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Quand la drogue utilisée par les combattants de Daech est fabriquée dans un labo de l'Otan

Lundi 5 Juin 2017

Après l’arrestation d’un proche des frères Kouachi [soupçonné d’avoir voulu se rendre en Syrie pour faire le djihad] en Bulgarie, le pays est de nouveau lié à l’organisation de l’Etat islamique. Et pour cause, la Bulgarie produirait le captagon, une drogue utilisée par les combattants de Daech.

D’après Courrier International, qui rapporte l’information, le captagon serait fabriqué depuis 2011 dans un « laboratoire de l’Alliance atlantique » (Otan), en Bulgarie. La molécule (fénéthylline), issue de la famille des amphétamines, était à l’origine prescrite pour soigner l’hyperactivité, la narcolepsie et la dépression. Classé depuis 1986 dans la catégorie des stupéfiants, le captagon est, dès lors, officiellement interdit.

 
« Ça donne la pêche, tu te mets à combattre sans te fatiguer »
Pourtant, le captagon a continué d’être utilisé notamment lors du Printemps Arabe, engendrant l’enthousiasme dans les « foules de Tunis, d’Egypte et de Libye ». Pire, la drogue, est désormais prisée des combattants de Daech, qui seraient « complètement shootés ».

« Ça donne la pêche, tu te mets à combattre sans te fatiguer. Tu marches droit devant toi. Tu ne connais plus la peur. Les combattants l’utilisent pour veiller, pour contrôler leurs nerfs et pour augmenter leurs performances sexuelles », précise L’Express, qui cite un trafiquant interrogé par Arte.

Un trafic qui s’exporte en Syrie
Le ministère de la Défense bulgare a officiellement, lui, démenti l’existence d’un « labo » de l’Otan dans le pays : « La production de captagon comme de tout autre produit psychotrope ne fait pas partie des activités ni des objectifs de l’organisation [l’OTAN]. » De son côté, l’ex-ministre de la Défense, Nikolaï Tsonev, loin d’être convaincu par cette déclaration, parle « d’un mensonge éhonté ».

Selon Courrier International, le trafic de captagon, qui était l’apanage du pays jusqu’à son entrée dans l’Union européenne en 2007, se serait déplacé vers la Syrie. Mais cela n’empêche pas le savoir-faire bulgare de traverser les frontières. En 2014, un ancien « expert » bulgare, employé de l’industrie pharmaceutique, qui monnayait ses compétences, a ainsi été arrêté au Liban.

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