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Gackou : "Je suis un enfant du peuple et je resterai toujours au côté du peuple qui souffre"

Mercredi 24 Février 2021

Longtemps annoncé dans le camp du pouvoir, désigné comme agent de recruteur de Idrissa Seck - avec qui il entretient d’excellentes relations - dans le «Macky», Malick Gakou a jusque-là déjoué tous les pronostics. Le soutien du Grand Parti à l’opposant Ousmane Sonko de Pastef, mouillé dans une histoire de viols et menaces de morts par la jeune masseuse Adji Sarr, en est aujourd’hui la preuve. Et dans cette interview accordée à L’Observateur via mail, l’enfant de Guédiawaye  livre sa part de vérité dans le «deal»supposé  avec le pouvoir. Gakou livre ses convictions politiques, décline la feuille de route du Grand Parti -   en  alliance avec d’autres forces politiques -  en direction des prochaines élections locales.


Pourquoi ce soutien-surprise de votre parti au leader de Pastef, Ousmane Sonko ?

Le Bureau politique du Grand Parti s'est réuni exclusivement en vidéoconférence relativement à la plainte de Mlle Adji Sarr contre l'honorable Député et Président de Pastef, M. Ousmane Sonko et a décidé souverainement d'apporter sa solidarité, sans équivoque, à ce dernier dans cette affaire. À cet égard, le Bureau politique a instruit les honorables députés membres du Grand Parti de voter résolument contre toute perspective de levée de son immunité parlementaire.


Est-ce un soutien ou une conviction ? 


Dans tous les actes que je pose pour l'action publique de mon pays, je mets toujours en avant mes convictions fortes pour la défense des intérêts supérieurs de la Nation. Dans ce cas précis, mon soutien à l'honorable député Ousmane Sonko relève de ma profonde conviction de son sens élevé de responsabilité qui l'autorise à étayer la thèse d'un complot contre sa personne.


Au delà des aspects politico-politiciens, quels reproches faites-vous à Ousmane Sonko dans cette affaire ?
Je n'ai aucun reproche à faire à mon jeune frère et ami Ousmane Sonko. Je n'ai même pas le droit, ni la prétention de le juger. Je ne suis pas juge.


N’avez-vous pas le sentiment qu’il a prêté le flanc ou laissé des failles que ses prétendus adversaires auraient exploitées ?


Il ne m'appartient pas d'apprécier ou de qualifier  cette situation à l'aune d’une quelconque exploitation contre Ousmane Sonko. Je lui témoignerai toujours mon amitié et ma profonde affection. Il sait aussi qu'il peut compter sur ma fraternelle protection et sur mon soutien indéfectible dans cette épreuve.


Ne pensez-vous pas que son image puisse en prendre un sacré coup ?


À ce que je sache, il bénéficie de la présomption d'innocence et, par conséquent, à cette étape de la procédure, je ne vois rien qui puisse entacher son image, encore moins sa crédibilité.


Comment appréciez-vous les réactions de ses partisans qui ont manifesté avec violence dans la rue et sur le Net ?
La violence d'où qu'elle vienne doit être abhorrée en République et condamnée, quelles qu'en soient les causes et motivations. Cependant, je trouve superfétatoire le fait de convoquer un député, sans au préalable, lever son immunité parlementaire et respecter toutes les procédures qui siéent à cet effet. Cela mérite d'être dénoncé et les responsabilités situées, afin que de tels événements qui écorchent l'image de notre démocratie ne puissent plus survenir dans notre pays.


Avez-vous échangé avec Ousmane Sonko depuis l’éclatement de cette affaire. Si oui, dans quel état d’esprit est-il ?


Oui, j'ai échangé avec Ousmane Sonko, mais permettez-moi de ne pas entrer dans le fond de nos échanges. J'agis toujours en homme d'État et un homme d'État ne s'épanche pas sur la place publique.


Cette position de Malick Gakou a été une surprise, car intervenant au moment où on vous annonçait au sein de la majorité. Que s’est-il passé ?


On m'annonce toujours quelque part depuis ma démission du Gouvernement en 2013.

Les instances de votre parti vous avaient donné carte blanche pour ouvrir des perspectives politiques avec la majorité. Où en êtes-vous ?


Non, les instances de mon parti ne m'ont pas donné mandat pour ouvrir des perspectives politiques avec la majorité ou avec l'opposition, mais plutôt d'engager, au regard de nos cinq années de présence dans l’échiquier politique, notre formation politique vers de nouvelles perspectives, en tenant compte du bilan exhaustif de notre expérience sur le terrain. Et cela dans l’objectif du renforcement de son efficacité, de son attractivité et de sa modernisation pour le Sénégal. Sur cette carte blanche, j'en informerai, après compte rendu, dans les prochains jours, le Bureau politique et après cela, nous tiendrons une conférence de presse pour édifier l’opinion. À cette occasion, je reviendrai en profondeur sur les questions liées à la vie politique nationale et sur les perspectives de développement économique et social de notre pays.


Vous avez été un artisan dans les retrouvailles entre Macky Sall et Idrissa Seck. N’est-ce pas un paradoxe que vous restiez hors du même cadre politique ?


Non. Je ne suis pas l'artisan des retrouvailles entre le président de la République, Macky Sall et Idrissa Seck, Président du Conseil économique, social et environnemental.


Donc, quel rôle direct avez-vous joué dans le rapprochement entre Macky et Idy ?


Je n'ai joué aucun rôle ni direct ni indirect.


Pourtant, il se dit que c'est vous qui amenez les opposants chez le Président Sall ?


Sur les plus de 16 millions de Sénégalais, je n'en ai jamais amené un seul chez le Président Macky Sall, encore moins un quelconque opposant. C'est une affirmation mensongère, grotesque et sans fondement.


Aviez-vous reçu une offre politique de la part du chef de l’Etat ?


Comme je l'ai indiqué plus haut, je me refuse toujours d'évoquer des questions d'État sur la place publique. Je reviendrai, le moment venu, comme je l'ai indiqué, sur les questions liées à la situation nationale et sur la position de mon parti par rapport à l'entrisme lors de ma prochaine conférence de presse. Je suis un enfant du peuple et je resterai toujours au côté du peuple qui souffre.


Avez-vous maintenu le contact avec Idrissa Seck ?


Oui. Chacun suivant son chemin.


A quand remonte votre dernier contact physique ou Téléphonique ?


Je ne parle jamais de mes échanges, discussions et rencontres avec les acteurs politiques dans la presse parce que ceux-ci doivent être frappés du sceau de la confidentialité.


Depuis quand vous n’avez pas échangé avec Macky Sall ?


Même question, même réponse.


Quelle est la position du Grand parti actuellement ? Vous restez dans l’opposition ou vous envisagez de vous rapprocher du pouvoir ?


Le Grand Parti est dans l'opposition.


Malick Gakou compte-t-il continuer à s'opposer au pouvoir en place, quel que soit le prix à payer ?


Ma position sur l'échiquier politique découle toujours d’options souverainement et démocratiquement adoptées par la direction de mon parti et c'est bien naturellement, qu'elles que soient celles-ci, que je suis prêt à en assumer la responsabilité et le prix pour le Sénégal.


Peut-on s’attendre à une alliance électorale entre le Gp et le pouvoir aux prochaines Locales ?


La question de nos alliances électorales sera évoquée au terme des conclusions du dialogue politique.
Pour l'heure, aucune alliance n'est envisagée avec quelque organisation que ce soit pour les prochaines élections locales.


Avec la forte pénétration actuelle du Covid dans presque tous les foyers, on a l’impression qu’il n’y a aujourd’hui aucune issue face à cette pandémie ?


Il faut reconnaître que la situation de la pandémie du Covid-19 est difficile pour tout le monde. Depuis l’annonce du premier cas, au mois de mars 2020, le président de la République avait lancé un appel à toutes les forces vives de la Nation pour faire face à cet ennemi mortel. La gravité de la situation avait amené toute la classe politique à faire bloc autour du chef de l’Etat pour trouver les moyens et définir les stratégies devant nous permettre de faire face à la propagation de la pandémie.
Des efforts importants ont été faits qui nous ont valu des résultats fort appréciables. Nous félicitons les personnels de santé et les forces de défense et de sécurité qui ont été d’un apport décisif dans cette croisade contre le Covid-19 bien maîtrisé jusqu’au mois de décembre, période à laquelle nous avons constaté un regain des cas positifs et des décès dans le cadre de cette seconde vague qui a amené l’Etat du Sénégal à décréter l’état de catastrophe naturelle et sanitaire dans les régions de Dakar et Thiès.


Malgré la forte flambée des cas de Coronavirus dans des régions comme Kaolack, Diourbel particulièrement Touba, l'Etat a décidé jusqu'ici de maintenir le couvre-feu à Dakar et Thiès. N'y a t-il pas incohérence dans la lutte contre le Covid au Sénégal ?


Je ne parlerai pas d’incohérence, mais de difficultés rencontrées par l’Etat du Sénégal dans la gestion de la pandémie. Lesquelles sont liées à l’équilibre qu’il convient de maintenir entre les  exigences sanitaires et les exigences économiques qui, malheureusement, ne font pas bon ménage dans ce contexte.
La fragilité de notre économie ne milite pas trop en faveur du ralentissement de nos activités économiques à l’échelle nationale.


L'urgence n'est-il pas aujourd'hui d'étendre le couvre-feu à toutes les régions ou d'aller vers un confinement total ou partiel, pour plus d'efficacité dans la lutte contre le Covid au Sénégal ?


Je crois qu’il faut surtout insister sur le respect des mesures barrières : le port obligatoire du masque, le lavage systématique et régulier des mains à l’eau et au savon, l’utilisation de gels hydro-alcooliques,  le respect de la distanciation physique,  l’interdiction des rassemblements… Ce sont pour nous les moyens les plus efficaces pour lutter contre la pandémie.


Un confinement, partiel ou total, est difficilement supportable par les populations.


Aujourd’hui, le monde entier se focalise sur les vaccins, pensant qu’ils pourront arrêter la maladie. S’ils venaient à ne pas produire des résultats efficaces, ne va-t-on pas vers une catastrophe mondiale ?


Pourquoi douter de l’efficacité des vaccins qui donnent des taux d’efficacité pouvant aller, dans certains pays, jusqu’à 95% ? On devrait plutôt s’atteler à trouver assez de vaccins pour la population et mener une campagne de sensibilisation, afin d’amener les populations à l’évidence qu’après le respect des gestes barrières, le vaccin demeure la solution la plus fiable pour se protéger du Covid-19.


Êtes-vous prêt à vous faire vacciner ?


Bien sûr, je suis prêt à me faire vacciner juste après le Président de la République pour l'exemple, sauf en cas de contre-indication médicale.
La Redaction



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