Les affectations en cours au niveau de l’armée nationale gambienne au sein des officiers et des troupes créé un profond malaise au sein de la grande muette de ce pays qui vient de sortir 22 ans d’un pouvoir autocrate que certains ont fini de taxer de dictature.
Pendant ces 22 ans, l’ancien président Yaya Jammeh a eu à initier des réformes ayant tendu à professionnaliser l’armée gambienne qui il n’y a guère longtemps n’avait d’existence que de nom. Seuls les Fields Force et la police existaient avant que Jammeh en militaire, mette en branle la construction d’une vraie armée. Mais malheureusement depuis sa chute, il est noté une désintégration de cette armée qui avait commencé à jouer des rôles au niveau des Nations Unies ou de l’Union Africaine à travers des missions auxquelles ces troupes prenaient part.
Considéré par une frange des gambiens comme une armée composée de l’ethnie de l’ancien président, les nouveaux responsables gambiens de crainte d’un éventuel retour de Yaya Jammeh procèdent à une épuration de cette armée dont de nombreux membres ont soit quitté le pays pour d’autres cieux ou tout en restant ne sont pas reconnus comme soldats par le nouveau pouvoir. La dernière décision décriée au sein même de l’état-major a consisté à affecter certains officiers jugés fidèles de l'ancien dictateur gambien Yahya Jammeh. Aucune raison n'a été donnée pour les changements récents dans le commandement de l'armée.
Parmi ceux affectés au siège de la Gambia Army Forces figurent le colonel Essa Tamba, commandant de la caserne de Fajara et Sait Njie, le commandant des casernes de Yundum qui ont été les premiers à se rallier au Président Adama Barrow dès la volteface de Jammeh. Selon certaines sources, le Colonel Essa Tamba paie pour son opposition au déploiement des troupes sénégalaises à Kanilai et a été remplacé par le Lt Colonel Yerro Jallow. Au niveau du village natal de l’ancien président, le Colonel Sarju Jarju dirige la garnison de Kanilai qui est élevée en bataillon avec comme adjoint e Major Wassa Camara. Pour rappel, ces deux officiers avaient été accusés de haute trahison et emprisonnés sous l’ancien régime.
Les récentes déclarations du ministre sénégalais des Affaires Etrangères faisant état d’une probable opération de déstabilisation de la Gambie et la présence non encore confirmée d’anciens soldats « Jungullars » de l’ancien président dans certains pays limitrophes ne seraient-elles pas la raison de cette « purge » ethnique ? Précédant ces affectations, des officiers sous le couvert de l’anonymat ont déclaré avoir eu comme instruction de la hiérarchie de fournir des informations sur les officiers au sujet de leur origine ethnique; tribu; Lieu de naissance. C’est ainsi que les commandants de bataillons dans le pays étaient tenus de fournir à l’Etat-major de la GAF l'origine ethnique, l'appartenance et la tribu des hommes qui servaient sous leur commandement créant un profond malaise. Cela n'a jamais eu lieu dans l'histoire de notre armée. Maintenant, la tribu devient un facteur déterminant pour être admis dans l'armée. C'est un mauvais précédent qui risque de déstabiliser la diversité tribale et le respect de l'origine ethnique. Que nous réserve encore la Gambie ? D’autant plus que les destins des deux pays sont étroitement liés, ailleurs ces considérations ethniques ont engendré des guerres. Faut-il encourager les gambiens à prospérer dans cette logique qui ne nous épargnera point.
Pendant ces 22 ans, l’ancien président Yaya Jammeh a eu à initier des réformes ayant tendu à professionnaliser l’armée gambienne qui il n’y a guère longtemps n’avait d’existence que de nom. Seuls les Fields Force et la police existaient avant que Jammeh en militaire, mette en branle la construction d’une vraie armée. Mais malheureusement depuis sa chute, il est noté une désintégration de cette armée qui avait commencé à jouer des rôles au niveau des Nations Unies ou de l’Union Africaine à travers des missions auxquelles ces troupes prenaient part.
Considéré par une frange des gambiens comme une armée composée de l’ethnie de l’ancien président, les nouveaux responsables gambiens de crainte d’un éventuel retour de Yaya Jammeh procèdent à une épuration de cette armée dont de nombreux membres ont soit quitté le pays pour d’autres cieux ou tout en restant ne sont pas reconnus comme soldats par le nouveau pouvoir. La dernière décision décriée au sein même de l’état-major a consisté à affecter certains officiers jugés fidèles de l'ancien dictateur gambien Yahya Jammeh. Aucune raison n'a été donnée pour les changements récents dans le commandement de l'armée.
Parmi ceux affectés au siège de la Gambia Army Forces figurent le colonel Essa Tamba, commandant de la caserne de Fajara et Sait Njie, le commandant des casernes de Yundum qui ont été les premiers à se rallier au Président Adama Barrow dès la volteface de Jammeh. Selon certaines sources, le Colonel Essa Tamba paie pour son opposition au déploiement des troupes sénégalaises à Kanilai et a été remplacé par le Lt Colonel Yerro Jallow. Au niveau du village natal de l’ancien président, le Colonel Sarju Jarju dirige la garnison de Kanilai qui est élevée en bataillon avec comme adjoint e Major Wassa Camara. Pour rappel, ces deux officiers avaient été accusés de haute trahison et emprisonnés sous l’ancien régime.
Les récentes déclarations du ministre sénégalais des Affaires Etrangères faisant état d’une probable opération de déstabilisation de la Gambie et la présence non encore confirmée d’anciens soldats « Jungullars » de l’ancien président dans certains pays limitrophes ne seraient-elles pas la raison de cette « purge » ethnique ? Précédant ces affectations, des officiers sous le couvert de l’anonymat ont déclaré avoir eu comme instruction de la hiérarchie de fournir des informations sur les officiers au sujet de leur origine ethnique; tribu; Lieu de naissance. C’est ainsi que les commandants de bataillons dans le pays étaient tenus de fournir à l’Etat-major de la GAF l'origine ethnique, l'appartenance et la tribu des hommes qui servaient sous leur commandement créant un profond malaise. Cela n'a jamais eu lieu dans l'histoire de notre armée. Maintenant, la tribu devient un facteur déterminant pour être admis dans l'armée. C'est un mauvais précédent qui risque de déstabiliser la diversité tribale et le respect de l'origine ethnique. Que nous réserve encore la Gambie ? D’autant plus que les destins des deux pays sont étroitement liés, ailleurs ces considérations ethniques ont engendré des guerres. Faut-il encourager les gambiens à prospérer dans cette logique qui ne nous épargnera point.
