La crise de gouvernance qui secoue la FIFA prend une nouvelle tournure. Alors que les critiques contre Gianni Infantino se multiplient, l’UEFA et plusieurs autres confédérations travaillent désormais à une stratégie destinée à provoquer un changement de direction à la tête du football mondial.
En marge de la Supercoupe d’Europe remportée mercredi par le Paris Saint-Germain face à Aston Villa (2-1) à Salzbourg, plusieurs responsables du football européen auraient échangé sur l’avenir de la FIFA et de son président.
Selon des informations rapportées par L’Équipe et corroborées par d’autres sources, l’UEFA serait désormais « très concentrée sur le seul fait de changer la gouvernance » de la FIFA. Des discussions auraient également été engagées avec d’autres confédérations afin de réunir suffisamment de soutiens.
Le scénario d’une motion de défiance contre Gianni Infantino est désormais ouvertement évoqué. Des sources proches de l’UEFA citées par L’Équipe affirment qu’« une motion de censure sera votée si Gianni Infantino ne quitte pas son poste dans les prochains mois ».
L’objectif serait donc de pousser le président de la FIFA à démissionner ou à renoncer à sa candidature avant les prochaines échéances électorales. Infantino, qui ambitionne de poursuivre son mandat, se retrouve ainsi confronté à une fronde institutionnelle de plus en plus structurée.
Cette offensive serait notamment portée par l’UEFA, l’Association européenne des clubs présidée par Nasser Al-Khelaïfi, ainsi que par des responsables de l’AFC et de la CONCACAF.
Le projet de vente des droits du Mondial au cœur de la crise
La contestation s’est intensifiée après l’abandon du projet de Football Forward Enterprise, qui prévoyait notamment la commercialisation d’une partie des droits liés aux compétitions de la FIFA auprès d’investisseurs privés.
L’UEFA, l’AFC et la CONCACAF ont récemment publiquement dénoncé la manière dont le projet avait été conduit, estimant que la confiance avait été rompue. Les trois confédérations ont appelé à une révision indépendante du dossier et à une gouvernance davantage fondée sur la concertation.
Face à cette fronde, la FIFA a défendu son président et dénoncé une campagne visant à affaiblir son autorité. L’instance a rappelé que toute contestation de la direction devait respecter ses statuts et ses procédures démocratiques.
Vers une réforme profonde de la FIFA ?
Au-delà du départ éventuel d’Infantino, ses opposants réfléchissent déjà à une transformation de la gouvernance de la FIFA.
Parmi les pistes évoquées figure notamment une séparation des principales fonctions de l’instance : la régulation du football mondial, la gestion commerciale et l’organisation des événements. Les clubs pourraient également obtenir davantage de poids dans les décisions.
Certains responsables envisageraient même une présidence tournante entre les différentes confédérations afin de limiter la concentration du pouvoir entre les mains d’un seul dirigeant.
Infantino conserve encore des soutiens
Malgré la fronde, la bataille est loin d’être gagnée pour ses adversaires. Gianni Infantino conserve encore d’importants soutiens au sein de plusieurs fédérations et confédérations, notamment en Afrique et en Amérique du Sud.
La présence à Salzbourg de Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football (CAF), a d’ailleurs été particulièrement remarquée. Son soutien à Infantino reste affiché publiquement, même si sa participation aux discussions des responsables européens a été considérée comme un signal intéressant par les opposants au président de la FIFA.
Le rapport de force pourrait donc se jouer dans les prochains mois. L’enjeu dépasse désormais la seule personne de Gianni Infantino : c’est l’organisation et la gouvernance du football mondial qui se trouvent au cœur d’une bataille institutionnelle majeure.
Si la motion de censure venait effectivement à être engagée, la FIFA pourrait connaître l’une des plus importantes crises de gouvernance de son histoire récente.
En marge de la Supercoupe d’Europe remportée mercredi par le Paris Saint-Germain face à Aston Villa (2-1) à Salzbourg, plusieurs responsables du football européen auraient échangé sur l’avenir de la FIFA et de son président.
Selon des informations rapportées par L’Équipe et corroborées par d’autres sources, l’UEFA serait désormais « très concentrée sur le seul fait de changer la gouvernance » de la FIFA. Des discussions auraient également été engagées avec d’autres confédérations afin de réunir suffisamment de soutiens.
Le scénario d’une motion de défiance contre Gianni Infantino est désormais ouvertement évoqué. Des sources proches de l’UEFA citées par L’Équipe affirment qu’« une motion de censure sera votée si Gianni Infantino ne quitte pas son poste dans les prochains mois ».
L’objectif serait donc de pousser le président de la FIFA à démissionner ou à renoncer à sa candidature avant les prochaines échéances électorales. Infantino, qui ambitionne de poursuivre son mandat, se retrouve ainsi confronté à une fronde institutionnelle de plus en plus structurée.
Cette offensive serait notamment portée par l’UEFA, l’Association européenne des clubs présidée par Nasser Al-Khelaïfi, ainsi que par des responsables de l’AFC et de la CONCACAF.
Le projet de vente des droits du Mondial au cœur de la crise
La contestation s’est intensifiée après l’abandon du projet de Football Forward Enterprise, qui prévoyait notamment la commercialisation d’une partie des droits liés aux compétitions de la FIFA auprès d’investisseurs privés.
L’UEFA, l’AFC et la CONCACAF ont récemment publiquement dénoncé la manière dont le projet avait été conduit, estimant que la confiance avait été rompue. Les trois confédérations ont appelé à une révision indépendante du dossier et à une gouvernance davantage fondée sur la concertation.
Face à cette fronde, la FIFA a défendu son président et dénoncé une campagne visant à affaiblir son autorité. L’instance a rappelé que toute contestation de la direction devait respecter ses statuts et ses procédures démocratiques.
Vers une réforme profonde de la FIFA ?
Au-delà du départ éventuel d’Infantino, ses opposants réfléchissent déjà à une transformation de la gouvernance de la FIFA.
Parmi les pistes évoquées figure notamment une séparation des principales fonctions de l’instance : la régulation du football mondial, la gestion commerciale et l’organisation des événements. Les clubs pourraient également obtenir davantage de poids dans les décisions.
Certains responsables envisageraient même une présidence tournante entre les différentes confédérations afin de limiter la concentration du pouvoir entre les mains d’un seul dirigeant.
Infantino conserve encore des soutiens
Malgré la fronde, la bataille est loin d’être gagnée pour ses adversaires. Gianni Infantino conserve encore d’importants soutiens au sein de plusieurs fédérations et confédérations, notamment en Afrique et en Amérique du Sud.
La présence à Salzbourg de Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football (CAF), a d’ailleurs été particulièrement remarquée. Son soutien à Infantino reste affiché publiquement, même si sa participation aux discussions des responsables européens a été considérée comme un signal intéressant par les opposants au président de la FIFA.
Le rapport de force pourrait donc se jouer dans les prochains mois. L’enjeu dépasse désormais la seule personne de Gianni Infantino : c’est l’organisation et la gouvernance du football mondial qui se trouvent au cœur d’une bataille institutionnelle majeure.
Si la motion de censure venait effectivement à être engagée, la FIFA pourrait connaître l’une des plus importantes crises de gouvernance de son histoire récente.

