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Éditorial: Compromis entre WADE politiquement fini et MACKY finissant (Par Bacary NDIAYE)

Lundi 30 Septembre 2019

La poignée de main entre Me Abdoulaye Wade et le Président Macky Sall est un pacte entre deux personnalités sans avenir politique. Incontestablement, nous allons vers une amnistie politique générale qui rehabiliterait Karim Wade et Khalifa Sall. Mais qu'en réalité, Wade négocie pour son fils, sachant que Khalifa pèse autant que Karim.


Dans ce contexte, Macky Sall ne peut pas faire une amnitie partielle pour Karim Wade seulement . La manœuvre a profité au Maire de Dakar. Désormais libre, Khalifa est sorti de prison sans passer par le Qatar. En clair, le Maire de Dakar est libéré sans négocier, ni être le principal mobile de la poignée de main, source de l'amnistie générale. Et le gain politique est que Khalifa Sall sort ainsi en héros et martyr. Il était devenu une patate chaude que Macky Sall ne peut plus contenir entre ses mains. Le Président de la République aura finalement compris qu'il doit impérativement être en bons termes avec toutes les forces susceptibles de le remplacer en 2024. Ceci, pour sécuriser son départ de la présidence. 


Il faut dire que Macky a la particularité de grandir dans les flancs et sous l'aile protectrice de Me Wade et d'avoir fait le procès des "Wade". Il aura également en 2024 la particularité d'être l'ancien Président le plus jeune. Il a du temps à vivre et a intérêt à se ménager un oisis de paix.


La force de Ousmane Sonko dans cette affaire, c'est qu'il bénéficiera de trois choses : une grande partie de la population qui croit dur comme fer que l'affaire Karim/Macky est un véritable compromis (bara yégo). Sonko, contrairement à Karim n'aura pas bénéficié de la faveur et de l'influence d'un père, ancien Chef d'Etat pour exister sur la scène politique. Contrairement aussi à Khalifa Sall, Sonko n'a pas eu un plaidoyer d'un Khailfe général des Tidjanes. Sonko, c'est l'orphelin qui a le peuple et son destin en bandoulière. Et c'est là où réside le charme de la posture de l'actuel leader de l'opposition. Le patriote aux yeux de l'opinion dans ce cas de figure est un "self made man". 


 Maintenant, nous comprenons aisément pourquoi Macky refuse tout débat interne pour sa succession. Aux compagnons du Président pour la conquête du pouvoir de comprendre qu'ils doivent se faire seuls car impossible de compter sur le leg ou un soutien quelconque de leur leader. Et la prise de marque prendra du temps pour ne pas dire qu'il y a risque de vieillissement à l'image de Idrissa Seck écarté de la course, victime du compromis. Le trio des présidentiables poids lourds est maintenant clair : Sonko, Khalifa et Karim pour 2024. Quelles sera la réaction des supposés dauphins de Macky ?

Par Bacary NDIAYE
 journaliste, chroniqueur social

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