Pastef, devenu pour beaucoup une immense déception nationale, est arrivé au pouvoir en promettant une rupture avec les anciennes pratiques. Transparence, reddition des comptes et gestion vertueuse étaient les maîtres mots de ses dirigeants. Mais l’affaire ASER–AEE Power EPC vient aujourd’hui confronter le régime à ses propres promesses.
Près de 37 milliards de francs CFA destinés à l’électrification rurale auraient été versés, puis redistribués en quelques semaines à travers des circuits financiers jugés particulièrement troublants. Des millions d’euros auraient transité par des comptes intermédiaires, d’autres auraient été convertis en devises, tandis que la part clairement identifiée comme consacrée au projet ne représenterait qu’environ 2 % des fonds reçus. Des révélations suffisamment graves pour exiger des explications immédiates et exhaustives.
Au lieu de la transparence promise, le régime a privilégié la communication politique, l’intimidation, les dénégations et des attaques contre ceux qui soulèvent des interrogations. Pourtant, les Sénégalais ne demandent rien d’extraordinaire : ils souhaitent comprendre ce qu’il est advenu des fonds destinés à améliorer les conditions de vie des populations rurales.
Ousmane Sonko, le directeur général de l’ASER Jean-Michel Sène et l’ancien ministre de l’Énergie Birame Souleye Diop ont le devoir d’apporter des réponses claires. Gouverner ne consiste pas seulement à réclamer la confiance du peuple, mais à la mériter par la transparence et la vérité. Dans cette affaire, Thierno Alassane Sall mérite d’être salué. Malgré les attaques, les tentatives de discrédit et l’omerta entretenue autour du dossier, il continue d’exiger des comptes. Son combat est celui de tous les Sénégalais qui refusent que des milliards de francs CFA disparaissent dans l’opacité sans explication. L’affaire ASER apparaît ainsi comme un révélateur d’un régime qui promettait la rupture mais qui, face aux questions sensibles, semble reproduire certains réflexes qu’il dénonçait hier.
Pape Modou Cissé
Juriste
Membre du Cercle des Cadres de LA RÉPUBLIQUE DES VALEURS
Près de 37 milliards de francs CFA destinés à l’électrification rurale auraient été versés, puis redistribués en quelques semaines à travers des circuits financiers jugés particulièrement troublants. Des millions d’euros auraient transité par des comptes intermédiaires, d’autres auraient été convertis en devises, tandis que la part clairement identifiée comme consacrée au projet ne représenterait qu’environ 2 % des fonds reçus. Des révélations suffisamment graves pour exiger des explications immédiates et exhaustives.
Au lieu de la transparence promise, le régime a privilégié la communication politique, l’intimidation, les dénégations et des attaques contre ceux qui soulèvent des interrogations. Pourtant, les Sénégalais ne demandent rien d’extraordinaire : ils souhaitent comprendre ce qu’il est advenu des fonds destinés à améliorer les conditions de vie des populations rurales.
Ousmane Sonko, le directeur général de l’ASER Jean-Michel Sène et l’ancien ministre de l’Énergie Birame Souleye Diop ont le devoir d’apporter des réponses claires. Gouverner ne consiste pas seulement à réclamer la confiance du peuple, mais à la mériter par la transparence et la vérité. Dans cette affaire, Thierno Alassane Sall mérite d’être salué. Malgré les attaques, les tentatives de discrédit et l’omerta entretenue autour du dossier, il continue d’exiger des comptes. Son combat est celui de tous les Sénégalais qui refusent que des milliards de francs CFA disparaissent dans l’opacité sans explication. L’affaire ASER apparaît ainsi comme un révélateur d’un régime qui promettait la rupture mais qui, face aux questions sensibles, semble reproduire certains réflexes qu’il dénonçait hier.
Pape Modou Cissé
Juriste
Membre du Cercle des Cadres de LA RÉPUBLIQUE DES VALEURS


