Les tensions autour du détroit d’Ormuz continuent d’alimenter les débats sur l’équilibre des forces au Moyen-Orient. Invité à s’exprimer sur la situation géopolitique dans la région, l’ancien commissaire européen Thierry Breton a estimé que l’Iran semble aujourd’hui jouer un rôle central dans les dynamiques diplomatiques liées à la circulation maritime.
Selon lui, le détroit stratégique n’est pas totalement bloqué et des discussions seraient en cours avec plusieurs pays pour permettre la reprise du trafic maritime. « Le détroit d’Ormuz, il n’est pas fermé pour tout le monde puisqu’il y a une diplomatie qui se remet en place dans la région autour de l’Iran », a-t-il expliqué.
Thierry Breton a notamment évoqué des initiatives diplomatiques impliquant certains États asiatiques. « L’Iran vient de négocier avec, tenez-vous bien, les Philippines, si proches des États-Unis, avec la Thaïlande, avec le Vietnam, tout simplement pour refaire passer les bateaux », a-t-il affirmé.
Pour l’ancien responsable européen, cette évolution montre que Téhéran conserve une influence importante malgré la pression militaire et politique. « Aujourd’hui, force est de constater que ceux qui ont les clés – et je le dis, ça ne me réjouit pas – c’est plutôt l’Iran », a-t-il ajouté.
Une guerre asymétrique
Interrogé sur la situation militaire, Thierry Breton a estimé que l’Iran mène une stratégie de « guerre asymétrique » face aux puissances occidentales. « L’Iran est entré dans une guerre qu’on appelle la guerre asymétrique », a-t-il expliqué, soulignant le contraste entre les capacités technologiques des grandes armées occidentales et les stratégies de résistance adoptées par Téhéran.
Selon lui, les coûts des systèmes de défense utilisés dans le conflit illustrent ce déséquilibre. « Vous avez des systèmes comme les missiles Patriot qui coûtent entre un et deux millions de dollars pour abattre des drones qui valent environ 30 000 dollars », a-t-il précisé.
Il affirme également que cette situation commence à peser sur les stocks militaires américains. « Depuis le début des hostilités, c’est l’équivalent de deux années de fabrication de missiles Patriot qui ont été consommées », a-t-il déclaré, ajoutant que « le Pentagone commence à s’inquiéter car les réserves sont en train de faiblir ».
Thierry Breton estime enfin que cette situation pourrait accroître la pression politique sur Donald Trump aux États-Unis. Selon lui, le président américain doit désormais composer avec les inquiétudes d’une partie de l’opinion publique. « Il est temps pour Donald Trump, qui est sous une très forte pression aux États-Unis, en particulier de la part des électeurs et des consommateurs, de tenir compte de cette réalité », a-t-il conclu.
Selon lui, le détroit stratégique n’est pas totalement bloqué et des discussions seraient en cours avec plusieurs pays pour permettre la reprise du trafic maritime. « Le détroit d’Ormuz, il n’est pas fermé pour tout le monde puisqu’il y a une diplomatie qui se remet en place dans la région autour de l’Iran », a-t-il expliqué.
Thierry Breton a notamment évoqué des initiatives diplomatiques impliquant certains États asiatiques. « L’Iran vient de négocier avec, tenez-vous bien, les Philippines, si proches des États-Unis, avec la Thaïlande, avec le Vietnam, tout simplement pour refaire passer les bateaux », a-t-il affirmé.
Pour l’ancien responsable européen, cette évolution montre que Téhéran conserve une influence importante malgré la pression militaire et politique. « Aujourd’hui, force est de constater que ceux qui ont les clés – et je le dis, ça ne me réjouit pas – c’est plutôt l’Iran », a-t-il ajouté.
Une guerre asymétrique
Interrogé sur la situation militaire, Thierry Breton a estimé que l’Iran mène une stratégie de « guerre asymétrique » face aux puissances occidentales. « L’Iran est entré dans une guerre qu’on appelle la guerre asymétrique », a-t-il expliqué, soulignant le contraste entre les capacités technologiques des grandes armées occidentales et les stratégies de résistance adoptées par Téhéran.
Selon lui, les coûts des systèmes de défense utilisés dans le conflit illustrent ce déséquilibre. « Vous avez des systèmes comme les missiles Patriot qui coûtent entre un et deux millions de dollars pour abattre des drones qui valent environ 30 000 dollars », a-t-il précisé.
Il affirme également que cette situation commence à peser sur les stocks militaires américains. « Depuis le début des hostilités, c’est l’équivalent de deux années de fabrication de missiles Patriot qui ont été consommées », a-t-il déclaré, ajoutant que « le Pentagone commence à s’inquiéter car les réserves sont en train de faiblir ».
Thierry Breton estime enfin que cette situation pourrait accroître la pression politique sur Donald Trump aux États-Unis. Selon lui, le président américain doit désormais composer avec les inquiétudes d’une partie de l’opinion publique. « Il est temps pour Donald Trump, qui est sous une très forte pression aux États-Unis, en particulier de la part des électeurs et des consommateurs, de tenir compte de cette réalité », a-t-il conclu.

