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Somalie : le plus jeune ministre du gouvernement assassiné par des soldats de l’armée

Samedi 6 Mai 2017

Abdullahi Siraji était le plus jeune membre du gouvernement somalien. L’ex-ministre des Travaux publics et de la reconstruction de 31 ans a été tué par balles par des soldats de l’armée gouvernementale aux abords du palais présidentiel, mercredi 3 mai. Selon les premiers éléments de l’enquête, les forces de sécurité l’auraient confondu avec un membre de la faction islamiste radicale Al-Shebab alors qu’il se trouvait dans sa voiture. Les auteurs des coups de feu ont été arrêtés et les investigations sont en cours pour déterminer ce qui a motivé les militaires à tirer.


Somalie : le plus jeune ministre du gouvernement assassiné par des soldats de l’armée
Les messages de soutien ont afflué sur les réseaux sociaux, soulignant l’espoir que représentait le parcours de l’homme politique pour la jeunesse somalienne. 
Abdullahi Siraji avait été promu au poste de ministre après l’élection du président Mohamed Abdullahi Mohamed, le 8 février, un an seulement après son entrée en politique. Il était revenu en Somalie en 2011 après un exil de plus de vingt ans au Kenya où il avait grandi dans le camp de réfugiés de Dadaab au nord-est du pays. Diplômé en gestion des affaires à Nairobi, il avait mené pendant cinq ans une carrière au sein de structures humanitaires onusiennes comme l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). 
  
Les membres du gouvernement régulièrement visés 
  
Abdullahi Siraji est le premier membre du gouvernement à être assassiné depuis la nomination du 9e président somalien. Mais il est loin d’être l’unique cas dans ce pays ravagé par vingt-cinq ans de guerre civile contre des mouvances claniques ou islamistes. Le mouvement terroriste Al-Shebab, affilié à Al-Qaeda, sévit en Somalie depuis 2006. Le groupe islamiste, implanté dans le sud et le centre du pays, a perpétré de nombreux attentats contre la population et les intérêts de l’Etat, et revendiqué l’assassinat ou la tentative de meurtre d’une dizaine de membres de gouvernement entre 2006 et 2010. L’Etat somalien, qui a fait de la lutte contre Al-Shebab une priorité, est soutenu par une force de 22 000 hommes de l’Union africaine, l’Amisom. 
Aucune investigation complémentaire n’a été menée sur le corps du défunt et les funérailles de l’ex-ministre ont eu lieu jeudi après-midi dans la capitale somalienne. Des centaines de personnes étaient présentes à l’hôpital Medini pour lui rendre hommage. 
  
liberation.fr

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