Le débat autour de la déclaration de patrimoine et des crédits spéciaux continue d’alimenter le bras de fer politique entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Dans un communiqué de presse, Abdoulaye Gallo Diao, membre du Bureau politique du Parti socialiste (PS) et secrétaire national adjoint chargé des TIC, estime que cette confrontation révèle « la profondeur de la rupture entre le Président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko ».
Au cœur de la controverse, les amendements proposés par le chef de l’État sur les obligations de transparence concernant les déclarations de patrimoine. Selon Abdoulaye Gallo Diao, Ousmane Sonko et la majorité parlementaire souhaitent renforcer les exigences imposées au président de la République, tout en s’opposant à leur extension au Premier ministre et au président de l’Assemblée nationale.
« Ousmane Sonko et sa majorité parlementaire veulent imposer au Président de la République, élu au suffrage universel direct, une transparence accrue sur sa déclaration de patrimoine, à son entrée comme à sa sortie de fonction, ainsi qu’un contrôle renforcé des crédits spéciaux », dénonce-t-il.
Dans le même temps, poursuit-il, les mêmes acteurs « refusent les amendements du Président Diomaye Faye visant à étendre les mêmes exigences de transparence au Premier ministre et au Président de l’Assemblée nationale ».
Pour le responsable socialiste, une telle position reviendrait à instaurer une « transparence à géométrie variable ». Il rappelle que le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale occupent eux aussi des fonctions importantes dans la gestion des ressources publiques.
Abdoulaye Gallo Diao évoque également les déclarations faites par Ousmane Sonko lorsqu’il était Premier ministre au sujet des fonds politiques. « D’autant plus que Ousmane Sonko avait lui-même déclaré, lorsqu’il était Premier ministre, disposer de fonds politiques à hauteur de 1,770 milliard de FCFA », souligne-t-il, avant d’ajouter : « La transparence ne saurait donc être à géométrie variable. »
Les crédits spéciaux au cœur du débat
L’autre point de désaccord concerne les crédits spéciaux. Sur ce dossier, Abdoulaye Gallo Diao soutient que le gouvernement ne cherche pas à échapper à tout contrôle parlementaire.
« Sur les crédits spéciaux, le Gouvernement ne réclame pas l’absence de contrôle, mais un contrôle compatible avec la protection des informations liées à la sécurité, au renseignement et aux intérêts fondamentaux de la Nation », explique-t-il.
Le rejet des amendements du gouvernement en commission ne signifierait toutefois pas, selon lui, que le débat est définitivement tranché. Il met en avant les dispositions de l’article 82 de la Constitution, qui pourraient permettre au gouvernement de reprendre la main lors de l’examen en séance plénière prévu le 19 août.
« Le 19 août, en séance plénière, l’article 82 de la Constitution offre au Gouvernement une possibilité décisive », affirme-t-il. Selon lui, si le gouvernement le demande, « l’Assemblée nationale peut se prononcer par un seul vote sur tout ou partie du texte, en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par le Gouvernement ».
Pour le responsable socialiste, la séance plénière pourrait donc constituer une étape déterminante dans ce bras de fer politique.
« Pourquoi refuser les mêmes obligations ? »
Au-delà de la procédure parlementaire, Abdoulaye Gallo Diao pose une question politique à Ousmane Sonko et aux députés de la majorité.
« Si Sonko et ses députés sont réellement attachés à la transparence, pourquoi refusent-ils que les mêmes obligations s’appliquent au Premier ministre et au Président de l’Assemblée nationale ? », interroge-t-il.
Il estime que le débat actuel met à l’épreuve les principes de transparence et de responsabilité défendus par les nouvelles autorités politiques.
« À force de vouloir combattre Diomaye, ne risquent-ils pas de combattre eux-mêmes les principes de transparence et de responsabilité qu’ils avaient placés au cœur de leur discours de “Jub, Jubal, Jubanti” ? », lance-t-il.
En conclusion, Abdoulaye Gallo Diao appelle à une approche fondée sur l’égalité des exigences en matière de gouvernance. « On ne peut exiger des autres la transparence que l’on refuse pour soi-même », soutient-il.
Il ajoute : « Car en politique comme dans la vie, celui qui tend le miroir aux autres doit accepter de s’y regarder lui-même. »
Au cœur de la controverse, les amendements proposés par le chef de l’État sur les obligations de transparence concernant les déclarations de patrimoine. Selon Abdoulaye Gallo Diao, Ousmane Sonko et la majorité parlementaire souhaitent renforcer les exigences imposées au président de la République, tout en s’opposant à leur extension au Premier ministre et au président de l’Assemblée nationale.
« Ousmane Sonko et sa majorité parlementaire veulent imposer au Président de la République, élu au suffrage universel direct, une transparence accrue sur sa déclaration de patrimoine, à son entrée comme à sa sortie de fonction, ainsi qu’un contrôle renforcé des crédits spéciaux », dénonce-t-il.
Dans le même temps, poursuit-il, les mêmes acteurs « refusent les amendements du Président Diomaye Faye visant à étendre les mêmes exigences de transparence au Premier ministre et au Président de l’Assemblée nationale ».
Pour le responsable socialiste, une telle position reviendrait à instaurer une « transparence à géométrie variable ». Il rappelle que le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale occupent eux aussi des fonctions importantes dans la gestion des ressources publiques.
Abdoulaye Gallo Diao évoque également les déclarations faites par Ousmane Sonko lorsqu’il était Premier ministre au sujet des fonds politiques. « D’autant plus que Ousmane Sonko avait lui-même déclaré, lorsqu’il était Premier ministre, disposer de fonds politiques à hauteur de 1,770 milliard de FCFA », souligne-t-il, avant d’ajouter : « La transparence ne saurait donc être à géométrie variable. »
Les crédits spéciaux au cœur du débat
L’autre point de désaccord concerne les crédits spéciaux. Sur ce dossier, Abdoulaye Gallo Diao soutient que le gouvernement ne cherche pas à échapper à tout contrôle parlementaire.
« Sur les crédits spéciaux, le Gouvernement ne réclame pas l’absence de contrôle, mais un contrôle compatible avec la protection des informations liées à la sécurité, au renseignement et aux intérêts fondamentaux de la Nation », explique-t-il.
Le rejet des amendements du gouvernement en commission ne signifierait toutefois pas, selon lui, que le débat est définitivement tranché. Il met en avant les dispositions de l’article 82 de la Constitution, qui pourraient permettre au gouvernement de reprendre la main lors de l’examen en séance plénière prévu le 19 août.
« Le 19 août, en séance plénière, l’article 82 de la Constitution offre au Gouvernement une possibilité décisive », affirme-t-il. Selon lui, si le gouvernement le demande, « l’Assemblée nationale peut se prononcer par un seul vote sur tout ou partie du texte, en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par le Gouvernement ».
Pour le responsable socialiste, la séance plénière pourrait donc constituer une étape déterminante dans ce bras de fer politique.
« Pourquoi refuser les mêmes obligations ? »
Au-delà de la procédure parlementaire, Abdoulaye Gallo Diao pose une question politique à Ousmane Sonko et aux députés de la majorité.
« Si Sonko et ses députés sont réellement attachés à la transparence, pourquoi refusent-ils que les mêmes obligations s’appliquent au Premier ministre et au Président de l’Assemblée nationale ? », interroge-t-il.
Il estime que le débat actuel met à l’épreuve les principes de transparence et de responsabilité défendus par les nouvelles autorités politiques.
« À force de vouloir combattre Diomaye, ne risquent-ils pas de combattre eux-mêmes les principes de transparence et de responsabilité qu’ils avaient placés au cœur de leur discours de “Jub, Jubal, Jubanti” ? », lance-t-il.
En conclusion, Abdoulaye Gallo Diao appelle à une approche fondée sur l’égalité des exigences en matière de gouvernance. « On ne peut exiger des autres la transparence que l’on refuse pour soi-même », soutient-il.
Il ajoute : « Car en politique comme dans la vie, celui qui tend le miroir aux autres doit accepter de s’y regarder lui-même. »

