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Insécurité alimentaire : Des Dakarois menacés par la faim

Mardi 26 Mars 2024

278 mille 807 personnes sont actuellement en phase de crise alimentaire au Sénégal. Ces personnes, qui ont besoin d’une assistance, sont localisées dans les départements de Pikine, Dakar, Mbacké, Guiguinéo, Kédougou, Linguère et Goudiry.

«Le nombre de personnes en phase de crise alimentaire, actuellement, s’élève à 278 mille 807, soit 2% de la population. Ces personnes, qui ont besoin d’une assistance alimentaire immédiate, sont surtout localisées dans les départements de Pikine, Dakar, Mbacké, Guiguinéo, Kédougou, Linguère et Goudiry».

C’est ce qui ressort de la concertation régionale sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest organisée par le Cilss du 20 au 22 mars 2024 à Lomé, au Togo. Et d’après les experts du Cilss, cette «situation pourrait se dégrader, si aucune mesure n’est prise». En effet, le pourcentage de personnes en phase minimale, c’est-à-dire en mesure de couvrir leurs besoins essentiels alimentaires et non alimentaires sans s’engager dans des stratégies atypiques ou non durables pour accéder à de la nourriture et à des revenus, passerait de 87% à 81%, soit 14 millions 637 mille 597 personnes. La population en phase sous-pression, c’est-à-dire qui est en mesure d’avoir une consommation alimentaire minimalement adéquate mais ne peut pas assumer certaines dépenses non-alimentaires sans s’engager dans des stratégies d’adaptation de stress, devrait augmenter pour atteindre 2 millions 876 mille 365 personnes. Celle en phase crise à pire passerait à 518 mille 509 personnes, ce qui représente 3% de la population analysée. La période projetée, correspondant à la soudure, est juin-juillet-août 2024.

L’identification de ces populations vulnérables résulte du Cadre harmonisé d’analyse (Ch). «Les résultats révèlent également qu’au-delà de l’augmentation du nombre de départements en phase sous-pression, la crise pourrait s’installer dans deux départements. Il s’agit de Goudiry et Salémata. La probable diminution des stocks, voire leur épuisement total dans certaines localités, en plus de l’inflation galopante des prix des principales denrées de base, des légumineuses et une baisse considérable du disponible fourrager seraient les principales causes de la dégradation de la situation alimentaire des ménages», mentionne le Cilss.

Le Secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire (Se-Cnsa) a lancé, ces dernières semaines, la même alerte. Jean-Pierre Senghor, Secrétaire exécutif du Cnsa, et ses collaborateurs avaient fait état de «2 millions 706 mille 568 personnes en phase sous-pression, soit 15% de la population analysée ; 36 départements en phase minimale et 9 en phase sous pression».

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