« Entre quatre et dix personnes » se trouveraient dans les décombres l'immeuble de quatre étages qui s'est effondré dans la nuit de samedi à dimanche, à Marseille, a déclaré le ministre de l'Intérieur Gérard Darmanin. En 2018, deux immeubles de la deuxième ville de France s'étaient écroulés, suscitant une vague d'indignation contre le mal-logement.
Les recherches étaient toujours en cours ce dimanche, à la mi-journée, pour retrouver des victimes après l'effondrement d'un immeuble d'habitation de quatre étages dans le centre de Marseille, dans la nuit de samedi à dimanche. « Cette nuit à 0h40 a eu lieu l'effondrement d'un immeuble au 17 rue de Tivoli entraînant dans sa chute une partie du 15 et du 19 rue de Tivoli », a déclaré le maire de la deuxième ville de France, Benoît Payan.
Des pompiers interviennent à Marseille suite à l'effondrement d'un immeuble dans la nuit du 8 au 9 avril 2023. Entre quatre et une dizaine de personnes pourraient être sous les décombres, a déclaré dimanche le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Quatre personnes y sont de façon « certaine » et « une dizaine pourraient être là », a déclaré le ministre, venu dans la deuxième ville de France soutenir les habitants et la centaine de pompiers à pied d'œuvre.
Le gaz en question
Gérald Darmanin a également donné le chiffre de « 33 personnes évacuées ». « Cinq d'entre elles sont en urgence relative, aucune n'est entre la vie et la mort », a-t-il dit. Concernant l'origine du drame, une explosion liée au gaz a été évoquée. Une enquête a été ouverte. « Plusieurs témoignages nous reviennent depuis ce matin pour dire qu'il y avait des odeurs suspectes de gaz », a indiqué l'adjoint chargé de la sécurité à la mairie de Marseille Yannick Ohanessian. « Il y a de fortes suspicions qu'une explosion ait provoqué l'effondrement, mais il faut rester très prudent sur les causes à ce stade », avait indiqué à l'AFP dans la matinée, le préfet de la région des Bouches-du-Rhône, Christophe Mirmand.
Incendie persistant
Le ministre de l'Intérieur a également expliqué que le travail des secouristes était compliqué par l'incendie toujours en cours sous les décombres.
Un numéro vert de la mairie a été mis en place (04 91 55 11 11) et un centre d'accueil destiné aux personnes recherchant un membre de leur famille ou un proche dont ils n'auraient pas de nouvelles.
Emmanuel Macron a exprimé son « émotion » sur Twitter : « Je pense aux personnes touchées et à leurs proches. Les recherches se poursuivent avec d’importants moyens déployés. Merci aux pompiers et aux secours mobilisés. »
En novembre 2018, l'effondrement rue d'Aubagne de deux immeubles dans un autre quartier du centre de Marseille, Noailles, avait fait huit morts et suscité une vague d'indignation contre le mal-logement dans cette ville où 40 000 personnes vivent dans des taudis, selon des ONG.
Mais autant le maire que le préfet ont semblé écarter une insalubrité de l'immeuble dans un quartier plutôt connu pour ses restaurants, bars et son ambiance nocturne. « Il n'y avait pas d'arrêté de péril pour ce bâtiment et ce n'est pas un quartier recensé comme ayant de l'habitat insalubre », a indiqué le préfet.
(Avec AFP)
Les recherches étaient toujours en cours ce dimanche, à la mi-journée, pour retrouver des victimes après l'effondrement d'un immeuble d'habitation de quatre étages dans le centre de Marseille, dans la nuit de samedi à dimanche. « Cette nuit à 0h40 a eu lieu l'effondrement d'un immeuble au 17 rue de Tivoli entraînant dans sa chute une partie du 15 et du 19 rue de Tivoli », a déclaré le maire de la deuxième ville de France, Benoît Payan.
Des pompiers interviennent à Marseille suite à l'effondrement d'un immeuble dans la nuit du 8 au 9 avril 2023. Entre quatre et une dizaine de personnes pourraient être sous les décombres, a déclaré dimanche le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Quatre personnes y sont de façon « certaine » et « une dizaine pourraient être là », a déclaré le ministre, venu dans la deuxième ville de France soutenir les habitants et la centaine de pompiers à pied d'œuvre.
Le gaz en question
Gérald Darmanin a également donné le chiffre de « 33 personnes évacuées ». « Cinq d'entre elles sont en urgence relative, aucune n'est entre la vie et la mort », a-t-il dit. Concernant l'origine du drame, une explosion liée au gaz a été évoquée. Une enquête a été ouverte. « Plusieurs témoignages nous reviennent depuis ce matin pour dire qu'il y avait des odeurs suspectes de gaz », a indiqué l'adjoint chargé de la sécurité à la mairie de Marseille Yannick Ohanessian. « Il y a de fortes suspicions qu'une explosion ait provoqué l'effondrement, mais il faut rester très prudent sur les causes à ce stade », avait indiqué à l'AFP dans la matinée, le préfet de la région des Bouches-du-Rhône, Christophe Mirmand.
Incendie persistant
Le ministre de l'Intérieur a également expliqué que le travail des secouristes était compliqué par l'incendie toujours en cours sous les décombres.
Un numéro vert de la mairie a été mis en place (04 91 55 11 11) et un centre d'accueil destiné aux personnes recherchant un membre de leur famille ou un proche dont ils n'auraient pas de nouvelles.
Emmanuel Macron a exprimé son « émotion » sur Twitter : « Je pense aux personnes touchées et à leurs proches. Les recherches se poursuivent avec d’importants moyens déployés. Merci aux pompiers et aux secours mobilisés. »
En novembre 2018, l'effondrement rue d'Aubagne de deux immeubles dans un autre quartier du centre de Marseille, Noailles, avait fait huit morts et suscité une vague d'indignation contre le mal-logement dans cette ville où 40 000 personnes vivent dans des taudis, selon des ONG.
Mais autant le maire que le préfet ont semblé écarter une insalubrité de l'immeuble dans un quartier plutôt connu pour ses restaurants, bars et son ambiance nocturne. « Il n'y avait pas d'arrêté de péril pour ce bâtiment et ce n'est pas un quartier recensé comme ayant de l'habitat insalubre », a indiqué le préfet.
(Avec AFP)

