Le mardi 27 octobre 2026, une opération conjointe de l'armée et de la gendarmerie y a conduit à l'interpellation de 28 personnes, dont neuf femmes. Les personnes présentes participaient, selon les informations recueillies, à une rencontre marquant l'anniversaire de la mort d'Abdou Elinkine Diatta, figure de l'aile politique du MFDC.
Les forces de sécurité ont indiqué avoir découvert un drapeau du mouvement, des insignes, des documents et 17 téléphones portables. Le matériel saisi a été remis aux enquêteurs pour exploitation.
Mais au-delà de cette intervention, c'est surtout l'histoire de « Mangoukouro » qui suscite des interrogations.
Selon des informations locales, ce lieu existe depuis environ trente ans. Son fonctionnement a ainsi traversé plusieurs alternances politiques sans faire l'objet d'une opération de démantèlement comparable à celle du 27 octobre.
Pourquoi Abdou Diouf, Abdoulaye Wade et Macky Sall, qui ont tous été confrontés à la question casamançaise, n'avaient-ils pas jugé nécessaire de fermer ce siège ?
Plusieurs personnes fréquentant « Mangoukouro » sont décrites, dans les milieux locaux, comme appartenant à une tendance modérée du mouvement, davantage tournée vers l'activité politique que vers la confrontation armée.
Selon ces témoignages, certains membres de cette aile politique auraient même été menacés par des factions armées du MFDC. Ces dernières leur reprocheraient notamment de prendre publiquement la parole au nom du mouvement sans disposer de leur mandat.
Vingt-six personnes libérées, deux maintenues en garde à vue
Au lendemain de la première intervention, les gendarmes sont retournés à « Mangoukouro » pour poursuivre les fouilles. Ils ont notamment procédé à l'effacement des inscriptions et symboles associés au MFDC sur les murs de la concession.
Sur les 28 personnes initialement interpellées, 26 ont finalement été remises en liberté après leurs auditions. Les deux autres restent en garde à vue à la Section de recherches de la gendarmerie de Ziguinchor.
Les autorités invoquent la préservation de l'ordre public et la protection de l'intégrité territoriale pour justifier l'opération.
Les forces de sécurité ont indiqué avoir découvert un drapeau du mouvement, des insignes, des documents et 17 téléphones portables. Le matériel saisi a été remis aux enquêteurs pour exploitation.
Mais au-delà de cette intervention, c'est surtout l'histoire de « Mangoukouro » qui suscite des interrogations.
Selon des informations locales, ce lieu existe depuis environ trente ans. Son fonctionnement a ainsi traversé plusieurs alternances politiques sans faire l'objet d'une opération de démantèlement comparable à celle du 27 octobre.
Pourquoi Abdou Diouf, Abdoulaye Wade et Macky Sall, qui ont tous été confrontés à la question casamançaise, n'avaient-ils pas jugé nécessaire de fermer ce siège ?
Plusieurs personnes fréquentant « Mangoukouro » sont décrites, dans les milieux locaux, comme appartenant à une tendance modérée du mouvement, davantage tournée vers l'activité politique que vers la confrontation armée.
Selon ces témoignages, certains membres de cette aile politique auraient même été menacés par des factions armées du MFDC. Ces dernières leur reprocheraient notamment de prendre publiquement la parole au nom du mouvement sans disposer de leur mandat.
Vingt-six personnes libérées, deux maintenues en garde à vue
Au lendemain de la première intervention, les gendarmes sont retournés à « Mangoukouro » pour poursuivre les fouilles. Ils ont notamment procédé à l'effacement des inscriptions et symboles associés au MFDC sur les murs de la concession.
Sur les 28 personnes initialement interpellées, 26 ont finalement été remises en liberté après leurs auditions. Les deux autres restent en garde à vue à la Section de recherches de la gendarmerie de Ziguinchor.
Les autorités invoquent la préservation de l'ordre public et la protection de l'intégrité territoriale pour justifier l'opération.

