La présidente de l’Union pour le progrès et le renouveau du Sénégal (UPRS), Ndèye Sow Leïla, a été condamnée, lundi 26 octobre 2026, par le tribunal des flagrants délits de Dakar à six mois d’emprisonnement, dont un mois ferme, assortis d’une amende de 500 000 FCFA. À l’origine de ses démêlés judiciaires, des propos jugés injurieux tenus à l’encontre des membres du collectif « And Samm Jikko Yi » lors d’une émission télévisée. La responsable politique, placée sous mandat de dépôt depuis le jeudi 22 octobre, avait pourtant plaidé la relaxe par l’intermédiaire de ses avocats.
Le tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu son verdict dans l’affaire opposant Ndèye Sow Leïla au collectif « And Samm Jikko Yi ». La responsable politique a écopé d’une peine de six mois de prison, dont un mois ferme, ainsi que d’une amende de 500 000 FCFA.
Elle était poursuivie pour injures envers un groupe de personnes par le biais d’un système informatique et discours contraires aux bonnes mœurs.
Cette condamnation intervient quatre jours après son placement sous mandat de dépôt, à la suite d’une procédure engagée sur la base d’une plainte du collectif.
Des propos contre les imams à l’origine de son arrestation
Les faits remontent à une intervention de Ndèye Sow Leïla lors d’une émission diffusée sur Sen TV. Au cours de cette émission, la présidente de l’UPRS s’était vivement attaquée aux responsables du collectif « And Samm Jikko Yi », connu notamment pour son engagement contre l’homosexualité au Sénégal.
Dans la séquence incriminée, elle avait lancé : « Ay Sagarou Imam laniou. Ils sont des menteurs, des bandits et des hommes de l’enfer… »
Ces déclarations ont provoqué une réaction du collectif, qui a décidé de porter plainte contre la responsable politique.
Interpellée dans le cadre de cette affaire, Ndèye Sow Leïla a été déférée, jeudi 22 octobre, devant le parquet de Dakar par les éléments de la Division spéciale de cybersécurité (DSC).
Elle a ensuite été placée sous mandat de dépôt, avant sa comparution devant le tribunal des flagrants délits, lundi 26 octobre.
À la barre, elle évoque un débat sur la criminalisation de l’homosexualité
Devant les juges, Ndèye Sow Leïla a tenté de replacer ses déclarations dans leur contexte politique.
Selon le compte rendu de l’audience publié par Seneweb, elle a expliqué que ses critiques visaient les prises de position du collectif sur la question de la criminalisation de l’homosexualité.
La responsable politique a notamment reproché aux membres de « And Samm Jikko Yi » d’avoir, selon elle, accusé l’ancien président Macky Sall de soutenir un agenda favorable aux personnes LGBT, tout en se montrant moins offensifs depuis l’arrivée du nouveau régime.
Elle a soutenu que son intervention relevait d’un débat public et constituait une réponse à des accusations politiques qu’elle jugeait mensongères.
La vidéo à l’origine de la procédure a été projetée au cours de l’audience, permettant au tribunal d’entendre les propos contestés.
Le parquet réclamait trois mois de prison ferme
Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public a estimé que les expressions employées par la prévenue dépassaient les limites admissibles du débat public.
Il a requis une peine de six mois d’emprisonnement, dont trois mois ferme, assortie d’une amende de 500 000 FCFA.
La défense a, pour sa part, sollicité la relaxe de sa cliente. Les avocats ont soutenu que les propos incriminés avaient été tenus dans le cadre d’une confrontation politique et ne devaient pas donner lieu à une sanction pénale.
Ils ont également dénoncé ce qu’ils considèrent comme une application sélective de la justice, en évoquant d’autres déclarations publiques controversées qui, selon eux, n’auraient pas entraîné de poursuites similaires.
Six mois de prison, dont un mois ferme
Au terme des débats, le tribunal n’a pas suivi les réquisitions du parquet dans leur intégralité.
S’il a retenu une peine de six mois d’emprisonnement, il a ramené la partie ferme à un mois, contre trois mois demandés par le ministère public. L’amende de 500 000 FCFA a également été prononcée.
Ce jugement marque une nouvelle étape dans une affaire née d’échanges particulièrement tendus autour de la question de l’homosexualité et des prises de position du collectif « And Samm Jikko Yi ».
La responsable politique avait déjà passé plusieurs jours en détention provisoire depuis son placement sous mandat de dépôt le 22 octobre dernier.
Le tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu son verdict dans l’affaire opposant Ndèye Sow Leïla au collectif « And Samm Jikko Yi ». La responsable politique a écopé d’une peine de six mois de prison, dont un mois ferme, ainsi que d’une amende de 500 000 FCFA.
Elle était poursuivie pour injures envers un groupe de personnes par le biais d’un système informatique et discours contraires aux bonnes mœurs.
Cette condamnation intervient quatre jours après son placement sous mandat de dépôt, à la suite d’une procédure engagée sur la base d’une plainte du collectif.
Des propos contre les imams à l’origine de son arrestation
Les faits remontent à une intervention de Ndèye Sow Leïla lors d’une émission diffusée sur Sen TV. Au cours de cette émission, la présidente de l’UPRS s’était vivement attaquée aux responsables du collectif « And Samm Jikko Yi », connu notamment pour son engagement contre l’homosexualité au Sénégal.
Dans la séquence incriminée, elle avait lancé : « Ay Sagarou Imam laniou. Ils sont des menteurs, des bandits et des hommes de l’enfer… »
Ces déclarations ont provoqué une réaction du collectif, qui a décidé de porter plainte contre la responsable politique.
Interpellée dans le cadre de cette affaire, Ndèye Sow Leïla a été déférée, jeudi 22 octobre, devant le parquet de Dakar par les éléments de la Division spéciale de cybersécurité (DSC).
Elle a ensuite été placée sous mandat de dépôt, avant sa comparution devant le tribunal des flagrants délits, lundi 26 octobre.
À la barre, elle évoque un débat sur la criminalisation de l’homosexualité
Devant les juges, Ndèye Sow Leïla a tenté de replacer ses déclarations dans leur contexte politique.
Selon le compte rendu de l’audience publié par Seneweb, elle a expliqué que ses critiques visaient les prises de position du collectif sur la question de la criminalisation de l’homosexualité.
La responsable politique a notamment reproché aux membres de « And Samm Jikko Yi » d’avoir, selon elle, accusé l’ancien président Macky Sall de soutenir un agenda favorable aux personnes LGBT, tout en se montrant moins offensifs depuis l’arrivée du nouveau régime.
Elle a soutenu que son intervention relevait d’un débat public et constituait une réponse à des accusations politiques qu’elle jugeait mensongères.
La vidéo à l’origine de la procédure a été projetée au cours de l’audience, permettant au tribunal d’entendre les propos contestés.
Le parquet réclamait trois mois de prison ferme
Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public a estimé que les expressions employées par la prévenue dépassaient les limites admissibles du débat public.
Il a requis une peine de six mois d’emprisonnement, dont trois mois ferme, assortie d’une amende de 500 000 FCFA.
La défense a, pour sa part, sollicité la relaxe de sa cliente. Les avocats ont soutenu que les propos incriminés avaient été tenus dans le cadre d’une confrontation politique et ne devaient pas donner lieu à une sanction pénale.
Ils ont également dénoncé ce qu’ils considèrent comme une application sélective de la justice, en évoquant d’autres déclarations publiques controversées qui, selon eux, n’auraient pas entraîné de poursuites similaires.
Six mois de prison, dont un mois ferme
Au terme des débats, le tribunal n’a pas suivi les réquisitions du parquet dans leur intégralité.
S’il a retenu une peine de six mois d’emprisonnement, il a ramené la partie ferme à un mois, contre trois mois demandés par le ministère public. L’amende de 500 000 FCFA a également été prononcée.
Ce jugement marque une nouvelle étape dans une affaire née d’échanges particulièrement tendus autour de la question de l’homosexualité et des prises de position du collectif « And Samm Jikko Yi ».
La responsable politique avait déjà passé plusieurs jours en détention provisoire depuis son placement sous mandat de dépôt le 22 octobre dernier.

