La procédure d’extradition de Madiambal Diagne continue de s’enliser dans un climat de défiance manifeste entre Dakar et la justice française. Lors de l’audience du 25 novembre dernier, la Chambre de l’instruction avait refusé de se prononcer, jugeant le dossier transmis par les autorités sénégalaises insuffisamment étayé. Les magistrats français avaient alors exigé un complément d’informations substantiel, révélateur des zones d’ombre entourant la demande d’extradition.
La juridiction avait notamment réclamé une description précise des faits reprochés, leur qualification juridique exacte, ainsi que les textes d’incrimination applicables. Elle avait également demandé des éclaircissements sur les règles de prescription afin d’apprécier la recevabilité des poursuites, sans oublier des garanties formelles sur les droits procéduraux dont bénéficierait l’intéressé en cas de retour au Sénégal. Même le circuit administratif de la demande d’extradition avait été passé au crible, signe d’une méfiance assumée.
Malgré les réponses transmises depuis Dakar, le fossé reste béant. Selon le quotidien du Groupe Futurs Médias, l’État du Sénégal estime avoir satisfait aux exigences de la Cour et considère le dossier désormais complet. Une lecture que rejette catégoriquement la défense. Les avocats de Madiambal Diagne dénoncent des incohérences persistantes, mettent en doute la nature pénale réelle des faits invoqués et brandissent, une fois encore, le risque d’un traitement judiciaire inéquitable.
À ce stade, la balle est désormais dans le camp de la Chambre de l’instruction. Sauf prorogation de dernière minute, trois issues demeurent possibles. Un avis favorable ouvrirait la voie à l’extradition et contraindrait Madiambal Diagne à regagner Dakar. Un avis défavorable refermerait définitivement le dossier sur le territoire français, infligeant un revers cinglant aux autorités sénégalaises. Troisième option : un nouveau renvoi, synonyme d’un feuilleton judiciaire appelé à durer, si les juges estiment que les garanties exigées restent insuffisantes.
Dans tous les cas, cette affaire dépasse désormais le simple cadre juridique et s’impose comme un test de crédibilité pour les engagements procéduraux de l’État du Sénégal face aux standards de la justice internationale.
La juridiction avait notamment réclamé une description précise des faits reprochés, leur qualification juridique exacte, ainsi que les textes d’incrimination applicables. Elle avait également demandé des éclaircissements sur les règles de prescription afin d’apprécier la recevabilité des poursuites, sans oublier des garanties formelles sur les droits procéduraux dont bénéficierait l’intéressé en cas de retour au Sénégal. Même le circuit administratif de la demande d’extradition avait été passé au crible, signe d’une méfiance assumée.
Malgré les réponses transmises depuis Dakar, le fossé reste béant. Selon le quotidien du Groupe Futurs Médias, l’État du Sénégal estime avoir satisfait aux exigences de la Cour et considère le dossier désormais complet. Une lecture que rejette catégoriquement la défense. Les avocats de Madiambal Diagne dénoncent des incohérences persistantes, mettent en doute la nature pénale réelle des faits invoqués et brandissent, une fois encore, le risque d’un traitement judiciaire inéquitable.
À ce stade, la balle est désormais dans le camp de la Chambre de l’instruction. Sauf prorogation de dernière minute, trois issues demeurent possibles. Un avis favorable ouvrirait la voie à l’extradition et contraindrait Madiambal Diagne à regagner Dakar. Un avis défavorable refermerait définitivement le dossier sur le territoire français, infligeant un revers cinglant aux autorités sénégalaises. Troisième option : un nouveau renvoi, synonyme d’un feuilleton judiciaire appelé à durer, si les juges estiment que les garanties exigées restent insuffisantes.
Dans tous les cas, cette affaire dépasse désormais le simple cadre juridique et s’impose comme un test de crédibilité pour les engagements procéduraux de l’État du Sénégal face aux standards de la justice internationale.

