Eyal Zamir a tiré la sonnette d’alarme lors d’une réunion du cabinet de sécurité jeudi 26 mars alors que son armée, engagée sur plusieurs fronts, est sous tension et semble être à court d’effectifs.
Ces propos alarmants attribués au chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, lors d’une réunion, jeudi 26 mars, du cabinet de sécurité israélien, ont été relayés par plusieurs médias israéliens, alors que Tsahal, l’armée israélienne, est mobilisé sur plusieurs fronts et enchaîne les conflits depuis trente mois.
“Je tire dix fois la sonnette d’alarme”, aurait lancé lors de la réunion Eyal Zamir, dont certains propos ont fuité dans la presse israélienne. “Les réservistes ne tiendront pas” et l’armée “a besoin maintenant d’une loi sur la conscription”, aurait-il ajouté, selon The Jerusalem Post, en référence à une loi permettant d’enrôler les juifs ultraorthodoxes, largement exemptés du service militaire.
Depuis la guerre à Gaza (2023-2025) – conflit le plus long dans l’histoire de l’État hébreu –, l’armée israélienne a élargi ses opérations et son terrain d’action dans les Territoires palestiniens (Cisjordanie et Gaza) ainsi que dans d’autres pays du Proche-Orient, notamment au Liban et en Syrie.
Multiples fronts
La guerre actuelle vient s’ajouter à une liste de conflits ininterrompus depuis 2023 ayant déjà mis à rude épreuve les capacités militaires et humaines de Tsahal, selon la presse israélienne. Rien que sur le front libanais, Israël a dû faire appel à 100 000 réservistes début mars, après l’entrée en guerre du Hezbollah, et envisage de mobiliser jusqu’à 450 000 réservistes en vue de l’élargissement de ses opérations terrestres dans le sud du pays.
“Selon des sources de Tsahal, il existe une vive inquiétude en raison de la grave pénurie de soldats”, souligne The Jerusalem Post. “Si le gouvernement n’envoie pas plus de soldats, il y aura de grandes lacunes sur certains fronts”, ont ajouté ces sources.
Avant l’opération Lion rugissant – nom donné à l’offensive israélienne contre l’Iran –, un projet de loi controversé censé imposer la conscription aux juifs orthodoxes faisait l’objet de débats en vue d’une éventuelle approbation. Mais depuis, celui-ci a été “mis de côté” par le gouvernement. L’exemption historique de cette frange religieuse de la société est considérée comme inéquitable par certains, d’autant qu’Israël est engagé dans plusieurs conflits à travers le Moyen-Orient.
La mise en garde d’Eyal Zamir a suscité de vives réactions en Israël. Le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, a accusé le gouvernement d’“envoyer l’armée combattre […] sur plusieurs fronts sans stratégie, sans les moyens nécessaires et avec beaucoup trop peu de soldats”, mettant en garde contre un “désastre sécuritaire”.
Courrier international
Ces propos alarmants attribués au chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, lors d’une réunion, jeudi 26 mars, du cabinet de sécurité israélien, ont été relayés par plusieurs médias israéliens, alors que Tsahal, l’armée israélienne, est mobilisé sur plusieurs fronts et enchaîne les conflits depuis trente mois.
“Je tire dix fois la sonnette d’alarme”, aurait lancé lors de la réunion Eyal Zamir, dont certains propos ont fuité dans la presse israélienne. “Les réservistes ne tiendront pas” et l’armée “a besoin maintenant d’une loi sur la conscription”, aurait-il ajouté, selon The Jerusalem Post, en référence à une loi permettant d’enrôler les juifs ultraorthodoxes, largement exemptés du service militaire.
Depuis la guerre à Gaza (2023-2025) – conflit le plus long dans l’histoire de l’État hébreu –, l’armée israélienne a élargi ses opérations et son terrain d’action dans les Territoires palestiniens (Cisjordanie et Gaza) ainsi que dans d’autres pays du Proche-Orient, notamment au Liban et en Syrie.
Multiples fronts
La guerre actuelle vient s’ajouter à une liste de conflits ininterrompus depuis 2023 ayant déjà mis à rude épreuve les capacités militaires et humaines de Tsahal, selon la presse israélienne. Rien que sur le front libanais, Israël a dû faire appel à 100 000 réservistes début mars, après l’entrée en guerre du Hezbollah, et envisage de mobiliser jusqu’à 450 000 réservistes en vue de l’élargissement de ses opérations terrestres dans le sud du pays.
“Selon des sources de Tsahal, il existe une vive inquiétude en raison de la grave pénurie de soldats”, souligne The Jerusalem Post. “Si le gouvernement n’envoie pas plus de soldats, il y aura de grandes lacunes sur certains fronts”, ont ajouté ces sources.
Avant l’opération Lion rugissant – nom donné à l’offensive israélienne contre l’Iran –, un projet de loi controversé censé imposer la conscription aux juifs orthodoxes faisait l’objet de débats en vue d’une éventuelle approbation. Mais depuis, celui-ci a été “mis de côté” par le gouvernement. L’exemption historique de cette frange religieuse de la société est considérée comme inéquitable par certains, d’autant qu’Israël est engagé dans plusieurs conflits à travers le Moyen-Orient.
La mise en garde d’Eyal Zamir a suscité de vives réactions en Israël. Le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, a accusé le gouvernement d’“envoyer l’armée combattre […] sur plusieurs fronts sans stratégie, sans les moyens nécessaires et avec beaucoup trop peu de soldats”, mettant en garde contre un “désastre sécuritaire”.
Courrier international

