L’augmentation des prix du supercarburant et du gasoil continue de susciter des réactions au sein de la classe politique sénégalaise. Dans une déclaration rendue publique après l’annonce du gouvernement, l’économiste et ancien ministre Malick Gakou a vivement critiqué cette décision, qu’il considère comme une nouvelle épreuve pour les ménages sénégalais déjà confrontés à la cherté de la vie.
Selon lui, cette hausse des prix des produits pétroliers aura des répercussions directes sur le quotidien des populations. « Les prix du carburant et du gasoil flambent à des niveaux jamais égalés dans notre pays. Évidemment, cette hausse va entraîner, à la chaîne, un renchérissement du coût de la vie, particulièrement pour les couches les plus vulnérables », a-t-il déclaré.
Pour l’ancien ministre, la situation est d’autant plus préoccupante que le Sénégal est désormais entré dans le cercle des pays producteurs de pétrole et de gaz. « Et le plus paradoxal dans ce patchwork d’inédits, c’est que notre pays est désormais producteur de pétrole et de gaz », a-t-il souligné.
« La corruption coûte au peuple sénégalais trois points de croissance par an » Dans son analyse, Malick Gakou établit un lien entre les difficultés économiques actuelles et ce qu’il qualifie de mauvaise gouvernance des ressources publiques. Il accuse certaines élites d’avoir privilégié leurs intérêts personnels au détriment de ceux de la nation.
« Voilà où peuvent mener la corruption et l’enrichissement illicite de certaines élites. On spolie les deniers et les ressources publiques, on les met en jachère au détriment des intérêts supérieurs de la Nation, on se remplit les poches pendant que le peuple trinque. Et rien ne se passe. Pire, on continue à nous servir une arrogance méprisante », a-t-il dénoncé.
L’ancien ministre estime que les revenus tirés des ressources naturelles devraient permettre d’améliorer les conditions de vie des Sénégalais. Or, selon lui, les bénéfices attendus tardent encore à se matérialiser.
« Voilà vers quoi nous mène notre malédiction du pétrole : des ressources qui devraient améliorer le quotidien des Sénégalais, mais dont les retombées tardent à se faire sentir pour le plus grand nombre », a-t-il affirmé.
Poursuivant son argumentaire, Malick Gakou a insisté sur le coût économique de la corruption pour le pays.
« La corruption coûte au peuple sénégalais trois points de croissance par an », a-t-il soutenu.
« Les responsables de cette catastrophe sont bien vivants »
Le leader politique a également pointé du doigt ceux qu’il considère comme les principaux responsables de la situation actuelle.
« Les responsables de cette catastrophe sont bien vivants. Ils se bombent encore le torse avec des milliards spoliés, sans conséquences. Jusqu’à quand ? », s’est-il interrogé.
Concluant sa déclaration sur une note d’indignation, Malick Gakou a résumé son sentiment en deux mots : « JUSTE INCROYABLE ».
Cette sortie intervient dans un contexte de vives discussions autour de la hausse des prix des carburants, une mesure que le gouvernement justifie par l’envolée des cours internationaux du pétrole et la nécessité de contenir le poids des subventions supportées par l’État.
Selon lui, cette hausse des prix des produits pétroliers aura des répercussions directes sur le quotidien des populations. « Les prix du carburant et du gasoil flambent à des niveaux jamais égalés dans notre pays. Évidemment, cette hausse va entraîner, à la chaîne, un renchérissement du coût de la vie, particulièrement pour les couches les plus vulnérables », a-t-il déclaré.
Pour l’ancien ministre, la situation est d’autant plus préoccupante que le Sénégal est désormais entré dans le cercle des pays producteurs de pétrole et de gaz. « Et le plus paradoxal dans ce patchwork d’inédits, c’est que notre pays est désormais producteur de pétrole et de gaz », a-t-il souligné.
« La corruption coûte au peuple sénégalais trois points de croissance par an » Dans son analyse, Malick Gakou établit un lien entre les difficultés économiques actuelles et ce qu’il qualifie de mauvaise gouvernance des ressources publiques. Il accuse certaines élites d’avoir privilégié leurs intérêts personnels au détriment de ceux de la nation.
« Voilà où peuvent mener la corruption et l’enrichissement illicite de certaines élites. On spolie les deniers et les ressources publiques, on les met en jachère au détriment des intérêts supérieurs de la Nation, on se remplit les poches pendant que le peuple trinque. Et rien ne se passe. Pire, on continue à nous servir une arrogance méprisante », a-t-il dénoncé.
L’ancien ministre estime que les revenus tirés des ressources naturelles devraient permettre d’améliorer les conditions de vie des Sénégalais. Or, selon lui, les bénéfices attendus tardent encore à se matérialiser.
« Voilà vers quoi nous mène notre malédiction du pétrole : des ressources qui devraient améliorer le quotidien des Sénégalais, mais dont les retombées tardent à se faire sentir pour le plus grand nombre », a-t-il affirmé.
Poursuivant son argumentaire, Malick Gakou a insisté sur le coût économique de la corruption pour le pays.
« La corruption coûte au peuple sénégalais trois points de croissance par an », a-t-il soutenu.
« Les responsables de cette catastrophe sont bien vivants »
Le leader politique a également pointé du doigt ceux qu’il considère comme les principaux responsables de la situation actuelle.
« Les responsables de cette catastrophe sont bien vivants. Ils se bombent encore le torse avec des milliards spoliés, sans conséquences. Jusqu’à quand ? », s’est-il interrogé.
Concluant sa déclaration sur une note d’indignation, Malick Gakou a résumé son sentiment en deux mots : « JUSTE INCROYABLE ».
Cette sortie intervient dans un contexte de vives discussions autour de la hausse des prix des carburants, une mesure que le gouvernement justifie par l’envolée des cours internationaux du pétrole et la nécessité de contenir le poids des subventions supportées par l’État.
