Menu





Migrants à Paris : la police aurait empêché la distribution de petits-déjeuners

Dimanche 20 Août 2017

Au lendemain d’une nouvelle évacuation du campement de migrants de la Porte de la Chapelle les associations Solidarité migrants Wilson et Utopia 56 n’ont pas pu distribuer de petit-déjeuner samedi matin.


Comme tous les matins, Anne-Marie Bredin, responsable de l’association Solidarité migrants Wilson, se rend, samedi 19 août, au camp de Porte de la Chapelle pour la distribution du petit-déjeuner de dix heures à midi. « Presque 60 personnes sont à nouveau à Porte de la Chapelle alors que l’évacuation a eu lieu vendredi matin » affirme-t-elle. Avec quatre autres bénévoles, ils ont préparé dans un local prêté par la Mairie de Paris du thé, café et victuailles à partager avec les nouveaux arrivants dans le camp.
« Lors de l’installation, cinq ou six CRS nous ont interdit de distribuer. Ils ont pris nos pièces d’identité pour noter nos noms », explique-t-elle. Vendredi, plus de 300 policiers étaient mobilisés pour le démantèlement du camp et les associations Solidarité migrants Wilson et Utopia 56 ont quand même pu donner aux migrants de quoi se nourrir.
Hassan, bénévole qui fait le tour des boulangeries quotidiennement pour approvisionner les collectifs, a été menacé de verbalisation. À l’arrêt sur la chaussée, les forces de l’ordre ont relevé sa plaque d’immatriculation. « Nous sommes révoltés, Paris devient comme Calais, c’est un délit de solidarité, alors que nous ne sommes pas des passeurs. Des personnes ont couru vers nous ce matin pour boire de l’eau. Même lorsque j’ai voulu donner des briques de lait en sortant de nos locaux, on m’a réprimandé » raconte la responsable de Solidarité migrants Wilson.
Une situation que n’explique pas la préfecture de Paris, contactée par Le Monde : « Nous n’avons donné aucune consigne donnant pour ordre d’interdire la distribution des associations. La pertinence de poursuivre la distribution à cet endroit est moindre puisque les migrants de Porte de la Chapelle sont partis mais rien n’empêche les associations de continuer. La seule raison pour laquelle les forces de l’ordre peuvent intervenir est l’occupation indue de l’espace public avec du matériel imposant. »
Publicité
Malgré les heurts de ce matin, les collectifs d’aide aux migrants restent présents à Porte de la Chapelle. « Je comprends qu’on ne veuille pas attirer plus de monde ici mais nous savons tous très bien qu’il y a déjà des migrants à nouveau dans le camp et qu’il y en aura encore de nouveaux », affirme Anne-Marie Bredin.
 Le monde

Nouveau commentaire :



AUTRES INFOS

CAN 2025 : le Maroc fait appel des sanctions de la CAF après la finale contre le Sénégal

Mercato : Karim Benzema quitte Al-Ittihad

Mondial 2026 : l’Algérie refuse un match amical contre les États-Unis

CAN féminine 2026 : l’Afrique du Sud dément toute reprise de l’organisation au Maroc

Organisation de la CAN féminine 2026 : le Maroc envisage un désistement

Diourbel : Ely Birahim Fall élu président de la Ligue régionale de football

CAN 2025 : pourquoi la Gambie n’a pas félicité le Sénégal après son sacre

France : Bamba Dieng allume la mèche et lance le FC Lorient face à Nantes

Lamine Ndiaye quitte le TP Mazembe, Slimane Raho prend les commandes

Mercato : Mamadou Sarr dans le viseur de Chelsea