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Prison de Makala en RDC : Stanis Bujakera Tshiamala documente le horrible calvaire des détenus

Mercredi 24 Juillet 2024

Stanis Bujakera Tshiamala, journaliste influent en RDC, a été incarcéré pendant six mois à la prison de Makala, le principal centre pénitentiaire de Kinshasa, qui a une capacité d'accueil officielle de 1 500 détenus mais en héberge en réalité dix fois plus. Quatre mois après sa libération, le 19 mars, Bujakera a diffusé des vidéos dénonçant les conditions épouvantables de cette prison.

Dans une publication du 19 juillet, le journaliste décrit une situation alarmante : « Les détenus sont entassés dans de petites pièces, les couloirs, les douches ou les toilettes, et parfois doivent rester debout faute de place pour se coucher ou s’asseoir. Les conditions de détention sont inhumaines en raison de la surpopulation », explique-t-il. Les vidéos montrent des dizaines de prisonniers dormant les uns sur les autres dans des cellules surpeuplées, avec des lits occupés par plusieurs personnes et d'autres prisonniers contraints de dormir à même le sol.

Interrogé par Jeune Afrique, Bujakera souligne l'absence d'infrastructures pénitentiaires depuis la période coloniale : « Nous n’avons pas construit de nouvelles infrastructures depuis la colonisation. » Il dénonce également les conditions de détention : un repas par jour de mauvaise qualité, des fouilles constantes, des équipements médicaux insuffisants, et un stock de médicaments limité. Bien que Bujakera ait bénéficié d'un traitement un peu meilleur au pavillon 8, surnommé « pavillon VIP », il a observé les conditions de détention des prisonniers ordinaires, qui sont extrêmement précaires.

Le journaliste décrit une prison où la surpopulation est telle que « l’air ne circule plus normalement et les détenus sont étouffés de l’intérieur ». Il rappelle également que les prisonniers doivent payer pour l’espace qu’ils occupent, les plus démunis étant contraints de travailler gratuitement pour survivre.

Bujakera accuse également la prison de fonctionner comme un véritable centre de concentration, sans eau potable, avec des latrines défaillantes obligeant les détenus à faire leurs besoins en plein air. Il raconte le cas d'un codétenu qui, bien qu’acquitté depuis 2018, n’a jamais été informé de sa libération en raison de l'inefficacité administrative, ne sortant de Makala qu'en 2023.

L'ONG Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP) confirme les conditions déplorables de Makala, affirmant que sur 15 300 détenus, seuls 2 540 sont condamnés. Le reste est en détention préventive, souvent en raison de lenteurs judiciaires. Emmanuel Cole, président de la FBCP, appelle à une réforme urgente du système carcéral, dénonçant les conditions de détention et la fréquence des décès dus à des maladies comme la tuberculose, la typhoïde, et les infections.

En réponse aux révélations, Constant Mutamba, ministre de la Justice, a affirmé que des efforts étaient en cours pour désengorger les prisons et améliorer les conditions de détention. Cependant, il a également suscité la controverse en comparant la situation à celle de Guantanamo.

Jeune Afrique

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