023 dresse un constat tout aussi sévère envers les institutions publiques : « La pauvreté explose. L’éducation et la santé s’effondrent, les grèves de fonctionnaires, de médecins et d’enseignants se multiplient. La gratuité de l’enseignement demeure un mirage, le chômage est à son comble, la jeunesse abandonnée à elle-même voit son avenir compromis. »



Le leader de la coalition Lamuka ne transige pas sur le changement de la Constitution envisagée par le régime en place. Pour lui, « un régime incompétent peut changer la Constitution 100 fois, les mêmes maux produiront les mêmes effets ».

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