Le rejet d’un projet de budget par les députés n’est pas une particularité sénégalaise. Vingt-quatre heures après le coup d’arrêt infligé au gouvernement sénégalais sur sa loi de finances rectificative 2026, l’Assemblée nationale française a, elle aussi, rejeté mercredi 4 novembre le projet de budget de l’État pour 2027. En France, les députés ont même fait l’unanimité contre la partie consacrée aux recettes, avec 458 voix défavorables et deux abstentions. Deux pays, deux contextes politiques différents, mais une même difficulté pour les exécutifs à obtenir l’adhésion des parlementaires à leurs orientations budgétaires.
Ce n’est pas seulement au Sénégal que les projets budgétaires du gouvernement se heurtent à la résistance des députés. En France également, l’exécutif vient de subir un sérieux revers parlementaire.
Mercredi 4 novembre, l’Assemblée nationale française a rejeté la première partie du projet de loi de finances pour 2027, consacrée aux recettes de l’État. Sur 460 votants, 458 députés se sont prononcés contre le texte, tandis que deux se sont abstenus. Aucun parlementaire n’a voté en sa faveur. Cette décision entraîne le rejet du projet dans son ensemble à ce stade de la procédure, sans examen de la partie consacrée aux dépenses.
Une copie gouvernementale profondément remaniée
Avant ce vote, les députés français avaient largement modifié le texte initial du gouvernement de Sébastien Lecornu, supprimant plusieurs dispositions importantes, notamment certaines mesures d’économies et la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises.
Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a déploré ces modifications, estimant qu’elles auraient porté le déficit public à 5,9 % du produit intérieur brut (PIB), contre un objectif de 5 % prévu dans la version initiale.
De son côté, le député du Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy a accusé l’exécutif d’être incapable de remettre de l’ordre dans les finances publiques.
Le président de la commission des Finances, Éric Coquerel, de La France insoumise, a également critiqué un projet qui, selon lui, ne répond pas aux besoins des populations.
Malgré ce rejet, le processus budgétaire se poursuit. Le Sénat français doit désormais examiner la version initiale du texte, avant d'éventuelles négociations en vue d'un compromis au mois de décembre.
Au Sénégal, un rejet intervenu la veille
Cette situation présente une similitude avec celle enregistrée au Sénégal, où l’Assemblée nationale a rejeté, mardi 3 novembre, le projet de loi n° 40/2026 portant première loi de finances rectificative pour l’exercice 2026.
À Dakar, les députés ont adopté une question préalable présentée par Amadou Ba, du groupe parlementaire majoritaire PASTEF, mettant ainsi un terme à l’examen du collectif budgétaire sans discussion sur le fond.
Le résultat initial faisait état de 109 voix favorables au rejet, contre 20 voix défavorables et trois abstentions. Après la prise en compte de 17 délégations de vote omises lors du premier décompte, l’Assemblée nationale a rectifié le nombre de voix favorables, porté à 126.
Les parlementaires sénégalais ont notamment exprimé des réserves sur la sincérité des prévisions budgétaires et sur certaines réductions de crédits touchant des secteurs sociaux.
Deux rejets, mais des procédures différentes
Si les deux événements se succèdent à seulement vingt-quatre heures d’intervalle, leurs mécanismes institutionnels ne sont pas identiques. Au Sénégal, c’est l’adoption d’une question préalable qui a entraîné le rejet de la loi de finances rectificative 2026, sans examen du texte au fond.
En France, les députés ont d’abord débattu et profondément modifié le projet de budget 2027 avant de rejeter sa partie consacrée aux recettes. Dans les deux cas, ces décisions illustrent les difficultés rencontrées par les gouvernements pour faire adopter leurs orientations financières.
Elles rappellent également que le vote du budget constitue l’une des principales prérogatives des représentants du peuple, aussi bien au Sénégal qu’en France. Reste désormais à savoir comment les deux exécutifs parviendront à surmonter ces blocages parlementaires et à trouver les compromis nécessaires à la poursuite de leur politique budgétaire.
Ce n’est pas seulement au Sénégal que les projets budgétaires du gouvernement se heurtent à la résistance des députés. En France également, l’exécutif vient de subir un sérieux revers parlementaire.
Mercredi 4 novembre, l’Assemblée nationale française a rejeté la première partie du projet de loi de finances pour 2027, consacrée aux recettes de l’État. Sur 460 votants, 458 députés se sont prononcés contre le texte, tandis que deux se sont abstenus. Aucun parlementaire n’a voté en sa faveur. Cette décision entraîne le rejet du projet dans son ensemble à ce stade de la procédure, sans examen de la partie consacrée aux dépenses.
Une copie gouvernementale profondément remaniée
Avant ce vote, les députés français avaient largement modifié le texte initial du gouvernement de Sébastien Lecornu, supprimant plusieurs dispositions importantes, notamment certaines mesures d’économies et la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises.
Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a déploré ces modifications, estimant qu’elles auraient porté le déficit public à 5,9 % du produit intérieur brut (PIB), contre un objectif de 5 % prévu dans la version initiale.
De son côté, le député du Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy a accusé l’exécutif d’être incapable de remettre de l’ordre dans les finances publiques.
Le président de la commission des Finances, Éric Coquerel, de La France insoumise, a également critiqué un projet qui, selon lui, ne répond pas aux besoins des populations.
Malgré ce rejet, le processus budgétaire se poursuit. Le Sénat français doit désormais examiner la version initiale du texte, avant d'éventuelles négociations en vue d'un compromis au mois de décembre.
Au Sénégal, un rejet intervenu la veille
Cette situation présente une similitude avec celle enregistrée au Sénégal, où l’Assemblée nationale a rejeté, mardi 3 novembre, le projet de loi n° 40/2026 portant première loi de finances rectificative pour l’exercice 2026.
À Dakar, les députés ont adopté une question préalable présentée par Amadou Ba, du groupe parlementaire majoritaire PASTEF, mettant ainsi un terme à l’examen du collectif budgétaire sans discussion sur le fond.
Le résultat initial faisait état de 109 voix favorables au rejet, contre 20 voix défavorables et trois abstentions. Après la prise en compte de 17 délégations de vote omises lors du premier décompte, l’Assemblée nationale a rectifié le nombre de voix favorables, porté à 126.
Les parlementaires sénégalais ont notamment exprimé des réserves sur la sincérité des prévisions budgétaires et sur certaines réductions de crédits touchant des secteurs sociaux.
Deux rejets, mais des procédures différentes
Si les deux événements se succèdent à seulement vingt-quatre heures d’intervalle, leurs mécanismes institutionnels ne sont pas identiques. Au Sénégal, c’est l’adoption d’une question préalable qui a entraîné le rejet de la loi de finances rectificative 2026, sans examen du texte au fond.
En France, les députés ont d’abord débattu et profondément modifié le projet de budget 2027 avant de rejeter sa partie consacrée aux recettes. Dans les deux cas, ces décisions illustrent les difficultés rencontrées par les gouvernements pour faire adopter leurs orientations financières.
Elles rappellent également que le vote du budget constitue l’une des principales prérogatives des représentants du peuple, aussi bien au Sénégal qu’en France. Reste désormais à savoir comment les deux exécutifs parviendront à surmonter ces blocages parlementaires et à trouver les compromis nécessaires à la poursuite de leur politique budgétaire.

