Le marché des titres publics dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a enregistré une forte activité au cours des quatre premiers mois de l’année 2026, avec une mobilisation globale estimée à 5 484 milliards de FCFA, selon la synthèse publiée par UMOA-Titres, rapporte seneweb.
La Côte d’Ivoire, première économie de l’Union, arrive en tête des levées de fonds sur la période. Elle a mobilisé à elle seule 2 401,1 milliards de FCFA, confirmant sa position dominante sur le marché régional.
Le Sénégal occupe la deuxième place avec 1 311,3 milliards de FCFA levés. Le pays, confronté à des tensions budgétaires, s’est davantage tourné vers le marché régional pour ses besoins de financement, faute d’un accès facilité aux marchés financiers internationaux.
Derrière ces deux locomotives économiques, le Burkina Faso a mobilisé 485 milliards de FCFA, suivi du Mali avec 413 milliards de FCFA et du Niger avec 290,3 milliards de FCFA. Le Togo et la Guinée-Bissau complètent le classement avec respectivement 179 milliards et 168,2 milliards de FCFA levés.
Au total, ces opérations ont porté le stock global de la dette des États de l’UEMOA sur ce marché à 23 366,5 milliards de FCFA au 31 avril 2026. Deux pays concentrent toutefois plus de la moitié de cet encours : la Côte d’Ivoire, avec 7 517,4 milliards de FCFA, et le Sénégal, avec 5 051,7 milliards de FCFA.
Sur le plan du remboursement, les États de la zone ont déboursé 4 021,7 milliards de FCFA sur la même période pour honorer leurs engagements. La Côte d’Ivoire arrive également en tête des paiements avec 1 298 milliards de FCFA, suivie du Sénégal avec 756,3 milliards de FCFA, puis du Niger avec 616,4 milliards de FCFA.
Le Mali a remboursé 398,4 milliards de FCFA, le Burkina Faso 355,9 milliards, tandis que le Togo et la Guinée-Bissau ont respectivement honoré 279,8 milliards et 147 milliards de FCFA.

