Le danger ne se voit pas seulement dans les fissures, l’usure des équipements ou l’étroitesse de la chaussée. Il se mesure aussi au fil des années, alertes restées sans réponse. Pour Elhadji Kamara, président du Collectif citoyen « L’heure est grave pour la Casamance », cette situation relève désormais d’une « négligence ».
Dans un entretien avec « Le Soleil », il a indiqué que « le pont, érigé au milieu des années 1970, sous le régime du président Abdou Diouf, est devenu un danger ». D’ailleurs, dit-il, la construction d’une deuxième voie avait été promise au courant des années 1990, mais « le projet n’a jamais vu le jour ».
Depuis, regrette El Hadji Kamara, les années passent et l’état de l’ouvrage se détériore. Égrenant une liste de promesses, il fait remarquer qu’en 2009, Karim Wade, alors ministre des Infrastructures et de la Coopération internationale, s’était rendu à Ziguinchor et avait annoncé « la construction d’un nouveau pont ». Mais, au lieu d’un nouvel ouvrage, dénonce M. Kamara, des travaux de réfection et de réparation ont été engagés. Quatre ans plus tard, se désole-t-il, en 2013, les inquiétudes ressurgissent avec acuité. Le pont montre de nouveaux signes de faiblesse, les alertes se multiplient et les promesses également. D’après El Hadji Kamara, depuis 2013, ils alertent, car « le pont ne tient plus ».
L’année 2024, un autre espoir
Avec l’arrivée de Macky Sall au pouvoir, poursuit-il, l’espoir d’une nouvelle infrastructure renaît. Un pont neuf est annoncé à plusieurs reprises lors de ses déplacements en Casamance. « De 2013 à 2019, cette promesse a été régulièrement renouvelée », déplore le président du collectif. Même après la réélection de Macky Sall, en 2019, le projet, souligne-t-il, a continué d’être décrit comme « une urgence pour le régime jusqu’à la fin de son mandat ».
Avec l’alternance politique intervenue en 2024, El Hadji Kamara et ses camarades nourrissent désormais un nouvel espoir. Selon lui, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui a emprunté le pont lors de déplacements en Casamance, dit-il, a constaté de visu son état. « Le chef de l’État a constaté lui-même l’état de dégradation de l’infrastructure et les dangers qu’il représente », affirme le président du collectif. Mais, à ses yeux, aucune avancée majeure n’est encore perceptible sur le terrain. M. Kamara informe que malgré cet état défectueux, en 2025, le Président avait, une nouvelle fois, emprunté l’ouvrage pour se rendre à Cou-balane, dans le département de Bignona. Toujours dans le registre des promesses, il fait savoir que le ministre des Infrastructures, Dethié Fall, avait également fait part du lancement prochain des travaux, avant que celui-ci ne soit récemment reporté. Elhadj Kamara estime que l’urgence ne peut plus être différée.
« Depuis 2008, le pont a commencé à inquiéter. À ce jour, une dizaine de personnes y ont perdu la vie, sans compter les dégâts matériels », regrette-t-il, tout en dénonçant l’absence de réponse à la hauteur du danger. Au-delà des gouvernements et des promesses non tenues, M. Kamara veut surtout replacer le débat sur l’essentiel : la sécurité des usagers et l’accessibilité de la Casamance. « Nous ne faisons le procès de personne. Ce qui nous intéresse, c’est le désenclavement de notre région », insiste le président du collectif « L’heure est grave pour la Casamance ».
Dans un entretien avec « Le Soleil », il a indiqué que « le pont, érigé au milieu des années 1970, sous le régime du président Abdou Diouf, est devenu un danger ». D’ailleurs, dit-il, la construction d’une deuxième voie avait été promise au courant des années 1990, mais « le projet n’a jamais vu le jour ».
Depuis, regrette El Hadji Kamara, les années passent et l’état de l’ouvrage se détériore. Égrenant une liste de promesses, il fait remarquer qu’en 2009, Karim Wade, alors ministre des Infrastructures et de la Coopération internationale, s’était rendu à Ziguinchor et avait annoncé « la construction d’un nouveau pont ». Mais, au lieu d’un nouvel ouvrage, dénonce M. Kamara, des travaux de réfection et de réparation ont été engagés. Quatre ans plus tard, se désole-t-il, en 2013, les inquiétudes ressurgissent avec acuité. Le pont montre de nouveaux signes de faiblesse, les alertes se multiplient et les promesses également. D’après El Hadji Kamara, depuis 2013, ils alertent, car « le pont ne tient plus ».
L’année 2024, un autre espoir
Avec l’arrivée de Macky Sall au pouvoir, poursuit-il, l’espoir d’une nouvelle infrastructure renaît. Un pont neuf est annoncé à plusieurs reprises lors de ses déplacements en Casamance. « De 2013 à 2019, cette promesse a été régulièrement renouvelée », déplore le président du collectif. Même après la réélection de Macky Sall, en 2019, le projet, souligne-t-il, a continué d’être décrit comme « une urgence pour le régime jusqu’à la fin de son mandat ».
Avec l’alternance politique intervenue en 2024, El Hadji Kamara et ses camarades nourrissent désormais un nouvel espoir. Selon lui, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui a emprunté le pont lors de déplacements en Casamance, dit-il, a constaté de visu son état. « Le chef de l’État a constaté lui-même l’état de dégradation de l’infrastructure et les dangers qu’il représente », affirme le président du collectif. Mais, à ses yeux, aucune avancée majeure n’est encore perceptible sur le terrain. M. Kamara informe que malgré cet état défectueux, en 2025, le Président avait, une nouvelle fois, emprunté l’ouvrage pour se rendre à Cou-balane, dans le département de Bignona. Toujours dans le registre des promesses, il fait savoir que le ministre des Infrastructures, Dethié Fall, avait également fait part du lancement prochain des travaux, avant que celui-ci ne soit récemment reporté. Elhadj Kamara estime que l’urgence ne peut plus être différée.
« Depuis 2008, le pont a commencé à inquiéter. À ce jour, une dizaine de personnes y ont perdu la vie, sans compter les dégâts matériels », regrette-t-il, tout en dénonçant l’absence de réponse à la hauteur du danger. Au-delà des gouvernements et des promesses non tenues, M. Kamara veut surtout replacer le débat sur l’essentiel : la sécurité des usagers et l’accessibilité de la Casamance. « Nous ne faisons le procès de personne. Ce qui nous intéresse, c’est le désenclavement de notre région », insiste le président du collectif « L’heure est grave pour la Casamance ».

