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COP 15 Abidjan : La restauration des terres dégradantes réalisable à moindre coût

Mercredi 11 Mai 2022

Le Secrétaire exécutif de la Convention, Ibrahim Thiaw, a affirmé ce lundi 9 mai 2022 à Abidjan, à l’occasion du sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement organisé dans le cadre de la COP 15, que la restauration des terres dégradées est réalisable à moindre coût.

Selon le SG, investir dans la réparation des terres dégradées est économiquement rentable, techniquement faisable, socialement souhaitable et écologiquement profitable. « La dégradation des terres n’est pas une fatalité, la réparation est possible », a estimé Ibrahim Thiaw.

À en croire le Secrétaire exécutif de la convention, chaque unité monétaire investie dans la restauration des terres peut générer jusqu’à 30 fois sa valeur. Au niveau mondial, jusqu’à 50 points de PIB pourraient ainsi être gagnés d’ici à 2050, soutient Ibrahim Thiaw qui a invité à l’occasion l’ensemble des Chefs d’Etat et de gouvernement à la mobilisation collective en prenant ’’le virage maintenant. Et de manière décisive’’.

La sécheresse érode l’économie et désagrège les sociétés se désole t il. Elle n’est pas seulement un déficit pluviométrique. Elle porte un visage humain affectant les plus vulnérables, y compris les éleveurs, les petits producteurs, les femmes et les enfants.

Les études les plus récentes ont révélé qu’un habitant sur deux dans le monde est affecté par la perte de la productivité des terres. Jusqu’à 40% de la superficie du globe connaît une forme de dégradation des milieux terrestres. Et les risques économiques sont sévères : jusqu’à la moitié du PIB mondial pourrait être affecté.

Il est également avéré que les pertes de terres fertiles entraînent des conséquences sur la santé humaine. La perte des terres productives amplifie les migrations ; elle provoque pauvreté, troubles sociaux et insécurité.

Ibrahim Thiaw a par ailleurs salué la présence à cette Conférence, de Chefs d’Etat et de Gouvernement, qui saisissent toute la centralité des questions liées à la déforestation et la sécheresse.

La gestion des terres concerne selon lui autant l’agriculture que l’économie, la sécurité l’environnement, la diplomatie et l’administration territoriale, autant la forêt que la recherche scientifique, autant la société civile que les communes rurales.


Fatou Niang envoyée spéciale

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