L'administration américaine envisagerait de soutenir la candidature de l'ancien Premier ministre hongrois Viktor Orbán au poste de secrétaire général des Nations Unies. Selon des informations révélées par le Wall Street Journal, Washington aurait proposé cette perspective à l'ancien dirigeant conservateur et engagé des discussions avec la Russie et la Chine pour obtenir leur appui. Une initiative qui, si elle se concrétisait, pourrait bouleverser la succession d'António Guterres, dont le mandat s'achève le 31 décembre 2026.
L'ancien Premier ministre hongrois Viktor Orbán pourrait faire son entrée dans la course à la direction de l'Organisation des Nations Unies. Selon le Wall Street Journal, des responsables de l'administration de Donald Trump encouragent l'ancien chef du gouvernement hongrois à briguer le poste de secrétaire général de l'ONU.
D'après le quotidien américain, Washington souhaiterait faire d'Orbán un candidat bénéficiant d'un soutien commun des États-Unis, de la Russie et de la Chine, trois membres permanents du Conseil de sécurité.
Des sources citées dans les trois pays affirment que l'administration Trump a engagé des consultations autour de cette possibilité. Toutefois, aucune décision définitive n'a encore été annoncée.
Washington à l'origine de l'initiative
Selon les informations rapportées par le Wall Street Journal, ce sont les responsables américains qui auraient suggéré à Viktor Orbán de se porter candidat à la succession d'António Guterres.
Un responsable du département d'État américain aurait reconnu que cette proposition pouvait paraître surprenante, tout en estimant qu'un accord entre Washington, Moscou et Pékin serait susceptible de peser sur le processus de désignation.
« Si les États-Unis, la Russie et la Chine veulent la même chose au Conseil de sécurité de l'ONU, ils obtiennent généralement gain de cause », ont indiqué au journal un responsable américain et un autre responsable étranger.
L'objectif serait de parvenir à une candidature soutenue par les trois puissances, malgré leurs divergences sur plusieurs dossiers internationaux.
La Russie et la Chine seraient favorables
Toujours selon le Wall Street Journal, Moscou et Pékin auraient accueilli favorablement l'idée d'une candidature de Viktor Orbán.
L'ancien dirigeant hongrois a entretenu, durant ses années au pouvoir, des relations étroites avec Donald Trump et Vladimir Poutine, tout en développant la coopération économique entre Budapest et Pékin.
Il a notamment défendu une approche diplomatique différente de celle de plusieurs partenaires européens concernant la guerre en Ukraine et les relations avec la Russie.
Cependant, les soutiens évoqués ne constituent pas encore des engagements officiels.
Ni la Maison-Blanche, ni les autorités chinoises, ni Viktor Orbán n'ont confirmé publiquement l'existence d'une candidature.
Un vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Alimov, a par ailleurs précisé que Moscou examinerait les candidatures officiellement présentées dans le cadre du processus de sélection.
Une piste déjà évoquée depuis plusieurs mois
L'éventualité d'une nomination de Viktor Orbán à un poste international avait déjà circulé au printemps.
En mai dernier, le journaliste d'investigation hongrois Szabolcs Panyi avait évoqué, dans la publication VSquare, des discussions concernant une possible fonction de haut niveau pour l'ancien Premier ministre au sein des Nations Unies.
D'autres hypothèses avaient ensuite été mentionnées, notamment un poste de secrétaire général adjoint de l'ONU ou une responsabilité au sein de la FIFA.
À l'époque, Bertalan Havasi, porte-parole du Fidesz, avait qualifié ces informations de « fake news ».
Les nouvelles révélations du Wall Street Journal relancent donc les spéculations sur l'avenir international de Viktor Orbán, qui a quitté le pouvoir après la défaite de son parti aux élections législatives hongroises d'avril 2026.
La France et le Royaume-Uni pourraient s'y opposer
Même avec un éventuel soutien de Washington, Moscou et Pékin, l'accession de Viktor Orbán au secrétariat général de l'ONU ne serait pas automatique.
Selon la Charte des Nations Unies, le secrétaire général est nommé par l'Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité.
Pour être recommandé, un candidat doit obtenir au moins neuf voix favorables parmi les quinze membres du Conseil, sans qu'aucun des cinq membres permanents n'exerce son droit de veto.
La France et le Royaume-Uni disposent donc de la possibilité de s'opposer à une éventuelle désignation de l'ancien Premier ministre hongrois.
Plusieurs responsables européens ont déjà exprimé leurs réserves. Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radosław Sikorski, a notamment indiqué qu'il n'envisageait pas que son pays soutienne une candidature de Viktor Orbán.
La succession d'António Guterres en jeu
Le deuxième mandat de cinq ans d'António Guterres prendra fin le 31 décembre 2026. Son successeur doit entrer en fonctions le 1er janvier 2027.
Le processus de sélection est déjà engagé au sein des Nations Unies, plusieurs candidatures ayant été officiellement présentées par des États membres.
À ce stade, Viktor Orbán ne figure pas sur la liste officielle des candidats publiée par l'organisation.
L'hypothèse d'une candidature portée par les États-Unis, la Russie et la Chine reste donc au stade des discussions rapportées par la presse.
Si elle venait à se concrétiser, elle ouvrirait une nouvelle séquence diplomatique au sein du Conseil de sécurité, où les équilibres entre les cinq membres permanents seront déterminants dans le choix du prochain secrétaire général des Nations Unies.
L'ancien Premier ministre hongrois Viktor Orbán pourrait faire son entrée dans la course à la direction de l'Organisation des Nations Unies. Selon le Wall Street Journal, des responsables de l'administration de Donald Trump encouragent l'ancien chef du gouvernement hongrois à briguer le poste de secrétaire général de l'ONU.
D'après le quotidien américain, Washington souhaiterait faire d'Orbán un candidat bénéficiant d'un soutien commun des États-Unis, de la Russie et de la Chine, trois membres permanents du Conseil de sécurité.
Des sources citées dans les trois pays affirment que l'administration Trump a engagé des consultations autour de cette possibilité. Toutefois, aucune décision définitive n'a encore été annoncée.
Washington à l'origine de l'initiative
Selon les informations rapportées par le Wall Street Journal, ce sont les responsables américains qui auraient suggéré à Viktor Orbán de se porter candidat à la succession d'António Guterres.
Un responsable du département d'État américain aurait reconnu que cette proposition pouvait paraître surprenante, tout en estimant qu'un accord entre Washington, Moscou et Pékin serait susceptible de peser sur le processus de désignation.
« Si les États-Unis, la Russie et la Chine veulent la même chose au Conseil de sécurité de l'ONU, ils obtiennent généralement gain de cause », ont indiqué au journal un responsable américain et un autre responsable étranger.
L'objectif serait de parvenir à une candidature soutenue par les trois puissances, malgré leurs divergences sur plusieurs dossiers internationaux.
La Russie et la Chine seraient favorables
Toujours selon le Wall Street Journal, Moscou et Pékin auraient accueilli favorablement l'idée d'une candidature de Viktor Orbán.
L'ancien dirigeant hongrois a entretenu, durant ses années au pouvoir, des relations étroites avec Donald Trump et Vladimir Poutine, tout en développant la coopération économique entre Budapest et Pékin.
Il a notamment défendu une approche diplomatique différente de celle de plusieurs partenaires européens concernant la guerre en Ukraine et les relations avec la Russie.
Cependant, les soutiens évoqués ne constituent pas encore des engagements officiels.
Ni la Maison-Blanche, ni les autorités chinoises, ni Viktor Orbán n'ont confirmé publiquement l'existence d'une candidature.
Un vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Alimov, a par ailleurs précisé que Moscou examinerait les candidatures officiellement présentées dans le cadre du processus de sélection.
Une piste déjà évoquée depuis plusieurs mois
L'éventualité d'une nomination de Viktor Orbán à un poste international avait déjà circulé au printemps.
En mai dernier, le journaliste d'investigation hongrois Szabolcs Panyi avait évoqué, dans la publication VSquare, des discussions concernant une possible fonction de haut niveau pour l'ancien Premier ministre au sein des Nations Unies.
D'autres hypothèses avaient ensuite été mentionnées, notamment un poste de secrétaire général adjoint de l'ONU ou une responsabilité au sein de la FIFA.
À l'époque, Bertalan Havasi, porte-parole du Fidesz, avait qualifié ces informations de « fake news ».
Les nouvelles révélations du Wall Street Journal relancent donc les spéculations sur l'avenir international de Viktor Orbán, qui a quitté le pouvoir après la défaite de son parti aux élections législatives hongroises d'avril 2026.
La France et le Royaume-Uni pourraient s'y opposer
Même avec un éventuel soutien de Washington, Moscou et Pékin, l'accession de Viktor Orbán au secrétariat général de l'ONU ne serait pas automatique.
Selon la Charte des Nations Unies, le secrétaire général est nommé par l'Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité.
Pour être recommandé, un candidat doit obtenir au moins neuf voix favorables parmi les quinze membres du Conseil, sans qu'aucun des cinq membres permanents n'exerce son droit de veto.
La France et le Royaume-Uni disposent donc de la possibilité de s'opposer à une éventuelle désignation de l'ancien Premier ministre hongrois.
Plusieurs responsables européens ont déjà exprimé leurs réserves. Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radosław Sikorski, a notamment indiqué qu'il n'envisageait pas que son pays soutienne une candidature de Viktor Orbán.
La succession d'António Guterres en jeu
Le deuxième mandat de cinq ans d'António Guterres prendra fin le 31 décembre 2026. Son successeur doit entrer en fonctions le 1er janvier 2027.
Le processus de sélection est déjà engagé au sein des Nations Unies, plusieurs candidatures ayant été officiellement présentées par des États membres.
À ce stade, Viktor Orbán ne figure pas sur la liste officielle des candidats publiée par l'organisation.
L'hypothèse d'une candidature portée par les États-Unis, la Russie et la Chine reste donc au stade des discussions rapportées par la presse.
Si elle venait à se concrétiser, elle ouvrirait une nouvelle séquence diplomatique au sein du Conseil de sécurité, où les équilibres entre les cinq membres permanents seront déterminants dans le choix du prochain secrétaire général des Nations Unies.

